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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Vendredi 16 février 2007
La revue Science a publié hier, une étude tendant à prouver la présence d'eau sur Mars. Grâce à la découverte, par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, les chercheurs ont pu observer des couches géologiques de couleurs différentes et des sortes d'auréoles qui indiqueraient cette présence aquatique.

Mais qui sont ces Martiens, pour ne pas réaliser qu'ainsi dévoiler leur eau à l'univers entier et aux terriens en particulier les mettaient en fâcheuse posture? Pis que des armes de destruction massive imaginaires, nos amis extra-terrestres vont déclencher de considérables appétits.

N'ont-ils rien appris des Indiens d'Amérique, décimés pour que les migrants européens, devenus américains s'approprient leurs terres? Ont-ils oubliés les Espagnols et les Portugais assoiffés d'or? Comptent-ils pour rien les savanes africaines dépeuplées pour remplir les bâteaux d'esclaves, et les sous-sol exploités de tout ce qu'on y trouve pourvu que ça procure une richesse?

N'entendent-ils pas les cris d'alarme des écologistes braillant que nous aurions besoin de six planètes comme la nôtre, si nous conservons notre mode de vie dépensier de ressources? Ignorent-ils que notre flotte pue le pesticide et notre air le gaz d'échappement, que ça se réchauffe grave au-dessus de nos têtes?

Ne voient-ils rien venir du côté des Etats-Unis qui commercialisent déjà des terrains lunaires? Le Martien est naïf, dirait Thierry Roland.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 15 février 2007
Il y a peu, dans le billet "Ils pensaient avoir l'éternité", je vous entrenais de la découverte des squelettes d'un couple enlacé, faite par une équipe d'archéologues italiens. Il ne faut jamais taire une bonne nouvelle.. Elena Menotti, la scientifique qui dirigeait ces travaux a annoncé que les corps seraient conservés dans la même position, les deux jeunes gens dans les bras l'un de l'autre.
Qu'on se le dise, Elena Menotti n'est pas une briseuse d'étreinte, une de ces mégères assèchées au cœur de silex. Mille grâces lui soient rendues!
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 14 février 2007
Si l'on en croit ce titre du Monde, "Tous les partis, sauf l'UMP, veulent une dose de proportionnelle aux législatives". Ce qui revient à dire que tous les partis significatifs aux yeux des Français pourraient se voir représentés à l'Assemblée nationale et accepteraient que d'autres sensibilités que la leur puissent s'y exprimer.
Tous? Non, bien sûr, il reste une minorité* qui s'autodéfinit comme "la" majorité, voire "la majorité présidentielle" qui refuse tout net cette évidence de la démocratie.
De Gaulle avait déclaré dans un célèbre discours "Ce n'est pas à mon âge que l'on commence une carrière de dictateur", les spectateurs avaient bien ri de cette sortie. Hélàs, l'UMP, anciennement RPR, anciennement UDR –tous trois machines de guerre à vocation électorale– ne nous fait pas rire. La justification pour ne pas introduire de proportionnelle à l'Assemblée est le risque d'y voir représenté, le Front national ainsi que de conduire à un émiettement de la représentation nationale et à une absence de majorité de gouvernement.

C'est bien là tout le problème. L'UMP reconnaît, par ces deux craintes exprimées, être incapable par sa politique de gouvernement de contrer l'extrême-droite et d'assurer une cohésion nationale autrement qu'en tordant le cou à la démocratie.
Ça augure bien de ce que serait le "règne" de Sarkozy.

Ave Sarko imperator.


__________________
*Considérant les résultats des élections régionales, la majorité n'est peut-être pas à ceux qui se l'attribuent.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 14 février 2007
Qui a dit que les campagnes présidentielles de Royal et Sarkozy n'avaient rien à s'envier mutuellement ?
L'un dit ce que les gens veulent entendre, l'autre leur demande ce qu'elle doit leur dire.
Toujours est-il que notre ministre candidat de l'Intérieur claironne cette antienne à qui veut (peut encore) l'entendre :
Il faut travailler plus pour gagner plus ! La caractéristique d'un slogan – et la publicité l'utilise depuis son enfance où elle avait nom "réclame" – est de marquer les esprits pour que ceux-ci retiennent l'essentiel d'un message et de les vider de tout sens critique ou d'analyse dudit message.
Ainsi qui pourrait penser qu'à "Travailler plus pour gagner plus", il manque l'essentiel : le sujet. Enfin, les sujets ! Car rien n'interdit de penser qu'il ne manque pas qu'un seul sujet. Qui doit travailler plus? Et en corollaire Qui doit gagner plus?
Est-il si évident que celui qui travaillerait plus gagnerait plus ? Ne pourrait-on pas imaginer que c'est celui qui fait travailler plus qui gagnera plus? Sinon, quel serait son intérêt? Améliorer l'ordinaire de ses salariés? Et vous en avez déjà beaucoup vu, vous, des gens qui vous font travailler dans le but de vous permettre de vivre mieux ? Il vous paieraient plus et vous feraient travailler moins!
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 13 février 2007
Vous aimez la photo ? Vous aimez le jazz ? Il est un monument qui a fixé sur la pellicule les monuments du swing, du cool, du scat.
Ils s'appelaient Théolonious Monk, Sarah Vaughan, Miles Davis, Kenny Clarke, Louis Armstrong, Chet Baker, Dizzie Gillespie, Dexter Gordon... Ils sont trop nombreux à citer.
Lui s'appelle Herman Leonard c'est un géant Un site existe : c'est ici
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 13 février 2007
Dimanche, à Maplewood dans le New Jersey, une américaine, Lorraine Grossman, alors qu'elle cuisinait se sentit observée. Un être, massif, velu, à l'affût derrière la fenêtre de la cuisine ne quittait pas des yeux son manège ménager. Elle passait le café.
Il était là, elle prit peur, elle cria, il détala. Il alla se réfugier non loin de là, en hauteur, dans un arbre.

