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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Jeudi 20 septembre 2007
Candidat à rien... et à tout

"Je ne suis candidat à rien, , mais candidat à des choses"
, déclarait Bertrand Delanoé à l'université d'été du PS a La Rochelle en ce début septembre. Candidat à rien ?
Et la mairie de Paris, on n'y pense pas ?
Et le poste de premier secrétaire du parti, on oublie ?
Et l'investiture pour les élections présidentielles de 2012, on fait une croix dessus ?

On se trouve toujours, "une petite utilité", en fonction des circonstances du moment.
Et comme il ne faut pas insulter l'avenir, habituelle phrase fourre-tout régulièrement lancée sans sourciller par nos politiques, qui sonne bien, et donne l'illusion de parler à la raison, notre édile capital, sur les conseils de son avocat, a réservé le nom de domaine Internet "delanoe2012.fr", selon l'agence Reuters relayant le service de presse de la mairie de Paris.
Ce qui fournit une indication sur son absence d'ambition présidentielle, à moins que Bertrand n'aie l'intention d'organiser ses jeux olympiques personnels dans sa bonne vieille capitale.


Loi hors-la-loi

Il va falloir choisir entre deux lois. L'Assemblée nationale va pouvoir s'ennorgueillir du dernier vote de ses députés. A 91 voix contre 45, nos élus viennent d'adopter l'amendement Mariani qui autorise le recours aux tests ADN "afin d'apporter une preuve", à un candidat au regroupement familial, de sa filiation s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou d'un "doute sérieux" sur son authenticité". Avec "le consentement exprès des personnes dont l'authentification est recherchée", est-il précisé. Cela n'allait-il pas de soi?
Le souci est que le Parlement dont la couleur sinon la répartition était la même, avait voté il y a trois ans déjà, une éternité en quelque sorte, une loi dite sur la bioéthique disant :

"L'examen des caractéristiques génétiques d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique."
L'article 226-25 de la même loi prévoit que:  Le fait de procéder à l'examen des caractéristiques génétiques d'une personne à des fins autres que médicales ou de recherche scientifique, ou à des fins médicales ou de recherche scientifique, sans avoir recueilli préalablement son consentement dans les conditions prévues par l'article 16-10 du code civil, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 EUR d'amende."

Prochain sujet sur lequel plancher : quelle interaction dénicher entre regroupement familial et recherche scientifique ou fins médicales ?
Eurêka, j'ai trouvé.  Dans le grand souci de bien-être que notre pays éprouve pour ses populations immigrées, le Gouvernement souhaite combattre la dépression que les membres de familles éclatées pourraient développer. Contre l'anxiogène, la recherche ADN !


Kouchner lutte contre la mal compréhension
Dimanche, notre ministre des Affaires étrangères, déclarait que "le monde devait se préparer au pire", c'est à dire "à la guerre" si l'Iran avait la malencontreuse ambition de se doter de l'arme nucléaire, tout en modérant ses propos en privilégiant la négociation avec la diplomatie perse.
Dans le Figaro, Bernard Kouchner estime que la France doit jouer un rôle d'intermédiaire entre l'Occident et l'Iran. "J'ai été tellement mal compris qu'il est temps de rétablir l'honnêteté et la transparence de ma démarche. Nous ne sommes pas hostiles au dialogue avec les Iraniens, au contraire. Nous l'avons toujours maintenu".
Aujourd'hui, notre French doctor Folamour, comme le surnomme le Canard enchaîné, en visite officielle à Washington, doit rencontrer le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui considère que la diplomatie reste "la meilleure approche" face à l'Iran, même si "toutes les options restent ouvertes".
Comme quoi, tout le monde est d'accord. Il faut né-go-cier. Avant d'éventuellement leur mettre sur la gueule.
Ça va être dur de négocier jusqu'à la fin de la réfection du Charles-de-Gaulle.


Rappelons que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad avait prôné il y a quelques mois la destruction d'Israël et que le général Mohammad Alavi, commandant-adjoint des forces aériennes déclarait mercredi à propos d'Israël : "Nous avons un plan selon lequel, dans l'éventualité d'un geste fou de ce régime, les bombardiers iraniens pourraient exécuter une attaque de représailles contre le territoire israélien".

