Jeudi 17 mai 2007
Nous voilà entrés dans le modernisme. Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi, tente de nous convaincre le nouveau chef de l'Etat, pour qui son désir est devenu la réalité.
L'ancien président a remis au nouveau les clés du pays. Et le code de la force de frappe nucléaire. A-t-il glissé dans son petit paquet cadeau une boîte de Prozac? Nul ne le sait.
D'ailleurs, on sait moins qu'on ne suppute. Comme, par exemple, la présence de personnalités de gauche dans le futur gouvernement. On y pressent des hommes d'ouverture, des hommes réalistes, des hommes d'action. On envisage Bernard Kouchner au Quai d'Orsay (Affaires étrangères), Marc-Georges Benamou deviendrait conseiller, Claude Allègre hériterait d'une mission consacrée à la rénovation de l'université. Au PS, la chose est jugée surréaliste. A bas le réalisme socialiste, vive le surréalisme, réplique Nicolas le premier. Après tout, est-il erroné de penser que l'action permet de surmonter les divisions et de trouver des solutions ? Ce n'est pas Max Gallo qui le contestera, qui s'était égaré durant un temps dans le MDC de Chevènement, thuriféraire de Napoléon et grand défenseur d'une certaine idée de grandeur de la France.
Quand on veut rompre, on rompt! Osons! Ce mot renferme toute la politique de cette heure. Et tout d'abord en décidant, en lieu et place du Premier ministre, quelle sera la composition du Gouvernement. Autre rupture, après que les grands médias se sont mis au pas de bon gré (autocensure, licenciements de convenance) ou non (intimidation) selon ce bon vieux principe à bas les journalistes et ceux qui veulent les ménager, de "bons" journalistes pourraient se voir assignés à une tâche gouvernementale ainsi, Catherine Pégard, rédactrice en chef du service politique du Point se retrouverait conseillère à la présidence, comme le déjà cité Benamou.
La rupture, voilà qui peut tenir lieu de programme. Changez la vie, transformez son mode d'emploi. Finie la glandouille, aux orties, les RTT, la vie est ailleurs. il va falloir travailler plus (ceux qui ont un emploi), Tout est dans l'heure supplémentaire. Car comme chacun s'en doute, l'heure supplémentaire est plus productive, elle génère davantage de rentabilité, l'heure supplémentaire, c'est la panacée. Il suffisait d'y penser. Avec Nicolas le premier, l'imagination est au pouvoir. Demandez, réclamez, exigez l'heure supplémentaire. Si le patron, pardon, l'entrepreneur n'a pas le volume de travail suffisant, soyez réaliste, exigez l'impossible.
Comme quoi, il était urgent de rompre avec l'esprit de mai 68.
Le vent se lève, il faut tenter de vivre.
L'ancien président a remis au nouveau les clés du pays. Et le code de la force de frappe nucléaire. A-t-il glissé dans son petit paquet cadeau une boîte de Prozac? Nul ne le sait.
D'ailleurs, on sait moins qu'on ne suppute. Comme, par exemple, la présence de personnalités de gauche dans le futur gouvernement. On y pressent des hommes d'ouverture, des hommes réalistes, des hommes d'action. On envisage Bernard Kouchner au Quai d'Orsay (Affaires étrangères), Marc-Georges Benamou deviendrait conseiller, Claude Allègre hériterait d'une mission consacrée à la rénovation de l'université. Au PS, la chose est jugée surréaliste. A bas le réalisme socialiste, vive le surréalisme, réplique Nicolas le premier. Après tout, est-il erroné de penser que l'action permet de surmonter les divisions et de trouver des solutions ? Ce n'est pas Max Gallo qui le contestera, qui s'était égaré durant un temps dans le MDC de Chevènement, thuriféraire de Napoléon et grand défenseur d'une certaine idée de grandeur de la France.
Quand on veut rompre, on rompt! Osons! Ce mot renferme toute la politique de cette heure. Et tout d'abord en décidant, en lieu et place du Premier ministre, quelle sera la composition du Gouvernement. Autre rupture, après que les grands médias se sont mis au pas de bon gré (autocensure, licenciements de convenance) ou non (intimidation) selon ce bon vieux principe à bas les journalistes et ceux qui veulent les ménager, de "bons" journalistes pourraient se voir assignés à une tâche gouvernementale ainsi, Catherine Pégard, rédactrice en chef du service politique du Point se retrouverait conseillère à la présidence, comme le déjà cité Benamou.
La rupture, voilà qui peut tenir lieu de programme. Changez la vie, transformez son mode d'emploi. Finie la glandouille, aux orties, les RTT, la vie est ailleurs. il va falloir travailler plus (ceux qui ont un emploi), Tout est dans l'heure supplémentaire. Car comme chacun s'en doute, l'heure supplémentaire est plus productive, elle génère davantage de rentabilité, l'heure supplémentaire, c'est la panacée. Il suffisait d'y penser. Avec Nicolas le premier, l'imagination est au pouvoir. Demandez, réclamez, exigez l'heure supplémentaire. Si le patron, pardon, l'entrepreneur n'a pas le volume de travail suffisant, soyez réaliste, exigez l'impossible.
Comme quoi, il était urgent de rompre avec l'esprit de mai 68.
Le vent se lève, il faut tenter de vivre.
par François
publié dans :
Les Carnets de l'Ours
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Photo : Marco de Scalzi, extraite du 




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