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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Mercredi 7 mai 2008
Les remises de médailles me laissent froid. Je me demande si récompenser un artiste dans un monde adulte par un colifichet – honorifique, certes – comme un quelconque militaire est la meilleure façon de l'honorer, imposant la marque de l'Etat sur son auguste poitrine dans laquelle bat un cœur libre sans lequel l'artiste ne serait qu'un petit commerçant ployé sous le joug des désirs de ses spectateurs.
Les remises de médailles me laissent froid, bien qu'elles soient justifiées par ceux qui les épinglent sur le revers du veston ou la robe du récipiendaire. Ainsi, l'ordre des Arts et Lettres récompense par l'entremise du ministre de la Culture « les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde. »
Bien.
Donc notre grand et beau pays donne des médailles. Et notre immense ministre de la Culture, Christine Albanel, probablement conseillée par de prestigieux personnages, spécialistes de la chose, au regard acéré, à l'analyse indubitable, pleins de sagacité et de clairvoyance dans le discernement, a décelé en Kylie Minogue, une de ces considérables personnes faisant rayonner les arts et lettres en France et dans le monde. Ce qui de la part d'une Australienne n'est pas une mince affaire, vu que c'est pas la porte à côté.
Ah bon. Mais sinon, qui c'est Kylie Minogue ?
C'est une chanteuse qui chante en Australien, ce qui ressemble de près ou de loin à de l'anglais international plus ou moins américanisé, et relativement incompréhensible pour un type comme Shakespeare. Elle chante : Wow, Tears on my pilow, Sweet music, Under the influence of love, Cow boy style, Drunk, Especially for you... Et l'on s'aperçoit à la seule lecture des titres comment que ça rayonne grave la culture, dans le monde. Parce que, hein, ça veut bien dire ce que ça veut dire, ça, Wow ! C'est envoyé, non ? C'est un peu l'équivalent de diantre, bigre, fichtre, foutre. Mais en Australien. Et ça a l'immense avantage d'être compris par tous.
Pas nécessaire d'aller farfouiller dans un de ces obscurs objets obsolètes que les obsédés textuels nomment dictionnaire, obstinément obtus à l'obligation d'obvier à la difficulté, objurgation contre une trop grande exigence dictée par le marketing allié au jeunisme, hydre à deux têtes promoteur de sous-culture.
En clair, pour les adolescents qui n'entendraient pas certains gros mots employés ci-dessus : pas nécessaire de chercher dans un de ces vieux livres relous que les amoureux des mots appellent dictionnaire, trop relous qu'ils veulent pas qu'on cause facile comme c'est qu'on le dit à la télé que tout le monde y comprend dans le monde moderne globalisé et mondialisé.

C'est ainsi que le sein de Kylie Minogue pourra désormais s'orner, si besoin en était, d'un joli ruban vert et blanc.
Et quelqu'un qui dit "Wow" comme d'autres diraient en perdant un temps précieux :

(*) Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !


…ça vaut pas d'être chevalier des Arts et Lettres ?
Et que vive longtemps encore cette volonté d'excellence, cette persistance, chez les représentants de la France à reconnaître et gratifier les authentiques promoteurs des Arts et des Lettres.

—————————————————
(*) La Beauté, Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal.