 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Lundi 17 septembre 2007
Tiens, on sonne !
Qui est l'important importun ?
- L'opportun.
C'est le buzz.
Le buzz me les brise. L'opportun m'insupporte.
Comme des mercenaires, ils sautent sur tout ce qui bouge, les "communicants". Quand la mode sera au suicide, ils réussiront à nous vendre des bagnoles, des dentifrices et des saucissons à consommer avant de passer l'arme à gauche.
"Rencontrez votre dernier platane avec la nouvelle  "C50 Escape"",
"Pour faire passer le goût du cyanure, Parocyanil, mordez la mort à pleines dents",
"Le suicide collectif est plus gai avec quelques rondelles de "Cochonnet. "Cochonnet", le secret des carnages réussis".

Depuis ma plus douce enfance, j'ai été nourri de grandes rasades de Brassens et de forts quartiers de rugby bien saignant. J'ai admiré Walter Spanghero, Jean Gachassin, Jean-Pierre Rives, Serge Blanco, et tant d'autres, les Benazzi, Sella, Saint-André, Villeperux, Albaladejo, Fourroux, Galthié, Bernat-Sales, Garuet... tous gros dégustateurs de cartilages. Pour faire bref, j'aime le rugby.
Mais cette façon de s'emparer d'un événement comme la coupe du monde - organisée en France, certes - pour vendre tout et n'importe quoi, du hamburger à la croissance du PIB, m'agace au plus haut point et serait capable de me gâcher le spectacle. Passe encore de voir quelques montagnes de muscles vanter des chaussures de sport ou des crèmes antibobos. Mais du rugby ici et partout, à propos de tout et de n'importe quoi, me met le moral dans les chaussettes, je ne tourne plus rond, j'ai la pensée ovale, j'ai envie de mettre des bouffes au premier marketteur venu.
Marre, quêteur. Je n'abandonnerai pas un rond pour ta bimbeloterie, tu t'insinues un peu trop loin, un peu trop fortement dans mon champ de vision, dans mon rapport intime avec avec le monde, comme disent les sociologues.
Je te chasse de mon altérité, comme dirait une écrivain à la mode du concentré sur soi-même. Je te plaque, je te désosse.
Tu t'empares du beau, du grand, et tu t'en sers pour de décor pour quinzaine commerciale.
Ce ciment d'hommes qu'est le rugby, tu le taloches sous ce qui les divise, le matérialisme de bazar.
Tu t'appropries, vilain colonialiste, une culture, une Histoire, des noms prestigieux, et tu en fais un cataloque (sic) de mercantis. Calamiteux soliloque de camelot. Pollueur d'âme. Pourrisseur de pensée.
Le Grenelle de l'environnement prendra-t-il en compte notre environnement mental?
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 12 septembre 2007
Notre empereur, Nick the first, considère indigne les disparités entre les régimes de retraite dits normaux et ceux dits spéciaux. Du haut de sa démagogie, Son Altesse s'est adressée au petit et vaillant peuple de salariés du privé, que ce dernier puisse alimenter sa vindicte et sa soif d'égalitarisme, car c'est bien connu, notre empereur aime l'égalitarisme et s'en réclame.
Indigne, donc. Soit.

Et que dire de la chasse au clandestin considéré comme un délinquant, voire un criminel? Qu'on ligote et tabasse, à l'occasion, lorsqu'on les reconduit en avion.
Egalitarisme oblige, l'un vaut l'autre.

Et que dire des manoeuvres visant à substituer la communication (terme utisé pour désigner ce qui relève de la propagande et (ou) de la publicité) à l'information? 
Egalitarisme oblige, l'une vaut l'autre.

Et que dire du plus haut personnage de l'Etat faisant des déclarations sur la pertinence d'un rendu de non-lieu dans une affaire dont l'instruction n'est pas terminée?

Et que dire des services hospitaliers que l'on ferme ou dont on ampute quelques places, par souci de rentabilité?


Et que dire des pourrissoirs que l'on nomme prisons, ou centres administratifs de rétention, où les soins aux malades ne sont pas dispensés?

Et que dire de ces autres pourrissoirs que l'on nomme habitations, insalubres, mais autorisées à être louées chères à des populations pauvres?

Et que dire de la situation des sans-abri, autrefois regroupés sous le terme de quart-monde, celui de tiers-monde évoquant encore trop le luxe? Ne peuvent-ils pas trouver refuge chez des amis généreux possèdant yacht et villas de vacances?


Notre majesté ira-t-elle jusqu'à chercher l'indignité chez nos élus, nos ministres et présidents divers, nos hauts fonctionnaires, nos grands patrons, et prêcher l'égalitarisme? 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 5 septembre 2007
Jean-Marie Bigard, vaillant supporter de Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale, a du vague à l'âme. Il en a fait état avec humour lors de l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1.
Selon ses dires, le comédien n'a pas eu de nouvelles de son champion depuis l'élection.
C'est bien le seul !