Les pompiers arrivèrent porter secours à Madame Grossman. Ils tirèrent une fléchette tranquillisante sur le voyeur, qui s'effondra quelque douze mètres plus bas dans un filet tendu pour le recevoir sans risquer de le blesser.
On le relacha dans une zone appropriée. Comme un Indien.

Cet intrus curieux, c'était un ours de quatre-vingt quinze kilos, brun de poil et plutôt gourmand.
Je jure que malgré la ressemblance, ce n'est pas moi !

D'ailleurs, chez nous, ce sont les humains qui s'introduisent sur le territoire de l'ours, l'acculent, menacent sa progéniture et l'abattent.
In memoriam Canelle.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 13 février 2007
Musique : Claude Aubouy

Pour oublier ton p’tit pétard
J’ai porté l’canon à ma bouche
J’en ai fait des cadavres épars
De pleines caisses de blancs, de rouges
Des litres et des litres que j’ai descendus
Vidés rincés, le col tordu
Sans remords, toute honte bue

Peine de cœur, maladie de foie
Tout ça se terminera un soir
Un soir où j’serai un peu trop noir
Le cœur au bout du désespoir
Peine de cœur, maladie de foie
Je signerai mon codicile
Le foie percé, vidant sa bile
Sur mes amours. Ainsi soit-il.

Pour oublier tes p’tits nibards
J’ai mis le biberon à ma bouche
Et je tête dans tous les bars
De frais nectars, plus ou moins louches
Tel un fin connaisseur, on m’appelle le lèche-cru
Ou encore «L’ai-je-bien-descendu»
Sans vergogne, toute honte bue

Peine de cœur, maladie de foie
Tout ça se terminera un soir
Un soir où j’serai un peu trop noir
Le cœur au bout du désespoir
Peine de cœur, maladie de foie
Je signerai mon codicile
Le foie percé, vidant sa bile
Sur mes amours. Ainsi soit-il.

Pour oublier mon gros cafard
J’ai mis le flacon à ma bouche
J’vais boire comme un trou de mémoire
Jusqu’à m’endormir comme une souche
Les souv’nirs, comm’ les cerises, se conservent dans l’eau-de-vie
J’boirai la honte jusqu’à la lie
Tu vivras dans ma soulographie

Peine de cœur, maladie de foie
Tout ça se terminera un soir
Un soir où j’serai un peu trop noir
Le cœur au bout du désespoir
Peine de cœur, maladie de foie
Je signerai mon codicile
Le foie percé, vidant sa bile
Sur mes amours. Ainsi soit-il.

par François publié dans : Chansons
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Mardi 13 février 2007
Musique : Claude Aubouy

Depuis que tu es partie
En laissant le boxon
Je r’trouve plus mes petits
Ça m’servira d’leçon
Faudrait faire du rangement, classer mes vieilles affaires
Tu verrais mes habits
Chemises et pantalons
C’est du même acabit
Plis, pattes en tire-bouchon
C’est vrai que pour le repassage, tu étais de première

Tu peux revenir quand tu veux
Je t’assure : je ne t’en veux pas
Ça me fait du mal cet aveu
Je ne peux pas me passer d’toi

Les diners sont sinistres
Jambon sans cornichon
Raviolis froids et tristes,
Cacahuètes, saucisson
Faudrait qu’je fasse marcher, cette foutue gazinière
Je m’rappelle ton frichti,
Même s’il n’était pas bon
Au moins il était cuit
Sans être trop charbon
Loin d’être un cordon bleu, t’étais bonne cuisinière

Tu peux revenir quand tu veux
Je t’assure : je ne t’en veux pas
Ça me fait du mal cet aveu
Je ne peux pas me passer d’toi

Et pour les nuits coquines,
Tu me manques souvent
J’ai bien quelques copines
qui me trouvent envahissant
Ce n’est pas tous les jours qu’on m’embarque pour Cythère
Tu es mon héroïne
Je suis ton trafiquant
J’te chanterai nuit de Chine
J’te ferai même un enfant
C’est pas ma vocation d’être célibataire

Tu peux revenir quand tu veux
Je t’assure : je ne t’en veux pas
Ça me fait du mal cet affreux
Je ne peux pas me passer d’toi

Et si tu ne veux pas revenir,
je finirai drogué pochtron,
chômeur, sans-abri ou bien pire,
Chérie fais attention
par François publié dans : Chansons
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Mardi 13 février 2007
Mon pense-bête personnel pour consultation ultérieure. Sur Incipit.blog : des lectures d'ouvrages Le blog de Pierre France : On est mal
par François publié dans : Revue de blogs
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Mardi 13 février 2007
Fichier de vérification Google
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeux de sons

Curiosité 01 : Deux allumés

Curiosité 02 : Qui chante ?

Curiosité 03 : Avis aux théâtreux

Curiosité 04 : 1913 (trouvé)




Et on passe au blind test... (trouvé)




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Figures de style – Salon du livre ancien – Grand Palais, Paris, mai 2008




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