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Mardi 29 avril 2008
Ceux qui me connaissent le savent, ceux qui fréquentent ces carnets s'en sont peut-être aperçu, je suis pas une grenouille de bénitier. Je me repais aisément d'un bon morceau de pape et ne rechigne pas devant une bonne part d'évèque pour peu qu'il soit arrosé par un bon cardinal bien rouge. Bien souvent le souverain pontifie.
Plus prosaïquement, je bouffe du curé.
Comme je le disais au repas de dimanche, bien pourvu en Margaux et Beaujolais, entouré d'amis et sous le soleil printannier, la spiritualité est une affaire personnelle, un dialogue avec un miroir, et la religion faite par des hommes. Et quand bien même un Manitou serait l'auteur de ce beau et triste monde, rien ne nous oblige (moi et les autres imbéciles) à nous prosterner et à le prier, si ce n'est l'injonction feutrée ou coercitive – tout dépend de l'époque – de gourous bornés qui parlent en son nom, traduisent sa pensée et dictent ses volontés sans même connaître la langue.
Pour ne pas paraître discriminatoire, j'ai pour les imams, les rabbins et autres moines safranés la même méfiance et la même antipathie. J'ai pour les pratiquants le respect (pas plus) que je dois à mes frères humains pas pour leur pratique – à noter qu'ils ont la même dette à mon égard, je tiens à le rappeler – mais je n'en nourris pas moins des doutes extrêmes quant à leur croyance et au respect qu'ils ont pour leur propre enseignement moral.
On me dit ours, on me dit anar. Ainsi soit-il. En fait, je suis un "chrétien pratiquement". J'aime cette formule, qu'on ne me la pique pas ! D'ailleurs, Léo* ne s'y trompait pas, Jésus-Christ qu'était-il d'autre ?
J'ai un beau prénom, qui fait référence à celui qui parlait aux oiseaux, qui défendait les pauvres et assistait les lépreux. Sanctifié, il est devenu Saint François d'Assise, on le fête le 4 octobre. Ce saint est le moins honni de ceux de sa catégorie chez les libres penseurs, probablement pour sa légende de partageux. Ayant renoncé à tout bien matériel, à toute richesse, vivant de l'obole que lui jette le passant, il est le symbole de la pauvreté.
Comme son nom l'indique, Claudio Ricci est italien et n'est pas un pauvre.
Grand bien lui fasse, il est de droite. Et maire. Maire d'Assise pour être précis. La ville même de Saint-François. Quand on est un maire de droite, en Italie, on se doit de prendre mille précautions pour que l'Eglise soit respectée, que rien ne menace son caractère sacré.
C'est pour cette sainte raison que Claudio Ricci a émis un arrêté municipal interdisant la mendicité à moins de 500 mètres d'une église d'un lieu de culte, d'une place ou établissement public. Le traîne-latte, le pousse-mégot, le mendigot salingue et autres cafards de la société sont priés d'aller tendre la main ailleurs que là où passent le pèlerin et le touriste. C'est vrai, quoi, tous ces pauvres dans la ville du saint des pauvres, ça fait tache.

Alors, Saint François, j'ai une requête à te faire, ainsi qu'aux oiseaux. Toi qui leur parle, demande à nos amis ailés de leur chier dessus à ce Ricci et à ses fidèles qui ne supportent pas la pauvreté qu'ils ne savent et ne veulent combattre, et qui bien souvent la créent.

____________________________

(*)

La vie m'a doublé c'est pas régulier

Pour un pauv' lézard qui vit par hasard

Dans la société

Mais la société j'veux pas m'en mêler

J'suis un type à part

Une graine d'ananar

On  m'dit qu'j'ai poussé en-d'ssous d'un gibet

Où mon grand-papa balançait déjà

Avec un collier

Un collier tressé de chanvre il était un foutu foulard

À graine d'ananar

 

J'avais des copains qui mangeaient mon pain

Car le pain c'est fait pour êtr' partagé

Dans not' société

C'est pas moi qui l'dit mais c'est Jésus- Christ

Un foutu bavard

À gueule d'ananar

Si j'avais des sous on m'demand'rait "Où

Les as-tu gagnés sans avoir trimé

Pour la société ?"

Mais comme j'en ai pas faut lui dire pourquoi

C'est jamais peinard

La graine d'ananar

 

On m'dit qu'c'est fini j'vous l'dit comme on l'dit

Et qu'on me pendra au nom de la loi

Et d'la société

D'la belle société qui s'met à s'mêler

De mettre au rancart

La graine d'ananar

Potence d'oubli l'oiseau fait son nid

Messieurs les corbeaux passeront ma peau

Comme à l'étamis

Mais auparavant j'aurai comme le vent

Semé quelquepart

Ma graine d'ananar

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Samedi 26 avril 2008
Il y a des jours, on préfèrerait ne pas se lever. Et ne pas allumer le poste, histoire de connaître ce que les locataires de ce monde ont encore imaginé pour le rendre pénible à leurs congénères.
Il en est ainsi du 26 avril.
Il y a tout juste un an, on inaugurait la flamme olympique des JO de Pékin. On ne prévoyait pas alors, que les flics chinois viendraient faire la loi dans certaines rues de Paris, gentiment assistés par nos flics à nous amoureux en diable de la liberté d'expression. Tellement même qu'ils en ont molesté un caméraman du service public.
A droit d'ingérence, droit d'ingérence et demi ! On ne se doutait pas non plus, alors, que notre mirifique défenseur des droits de l'homme partout dans le monde où ils sont bafoués et menacés s'aplatirait – et inviterait l'ineffable Raffarin et le deuxième personnage de l'Etat  Christian Poncelet, à en faire autant – au moindre mouvement de sourcils d'un Hu Jintao courroucé.

