Michael Klaxon est mort.
Catherine Deneuve n'a plus de sosie.
Oui, je sais, c'est moche.
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Michael Klaxon est mort.
Catherine Deneuve n'a plus de sosie.
Oui, je sais, c'est moche.
Ô amoureux de la liberté liberticide. Ô contempteurs des règles de savoir-vivre. Ô hypocrites enfermés dans des principes auxquels jamais vous ne vous soumettriez si jamais une circonstance devant à vous en appliquer l'un d'eux survenait dans votre vie...
Vous me faites chier. Ah ! c'est pas poli, je le concède, mais vous me faites chier.
A clamer que oui, les femmes, du moment qu'elles en expriment le désir, ont le droit de se claquemurer
de la tête aux pieds sous une cotonnade noire, avec grillage devant les yeux.
A voir du racisme, de la xénophobie, de l'islamophobie, à sentir des relents de colonialisme dès lors que l'on affirme que le port du voile islamique et de la burqa sont des pratiques d'un autre monde issues d'une pensée obscurantiste.
Et justement nous ne sommes pas dans un autre monde. Nous sommes dans une nation. Une nation qui a une
histoire, une culture. Au nom de quelle "diversité" à la mords-moi la merguez devrions nous échanger notre culture contre une autre ?
Ici, les femmes on les aime et on ne craint pas qu'elles se montrent. Si d'aventure, un butor quelconque venait par sa concupiscence bornée à outrepasser les règles de la bienséance à l'égard de celles qui partagent ma vie, je l'inviterai poliment, mais fermement, à aller consulter, à se faire un nœud au bout dudit en accompagnant éventuellement ce conseil d'un pain de phalanges de chaque côté de sa cloison nasale afin que ses paupières gorgées d'un sang coagulé obstruent son regard libidineux. Quel con que ce butor !
Ce n'est pas aux femmes de se cacher. Vouloir dissimuler les femmes aux autres hommes, c'est instaurer un rapport dans lequel précisément elles ne sont que des objets. Objets sexuels, objets de possession, objets du pouvoir d'un mari, d'un père ou d'un frère. D'un oncle ou d'un voisin.
Irions-nous nous promener librement avec nos femmes et nos filles en maillot de bain dans les rues de Ryad, dans les souks du Caire ou dans la banlieue de Doha sans crainte de se faire lapider ? Que l'on ne me dise pas que c'est possible, certaines touristes que j'ai pu accompagner jadis en Egypte en ont fait les frais, recevant insultes et crachats parce qu'elles portaient des tee-shirt laissant apparaître leurs bras nus. Question de civilisation et de respect de la terre où l'on met les pieds.
Notez que je ne m'adresse pas au zélé zélateur d'Allah, aux mecs de la Mecque, mais au défenseur de la divine diversité, à celui qui pourfend le laïcard parce que ça fait bien de se dire "libéral" et de s'offusquer des interdits.
Grands démocrates bêlant au crime de lèse-liberté individuelle, que vos filles viennent à adopter ce sacrilège et vous apportent votre petit cadeau de fête des pères sous le seyant moucharabieh portatif, nous en reparlerons pourvu que vous ayiez un tant soit peu de bonne foi.
J'en ai autant au service de celui qui se dit pro-palestinien, conchie les Israéliens, ne leur
reconnaissant aucune légitimité et absout les poseurs de bombes en prenant le prétexte qu'Israël mêne une politique abjecte dans les territoires occupés.
Il y a soixante-dix ans, vous auriez dit quoi à propos de l'antisémitisme ?
Je me souviens... j'étais allé maintes fois applaudir Léo Ferré. Une certaine fois, je l'avais vu de profil durant tout un récital, c'était au Printemps de Bourges, on m'avait offert d'y assister en backstage. Je lui avait dit l'amour que j'éprouvais pour son talent. Plusieurs fois ses premières parties étaient assurées par un duo formidable. Chanteurs anars, humoristes, grinçants, imaginatifs, sympathiques, eux-mêmes admirateurs de Brassens, ils avaient pour nom Font et Val.
Patrick Font plus tard avait écrit dans Charlie dont je ne ratais pas un numéro, travaillait sur France Inter que je n'ai cessé d'écouter, et connut des ennuis avec la justice, une justice raide, sans doute bien plus raide que lui, d'ailleurs. En songeant à Font, je ne pouvais m'empêcher de fredonner mentalement "Petite" de Léo Ferré. Une des plus belles chansons d'amour que je connaisse. Et des plus sulfureuses. inimaginable aujourd'hui.