Il y a 22 ans, l'atome s'échappait de la centrale de Tchernobyl. Accident que les lobbyes nucléaires de par le monde estimaient et  claironnaient impensable. Ceux qui ont colmaté les brèches, pas à main nues, mais presque, y sont restés. Ceux qui habitaient à proximité ont pu mesurer avec quelle efficacité l'irradiation favorisait la pousse des tumeurs cancéreuses, ceux qui ont croisé le nuage radioactif surveillent de près leur thiroïde. Heureusement, arrêté par une ligne Maginot invisible, le nuage n'a pas passé nos frontières. C'est le même genre de ligne Maginot qui arrête l'essaimage des pollens OGM qui, les coquins facétieux, aimeraient bien aller se déposer nonchalamment sur les champs des voisins. Aujourd'hui, les lobbyes nucléaires de par le monde, les Allègre et consorts estiment et claironnent à tout va qu'un tel accident ne peut se reproduire.

En 1924, à la même date naissait Guy Môquet. Lui-même et sa famille ignoraient tout de son triste destin et plus encore ne pouvaient anticiper la pauvre mascarade qu'un opportuniste lui ferait jouer post mortem dans les écoles françaises.

En 1937, ce 26 avril, au Pays Basque, des aviona allemands allaient bouleverser l'art pictural. Ils allaient bombarder la ville de Guernica.

Et en 2001, on saurait enfin qui est Steevie, grâce à la première de Loft Strory, émission dite de télé-réalité. Et ignorer l'existence d'une telle personnalité aurait été cruel.

Maudit 26 avril.
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Vendredi 25 avril 2008
Mais moi non plus, je n'ai pas changé... Air juliesque bien connu. Mettez-vous la main sur le ventre et fredonnez. Vous voilà devenu sarkomorphe.
J'ai changé. C'est cela qu'il voulait faire passer comme message, notre incomparable, Sa munificence Nick the First. J'ai été élu, et je suis plein de bons sentiments, mais le monde est mauvais, la mondialisation me pue au nez, le grand capitalisme me met des bâtons dans les roues. Caliméro the First. J'ai été élu, et j'ai tout salopé ma cote de popularité, vite il me faut rétablir la situation, que vous m'aimiez encore, encore un peu. Que je puisse continuer à réformer ce vieux pays qui tournait vieux con et qui n'attendait que moi. Tout est de la faute à mes prédecesseurs, aux Chirac et consorts, à ces horribles trente-cinq heures, honnies par les Français. (Sauf que bon nombre d'entreprises les ont appréciées en catimini, les trente-cinq heures.)
"Il faut stopper l'immobilisme", qu'il nous a seriné le Barbelivien de l'avenue du Faubourg Saint-Honoré, et de nous ressortir le prix du cochon qui s'effondre et celui du jambon qui flambe. Le gaz dont le tarif s'envole consécutivement à la hausse du prix du baril de pétrole. (Sans bien sûr préciser que GDF avait négocié et payé son gaz moins cher cette année que l'année dernière, ce qui ne correspond pas vraiment à l'augmentation à répétition des tarifs imposés aux usagers). De la redite, du réchauffé, bien démagogique, voulant persuader le bon peuple qu'il pense comme lui.
Eh bien non, il n'a pas changé. Il dit Je. Encore et toujours Je. Sans comprendre que l'on s'en fout de son Moi.
Moi est un autre. Surtout Lui.
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Jeudi 24 avril 2008
Médecins sans frontières, Reporters sans frontières, Réseau Education sans frontières, Chanteurs sans frontières, Clowns sans frontières, Pharmaciens sans frontières, Secouristes sans frontières, Vétérinaires sans frontières, Altermonde sans frontières, Ingénieurs sans frontières, Avocats sans frontières, Electriciens sans frontières, Patrimoine sans frontières, Terre sans frontières, Lunettes sans frontières, Autistes sans frontières, Elevages sans frontières, Agro sans frontières, Amitié sans frontières, Ecologie sans frontières, Europe-Solidarité sans frontières, Télécoms sans frontières, Réseau Universités sans frontières, Aviation sans frontières, Voiles sans frontières…

Quand une idée fleurit, ça surfe sur le buzz, ça exploite le concept, en français moyen, ça copie sans vergogne !

Et de réclamer quarante ans après les accords de Grenelle, un Grenelle de l'environnement, un Grenelle de l'insertion, un Grenelle de l'éducation, un Grenelle des animaux, un Grenelle antipiratage, un Grenelle de l'industrie et de l'innovation, un Grenelle du très haut débit, un Grenelle du football...

Vite, fondons "Idées sans frontières" et imposons un "Grenelle de l'imagination".
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Lundi 21 avril 2008
On me prie de venir au vernissage de la demoiselle aux cochons, Tiphaine Liebaut.
C'est à La Générale en Manufacture sise 6 Grande Rue à Sèvres (92310). Je ne pourrai y aller, ce département étant un peu trop éloigné du mien quand mes obligations professionnelles ne me contraignent à m'y rendre. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas vous inciter à vous rendre à son expo.

C'est près du parc de Saint-Cloud. M° Ligne 9 - Arrêt au Pont de Sèvres ou Tramway T2 arrêt au Musée de Sèvres ou encore Noctambus 61 direc tion Gare Montparnasse.

Voilà qui est fait.





PS, Tiphaine, j'aime vraiment beaucoup ce que tu fais, mes murs manquent cruellement de bêbêtes de ferme. Un comble lorsque les fermes de Haute-Normandie ouvrent leurs portes aux visiteurs jusqu'au mois de juin.
De nombreuses autres manifestations, histoire de bouger ceux qui sont intéressés par autre chose que le cidre, le cheval et le monde agricole en général, ont lieu tout ce printemps dans la région.
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Jeudi 17 avril 2008
Il y a quelques jours, j'ai reçu cet appel déchirant venant d'Afriqueet qui néanmoins me met en garde contre les foudres divines. Las, les foudres, je les préfère au masculin.

Bonjour Mon Très Cher.

C'est avec une bonne foi et de meilleurs sentiments que je vous envoies ce message,j'ai prié et jeuné pendant trois jours dès que j'ai vue votre contact avant l'envoi de mon mail j'ai dit à Dieu de toucher votre coeur afin que vous compatissez à ma situation pour m'apporter l'aide necessaire pour sortir de cette situation afin que je vous rejoignes dans votre pays pour l'investissement de mon heritage et continuer mes etudes.

Mon Très Cher, considerez moi s'il vous plait comme votre fille,et je voudrais pour ma part vous prendre comme un parent.Toute ma foi est en vous ne rejettez pas mon message car c'est DIEU qui m'a dirigé vers vous car il sait que vous avez la capacité de m'aider avec toute votre experience de la vie.

Je m'appelle Mademoiselle Lilian Bernard 19ane, Je suis seule fille unique de ( Dr Bernard et Madame Rose Theophilus ) si je tiens à ce que vous soyez un parents pour moi c'est parce que j'ai perdu mes parents , mon père a déposé la somme de ( $9.Millions 700 mille dollars US ) dans une compagnie privée de sécurité à ABIDJAN Cote d'ivoire en Afrique de l'ouest avant sa mort.

Mais la société ne sait pas le contenu du colis qui est de l'argent,Je voudrais que vous m'aidiez à retirer mon colis deposée dans la compagnie pour que je puisse vous rejoindre car je suis seule à me debrouiller et c'est énormement difficile, je ne connais personne ici , je suis ici à cause de ce colis,je n'ai pas de parent aucune personne ni famille ici à abidjan,mon père est  décédé le Fevrier  2007 passé et ma mère est décéde dans un accident d'avion  quand j'avais 14ans.