Ah petite, petite,
Je t'apprendrai le verbe aimer
qui se décline doucement
loin des jaloux et des tourments
Comme le jour s'en va baissant
Il y avait eu polémique dans les colonnes de Charlie et Val était bien emmerdé. Qu'es-tu devenu, Font ?
Plus tard, Philippe Val était devenu rédchef de Charlie, puis de plus en plus présent dans les médias dits traditionnels,une référence de gauche contestataire. Il n'y a guère, Val a bouleversé les lecteurs de Charlie en vidant Siné, l'accusant d'antisémitisme. Aujourd'hui, par la grâce de Jean-Luc Hees, nommé à la tête de Radio France, il est devenu patron de France Inter et débarque Frédéric Pommier de sa revue de presse du matin. Pour nombre de gens de gauche, Val est devenu un méchant, un vendu à la grande profitation.
Moi, je suis du genre fidèle à ceux que j'ai aimés. Même si parfois, avec pas mal d'incompréhension,
la déception pointe le bout de son vilain nez. Mais je n'aboierai pas avec la meute.
Et sache-le, Val, je ne refuserais pas de travailler avec toi. Paix et fraternité.
Et si je ne passe pas à la radio voici une réponse toute faite :
Ne nous voilons pas la face, la femme est une créature diabolique qui tente l'homme avec ses formes, sa chevelure, ses longues jambes et ses petites mains. En outre elle a la possibilité de s'habiller en grosse salope sous la burqa, si ça lui chante. Si la femme n'avait pas un fond si vicelard, l'homme ne la regarderait pas avec cette concupiscence dégueulasse, il ne la harcelerait pas, il ne chercherait pas à lui tater les fesses dans le métro, il ne la violerait pas s'occasionnant d'horribles remords et il s'emmerderait dans les tournantes.
La femme doit être cachée des pieds à la tête.
Et puis avec juste une grille devant les yeux, elle ne peut que marcher droit. Si elle tourne la tête ou regarde de côté, elle se prend un poteau.
Le parti socialiste ne sent pas bien. Pas bien dans ses chiffres. Alors, il songe à changer ses lettres qu'il soupçonne de lui faire perdre les élections. Le PS a mis à l'étude un changement de nom, mettant une petite armada de communicants sur le coup.
On songe à une couleur, chaude, dans les rouges. Carmin, peut-être, bah tiens, ça a l'air de
fonctionner, les couleurs, la preuve : les Verts ont fait un meilleur score aux européennes. Ou un nom qui aurait une valeur historique, qui raviverait le mythe fondateur de la mitterrandolâterie
: le Parti de la Rose. Ou à un autre truc qui conserverait les initiales, visez le changement en profondeur : Parti social. Ou encore un machin lourd de symboles historiques auxquels on collerait
le concept bien démago de diversité, du genre liberté égalité fra-ter-ni-té, diversité : LEFD... Fument pas de la bonne, les fils de pub, sur le coup.
Parti des blaireaux, parti des bœufs... Ça claquerait, mais non, ça ne plait pas bien, pourtant, ce n'est pas le nom du parti qu'il faut changer, mais les bestiaux qui le conduisent. Ils ne semblent pas bien comprendre, rue de Solférino, que si le PS est en train de crever, c'est parce que les éléphants et leurs petits n'ont d'yeux que pour les prestigieux sièges où ils pourraient poser leurs gros fessiers pachydermiques, que leur gargantuesque appétit du pouvoir masque toute sincérité idéologique.
Il suffirait qu'ils soient braves et honnêtes. La vieille SFIO devenu vieux PS devrait faire sa révolution et se séparer de ses goulus.
Le Président de la République, Nick the First, vient en communiquant devant les parlementaires à Versailles de tuer son Premier ministre. Plus de fusible. Dans la foulée, il a mis un coup de
fusil à la Constitution et à une certaine forme de la République. il s'adresse directement – comme un consul – aux parlementaires, histoire de donner la feuille de route que nos braves élus
(directs et indirects) sont priés de suivre. Passons sur le coût du coup politique, merci, c'est nous qu'on paye.
Mais quelle sera la suite, sur le plan des institutions ? Les têtes d'œuf de l'UMP (j'adore ce calembour) qui mènent le pays et distribuent déjà les consignes aux ministres, préparent-ils également une nouvelle constitution propre à la fondation d'une VIe République ?