Je suis une congonaise, je suis a abidjan ici a cause de mon colis qui se trouve ici dans la compagnie de securite ,Si vous le considérez adapter et que vous êtes capable de m'aider pour investir ces fonds dans des affaires très lucratives,

Ecrivez moi de sorte que je puisse vous donnez le contact de la société afin que vous contactez la dite société pour qu'ils  vous transferent le colis directement chez vous car en entrant ici j'ai deja expliquer tout au Directeur de cette Société que je tiens absolument que mon colis soit transferé immediatement sans retard chez l'associé de mon defunt père je veux parler de vous si vous acceptez de m'aider c'est pour cela que je vous contactes directement.Personne d'autres si ce n'est vous que j'ai contactez pour cette aide.

Veuillez me faire parvenir vos coordonnées, adresse,telephone etc....
J'aimerai aussi que vous soyez une personne de parole et pas une personne qui partira en courant avec mon argent parce que c'est mon seul espoir dans la vie,

                          Merci et dans l'attente urgente de votre réponse

                                            Que DIEU te Garde.

                                               &n bsp;  Bien à Vous.
                                     Mademoiselle Lilian Bernard ,

N.B Mon Très Cher, Je tiens à ce que vous gardez extemement au secret ce que je vous dits aujourd'hui S.v.p et que vous soyez le seul à le savoir à cause DIEU.



Sacré bon dieu. Miséricordieu(x) et tout pour cette jeunesse orpheline de mère à quatorze ans et de père à 19. Il me connaît bien. Et cette volonté de rester anonyme, ça me touche. Et quand en plus, j'apprends que je fais jeûner les jeunes filles par la seule évocation de mon contact, je m'étonne moi-même.

J'en reçois des dizaines par semaine, des messages comme celui-ci, me révélant que des sommes faramineuses sans propriétaire n'attendent que moi pour être empochées. Mais l'argent ne m'intéresse que modérément. Que ces puissants personnages n'ont-il déposé dans leurs coffres, de pleines caisses de Pommard, de Nuits Saint-Georges, de Graves ou plus modestement de Beaujolais Village.
Et encore merci à Dieu.

___________________________

Demain, je vous parlerai peut-être de Jeannine Pinotiwicfi (Jeannine.Pinotiwicfi@ccsum.com) qui souhaiterait que mon pénis s'allonge de 3 cm, et en français.
Qu'en ferais-je ? Ecrivez-lui, ça lui fera sans doute plaisir.
Tous comptes faits, je n'en parlerai peut-être pas, bien que le sourire intelligent du garçon sur la photo du site me fasse rire. Allez donc la voir chez Hervé Resse, qui lui aussi, apparemment, en a une petite. (désolé de te trahir, Hervé).


Que tout cela me fatigue.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Jeudi 17 avril 2008
Mes chers concitoyens,
Je vous le dit tout net, vous êtes indécrottables. Vous devez boire. Probablement. A n'en pas douter. Et trop.
Vous vouliez du changement, à savoir, rompre avec le chiraquisme. C'est fait.
On vous mentait, on vous volait, pensiez-vous, du moins c'est ce que vous aviez exprimé juste avant le deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002, lorsque le spectre de l'arrivée du Front National vous semblait – à juste titre – un affront national.
Il fallait coûte que coûte réélire un homme, sympathique au demeurant,  que vous disiez menteur et voleur.
Bilan de la chose, vous avez eu droit à du Raffarin, onctueux et abscons et à du Villepin tellement en phase avec le peuple qu'on s'apprêtait à lui présenter les écrouelles afin qu'il les guérisse, avec en sus, du Sarkozy à l'économie et à l'Intérieur en père tape-dur.
Cinq ans plus tard, de nouveau devant le choix de votre dirigeant, vous avez cru en la bonne parole volontariste de ce dernier, qui réduirait la dette – votre dette, c'est vrai que vous êtes assez dispendieux – qui réformerait la lenteur, la lourdeur et l'inefficacité de l'administration, qui vous promettait monts et merveilles, réduction du chômage, hausse du pouvoir d'achat, sécurité dans la rue, réhaussement de l'éducation, cohérence du système de santé, qui vous concoctait une politique familiale grâce à laquelle vos déjà nombreux enfants pourraient naître et grandir dans la dignité. Si ça se trouve, vous en avez même profité pour copuler comme des animaux, vous disant que tout irait bientôt mieux.
Au soir de l'élection, vous avez joui. Vous avez joui, veuillé-je dire, du spectacle offert, par voie cathodique à la basse extraction que vous êtes, du triomphe du clinquant, de l'argent facilement dépensé avec les amis fidèles dans un restaurant tape à l'œil, puis aux vacances au fil de l'eau sur yacht de luxe, en lieu et place d'une retraite annoncée comme quasi-monacale.
Oui, mes chers concitoyens, le luxe, vous y avez droit. Vous avez droit de le déguster sur petit écran, de constater son existence grâce à la radio commentant les quinze milliards de paquet fiscal.
Vous avez droit à la transparence d'un salaire élyséen qui lutte âprement contre l'inflation. Vous méritez cette fierté éprouvée devant le ministre prenant l'avion pour boire des coups avec Sa somptuosité.
Vous méritez cet autre ministre – issue de la diversité, ce n'est pas du flan – qui hisse sur ses frêles épaules, le rayonnement de la haute couture française.
En contrepartie de ce spectacle magnifique, vous fournirez un modeste effort, en rognant légèrement sur vos allocations sociales d'assistés, vous accepterez le digne emploi, quitte à laisser de côté 30% de votre ancien salaire, que vous avez malencontreusement sacrifié au profit d'une sinécure oisive financée par l'Assedic.
On promettait un RSA aux érémistes ? Ne sont-ils déjà habitués à une certaine rigueur propice à la réflexion, à l'instar des moines pratiquant l'ascèse ? Changer brutalement de train de vie risquerait de leur porter un grave préjudice tnt physique que psychologique, et cela serait inacceptable.
Vos tribunaux, ceux par lesquels vous espériez faire rendre gorge à l'employeur indélicat ou à la petite frappe seront certes plus clairsemés, mais pourquoi aussi, êtes-vous si pointilleux ? L'argent, ça va, ça vient, On en gagne, on en perd, il circule, c'est sa fonction.
Vos écoles manquent d'enseignants ? Vous êtes-vous demandé si vos enfants ne seraient pas plus épanouis dans la vie active ?
Vos hôpitaux, à quelques exceptions près, sont déliquescents ? Avez-vous déjà franchi la porte d'un hôpital ? On n'y voit que des malades, c'est très déprimant, il est préférable de ne pas y aller ; et la sagesse populaire l'affirme : "Mieux vaut être riche et en bonne santé, que pauvre et malade".
Les prix des produits de première nécessité augmentent ? Vous n'êtes pas les plus mal lotis, parlez-en autour de vous, au Sénégal, en Egypte, je n'aurai pas l'outrecuidance de dresser la liste pitoyable des affamés qui claquent du bec de par le monde. Et songez également que les colporteurs de denrées doivent bien vivre, aussi. Vous ne voudriez tout de même pas grever le budget d'une caissière de supermarché.
Alors, je vous le dis, mes chers Français, ne vous impatientez pas. Bientôt les Jeux Olympiques !
Et continuez de boire.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Vendredi 11 avril 2008
Voici un nouveau blog. C'est un blog de jeux qui démontre qu'un bon désordre vaut mieux qu'une rigueur absolument alphabétique.
Bien sûr, tout est relatif.
Ça s'appelle Chanson puzzle, et comme son nom l'indique, il s'agit de reconstituer une chanson en agençant ses mots.