S'il n'était pas si "petits bras", Nick the First appellerait le peuple à un plebiscite en sa faveur. Et il se couronnerait peut-être lui-même et aussi Carlita Botoxsky, ça qui serait beau à la télé. Et puis avec le score faramineux que son parti a affiché grâce à lui, c'est les doigts dans le nez qu'il serait porté par le peuple unanime.
Heureux, les chômeurs qui voient l'heure de la retraite reportée.
Jadis, les cocos me traitaient d'anticommuniste primaire ; naguère, on fustigeait mon anti-américanisme primaire ; aujourd'hui, c'est mon antisarkozisme primaire qui est condamnable. Que
voulez-vous, je ne parviens pas à accorder du crédit aux idéologies politiques primaires.
Remanier dans un but : ne rien changer. Oter ses souliers au milieu du chemin, les rechausser et continuer sa route.
Tout va bien, rien ne bouge.
Moscou, Poutine (Vladimir, tu vas pouvoir faire des bulles) change de fonction. De président qui ne peut se représenter parce qu'ayant épuisé tous ses points de permis de conduire démocratiquement, l'ancien du KGB devient premier ministre de son poulain Youri Medvedev.
Téhéran, Mahmoud Ahmadinedjad se fait réélire par un peuple enthousiaste et âprement revendicatif d'une plus grande rigueur contre les libertés, écouté et satisfait en cela puisque les journalistes ont aimablement été priés de rejoindre leurs pénates, que l'Internet est soigneusement filtré, les sites d'information, les associations et d'opposition se trouvent déconnectés de leurs potentiels lecteurs, et que les manifestations de doute sur la régularité de la réélection de Mahmoud le doux sont sévèrement réprimées.
En République populaire démocratique de Corée, dite du Nord, Kim Jong Il, dictateur stalinien, fils de Kim Il Sung, dictateur stalinien, joue les matamores en propulsant des fusées et faisant exploser de terrifiantes bombinettes tout en prévenant ceux qui décideraient d'un blocus à l'encontre du pays du matin frais (ou calme selon les épidermes) seraient les responsables d'un acte de guerre. Le brave Kim Jong Il, dictateur stalinien, entreprend de réfléchir à sa succession. L'un de ses quatre fils, Kim Jon Un, apprenti dictateur stalinien, est pressenti.
Tous ces braves gens ont quelques points en commun. Une soif effrénée du pouvoir, un goût prononcé pour la violence et la répression, quelques haines bien concentrées et un arsenal nucléaire officiel ou officieusement supposé.
Moscou, ou du moins les dirigeants du Kremlin aimeraient bien maîtriser le passage du Nord-Est et des réserves pétrolières et de gaz de l'Arctique, dont une partie est également revendiquée par la Norvège, les Etats-Unis et peut-être bien encore par d'autres.
Sinon Téhéran, le président nouvellement réélu aimerait bien anéantir Israël et en découdre avec les pays Arabes, qui chacun de leur côté...
Sinon le peuple coréen, sans doute plus concerné par la recherche de nourriture et l'évitement d'un séjour prolongé dans un camp de travail concentrationnaire, le petit timonier de Corée du Nord ne rechignerait pas à nuire gravement à ses voisins, Japon en tête, et de surcroît fait surtout savoir à une éventuelle clientèle généralement classée au rayon terrorisme, qu'elle dispose du savoir-faire et de l'absence de scrupules pour nucléariser quelques projectiles.
Ces trois-là m'inquiètent. Et d'autres aussi, comme ces Taliban qui grignottent patiemment un Pakistan qui dispose d'un bon petit arsenal mortifère, tout comme son voisin chéri, l'Inde. Chéri dans la haine, veuillé-je dire.
Modération de la langue. Euphémisme par superstition. En fait, ils ne m'inquiètent pas, ils me foutent les grelots. J'ai les foies. Sueur froide et mollets mous. Mes genoux jouent des castagnettes. Je suis à deux doigts de me répandre. Mon sang froid se glace et mes sphincters désertent. Panique, SOS, Mayday. Qui pourrait m'aider ? Qu'y pourrait Médée ?
Alerte à l'atome. Nous rêvons à des matins radieux pas à des soirs irradiés. Ne pas céder à
l'angoisse. Se rasséréner. Prendre sur soi. Se répéter que pour l'instant, tout va bien, que rien ne bouge.