Et tant que vous y êtes, essayez donc les "jeux de sons" des Carnets de l'Ours" toujours pas découverts !
par François publié dans : Revue de blogs commentaires (0)   
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Jeudi 10 avril 2008
Ça va finir par bien faire. Le mécontentement gagne. A force de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, on s'aperçoit qu'on n'y voit goutte. Où est l'interrupteur qu'on allume ?
Un référendum sur le projet de constitution européenne auquel le bon peuple a répondu niet, à interprèter texto par "non, on ne veut pas de cette Europe-là" se traduit dans nos médias par "l'échec du référendum", preuve que les jeux étaient décidés avant la donne, hélas, le résultat escompté n'a pas été à la hauteur et le vil peuple a transformé le carré d'as en paire de sept. Il convient donc de passer outre.
La hausse exponentielle de la dette publique est traduite par nos dirigeants par "les agents de votre service public coûtent trop chers, vos dépenses de santé sont trop élevées, votre système éducatif grève le budget de l'état, vos tribunaux nous coûtent les yeux de la tête...", mais jamais par "nous gérons mal l'argent public, nous nous octroyons une part trop grasse de l'argent qui rentre, nous vivons au-dessus de vos moyens".
Une élection, certes d'élus locaux, vire au fiasco du parti gouvernemental, la débâcle est analysée comme une invitation à continuer, à ne pas changer de route, à accélérer.
Imaginez-vous le passager d'une voiture signalant vigoureusement au conducteur qu'il se dirige droit dans le mur auquel ce dernier répondrait "ah oui, c'est juste, je vais donc appuyer sur le champignon, c'est bien ce que vous me suggérez".
Ceux qui se trouvent en position dominante, que l'on nomme (qui se nomment ?) élite n'en font qu'à leur tête, n'écoutent pas le peuple, n'entendent que brouhaha et bouillie pour chiens et chats dans les récriminations que leur fait le peuple, tant, il est vrai, que la celui-ci est multiple, foule bigarrée et anonyme. Et invisible. Ils ne le voient pas davantage qu'ils l'entendent, pas habitués qu'ils sont à baisser les yeux.
Qu'il travaille le peuple. Et qu'il paye. A nous, les gens bien installés, de gérer pas à pas sa râlerie au fil des polémiques, savamment isolées les unes des autres. La recette est vieille comme le monde : "diviser pour régner". Diviser, non pas un mouvement, mais les sujets de discorde.
Saupoudrer les feux qui couvent de petites mesures, de petits reculs ponctuels et continuer de rendre responsables les mécontents d'une situation qu'ils subissent.
"Je serai le président du pouvoir d'achat", avait seriné Nick the first, un vrai merle à la mélodie enchanteresse. Il n'avait pas précisé à quel détenteur du pouvoir d'achat il faisait allusion. Et il a affiché ses goûts, ses aspirations au clinquant, au doré, au luxe criard, ceux d'un vrai marle. Jamais un Garde des Sceaux n'avait été stigmatisé pour ses dépenses somptuaires, frais de représentation inouïs, affichés en France et ailleurs, où sa mission ne l'appelle pas spécifiquement.
Quant au pouvoir d'achat, le nôtre, il n'augmente pas. L'explication est tellement simple qu'on s'étonne encore qu'il faille la répéter, nous ne travaillons pas assez. Les dirigeants des entreprises du CAC 40 dont les bénéfices grossissent telles des tumeurs incongrues doivent sans doute délaisser le golf, la chasse et les balades en yacht, tant ils travaillent. De l'aube au crépuscule du soir, à l'évidence. Probablement trente-cinq heures par jour.
C'est aussi que l'argent travaille. Les pauvres ne font pas travailler leur argent, ils ne sont pas raisonnables, non plus.
Le pouvoir d'achat n'augmente pas, certes, mais le prix des denrées, oui. Et pas qu'en France. Les pauvres des pays pauvres se mettent à ruer dans les brancards. Le riz, le maïs, le blé, aliments de base deviennent de moins accessibles aux populations. Le monde a faim. Les riches actionnaires des entreprises mastodontes et leurs laquais bien nourris ont-ils l'ouïe suffisamment sensible au grondement du tonnerre ? Ou sont-ils présomptueux au point de croire qu'ils  sont protégés contre les intempéries de toute sorte ?
Les pauvres des pays pauvres se mettent à ruer dans les brancards. Qu'attendent ceux des pays riches ?
Une pénurie !
Une bonne vieille pénurie causée par un cataclysme climatique, écologique ou sanitaire, qui ne saurait se faire attendre trop longtemps au rythme où s'enchaînent les actions en faveur de la sauvegarde de la planète.
Il est usuel de prétendre que l'on récolte ce que l'on sème. Nous avons là les ferments d'une révolution.

Bonne nouvelle, il en faut, le prix du caviar grimpe moins vite que celui des nouilles.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Jeux de sons

Curiosité 01 : Deux allumés

Curiosité 02 : Qui chante ?

Curiosité 03 : Avis aux théâtreux

Curiosité 04 : 1913




Et on passe au blind test... (trouvé)







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