Ce qui n'a pas pour effet de me rassurer.
calcul basique :
40/100 = 0,4 x 28 % = 11,2 %
VICTOIRE ! Sublime victoire.
En son temps, Michel Drucker, dont je persiste à dire qu'il faut l'empailler au plus tôt, sans attendre que le temps ait fini son ouvrage, tant il est devenu inconcevable que la décoration du salon et particulièrement du coin télé se passe de sa présence, cet ami de tous, pèguant comme un sirop de grenadine, faisait l'admiration des belles-mères qui l'avaient promu gendre idéal.
Toutes les belles-mères ? Bien évidemment que non. Pas pour la vieille conne. Trop gentil, Michel. Respectueux, certes, poli, bien habillé, courtois, mais trop gentil. La vieille conne, je vous en ai déjà parlé, vit à Puteaux ou Levallois, n'aime que ses élus et son chien qui, tant lui que les autres, ne cherchent qu'à mordre et défigurer les villes où ils traînent leurs papattes. La vieille conne déteste les socialos, ferait volontiers griller en enfer gauchistes et anarchistes en compagnie des arabes, nègres et autres spécimens exotiques, enfin, elle méprise les autres. Sûr qu'elle ne choisirait pas le doux Michel pour gendre.
Son type serait plutôt Bertrand. Xavier Bertrand. Il a l'air d'une bonne pâte, doit savoir dire bonjour Madame, doit savoir flatter les chiens-chiens hargneux avec l'obséquiosité nécessaire et désirée, c'est pour ainsi dire son pain quotidien. Et surtout, c'est un tueur. Rien de tel qu'un faux gentil. Il a l'air bien brave, mais il a l'œil américain. L'œil de John Wayne qui vient d'apercevoir un Apache.
Il fallait voir comme il était beau entouré par ses collègues lorsqu'il eut à commenter la "victoire". Bel instant à immortaliser, on aurait dit un Arturo Ui serré de près par ses fidèles sbires, tassés les uns contre les autres pour soit donner une impression de cohésion, de masse, soit tout simplement pour entrer dans le cadre, soit, et je pense que la vérité se niche là, pour les deux raisons à la fois. Et que du beau linge dans l'environnement immédiat. Du premier choix. Sur les six qui se pressaient autour de Xavier Bertrand, une dame : Albanel, pour ajouter à la fraîcheur du sextet, et au moins trois traîtres, plus deux autres que je n'ai pas identifiés. Ah ça avait une de ces gueules ! Les charmants faciès de Besson, Bockel et Morin. Surtout au moment (à la fin de cette séquence) où Xavier Bertrand les a fait acclamer par la foule UMP en délire ! Gloire aux vestes reversibles, aux gamelles bien pleines et au gendre idéal.
Morin, hier soir, n'était pas à court de munitions, puisque, ministre de l'artillerie, il n'hésita pas une seconde à tirer sur l'ambulance Bayrou, un ancien ami, le jugeant isolé, seul et illisible politiquement. En revanche, il devait lui manquer quelque chose sous le casque. Un cerveau, peut-être. Si on veut bien lui accorder un certain pouvoir de nuisance, on a tout lieu de s'interroger sur sa compétence. Qu'arriverait-il si dans des circonstances équivalentes, à savoir une soirée électorale, une attaque militaire ou terroriste avait lieu ? Vers 22 heures 30, Pupu impec le brushing, David pour les intimes, Pujadas pour les gens sérieux fait part d'une information (d'ailleurs visiblement pas recoupée puisque démentie aujourd'hui avant d'être avérée) relevée sur le site en ligne du Point : Omar Bongo est mort. En bon journaliste, il demande au ministre de la Défense un commentaire à chaud. Manque de chance, le ministre n'est pas au courant. Le Gabon a pourtant de solides et privilégiées relations avec la France.
Omar est mort et Morin l'ignore ! Il se justifie, le ministre de la défensive. "Je cours les
plateaux et mon téléphone n'est pas allumé." Impressionnant. Le silence qui suit et résonne dans nos têtes est encore du Morin. Un gouffre s'est ouvert. On a peur. Presque mal. Notre
ministre de la Défense n'a pas un collaborateur, un aide de camp, un intermédiaire avec le ministère pour le prévenir du décès d'un chef d'état. Nous sommes défendus par un homme seul. Grandeur
de l'armée française ! Quand cet homme travaille, il est imperméable à
tout ! Surtout aux informations.
Si l'armée est la grande muette, son ministre est un grand sourdingue.
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