Jude Law, qui est un acteur,  a été arrêté par la police britannique pour être soupçonné d'avoir agressé un photographe près de son domicile à Londres. On peut donc être arrêté pour ça !
Même mésaventure est arrivée au garde du corps de Britney Spears. Il aurait fracassé un paparazzi qui aurait pu faire une mauvaise réputation au corps qu'il préservait et qui sortait d'un casino de Las Vegas. Il risque six mois de prison.
Cet été, Sarkozy a frisé la corrrectionnelle. Ouf ! on a eu chaud !


J'apprends avec stupeur que Tobey Maguire (je ne sais pas qui est ce monsieur) a épousé dans la plus grande discrétion Jennifer Meyer (dont j'ignore tout) sur Maui, une île privée hawaïenne. Il faut rappeler, comme le fait la dépêche, qu'ils vivaient ensemble depuis une sacrément jolie lurette et qu'ils ont concrétisé leurs fornications extraconjugales par la naissance d'une fillette il y a neuf mois déjà.
Bref, ils ont régularisé et voulaient être peinards avec leur pote Leonardo Di Caprio, acteur lui-aussi.




par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 4 septembre 2007
Quand un système est jugé mauvais, il faut en changer ou le supprimer, claironnent les zélateurs de l'abandon de la carte scolaire.
Donc, arguant de la liberté dont tout citoyen peut jouir, y compris d'aller faire étudier son enfant là où le parent le désire, le pouvoir en place a décidé de supprimer à terme la carte scolaire, celle-là même qui permettait la mixité sociale. La mixité sociale, actuellement, ressemble à une mayonnaise qui ne prend pas. On aura tôt fait d'en rejeter la cause sur le système éducatif. Idem si des aspects de la situation décrite plus loin semblent déjà actuels. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.
Quelles conséquences possibles, à terme plus ou moins long, recèle ce changement de cap ?
Les élèves seront admis dans tel établissement estimé meilleur que les autres, par sélection, parce que les capacités d'accueil seront limitées. Comme les places seront rares, elles seront chères, loi de l'offre et de la demande oblige, et la sélection d'autant plus rude.
Les meilleurs se retrouveront avec les meilleurs, les médiocres (ceux qui atteignent la moyenne) cohabiteront avec les mauvais, les nuls, les paresseux, les idiots, et les futurs ministres de l'égalité des chances.
En conséquence de la conséquence, la médiocrité s'étendra, s'enkystera, s'organisera.  La loi du plus fort rêgnera. Les crétins costauds et agressifs domineront les faibles abrutis. Devant la recrudescence de violence on trouvera que la solution réside dans la répression, le flicage et les caméras de surveillance. Evidemment, les différences sociales se trouveront d'autant plus visibles et effectives. Le premier vivier de la délinquance sera constitué des émigrés et fils d'émigrés.
Ici, il est seulement question de sélection par les résultats.
On peut également imaginer un autre mode de sélection. Celle par l'argent.
Comme par exemple, un enseignement réservé aux enfants des parents qui auront pu payer des frais d'inscription élevés, si, par hasard, on devait réformer l'Education nationale, en instituant une telle mesure. L'abandon de la carte scolaire permet cette tentation.
Il ouvre également la boîte de Pandore où sommeille la corruption. Quel brave fonctionnaire, directeur d'établissement, recteur ou autre, pourrait jurer la main sur le coeur qu'aucun de ses homologues ne faiblirait pas, face à l'insistance d'un parent aisé lui tendant une enveloppe rebondie, ou d'un notable promettant l'attribution d'un privilège ou qui évoque la menace d'une sanction.
Conséquence de la conséquence : une troisième caste de futurs adultes verra le jour. Celle des imbéciles et voyous aisés. C'est dans ce creuset qu'on dénichera nos futurs dirigeants.

Mais quelle importance, direz-vous, vous pensez que votre enfant fera partie de ces privilégiés qui iront étudier dans un "bon" lycée. De même que mes filles, bien entendu, comme tout le monde, je veux le meilleur pour elles.
Voilà ce qu'il en est, de jouer sur la corde sensible et les penchants naturels de l'Homme.
L'abandon de la carte scolaire va de pair avec celui de l'espace collectif, du bien commun et de l'intérêt public.
A force d'aller à l'encontre de la notion de société, on finira par vivre tout seul derrière son ordinateur. Enfin, ceux qui seront allés à l'école pour apprendre à lire et à comprendre. Les autres accèderont à la télévision et à la console de jeux.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 29 août 2007
Halte au dopage

Guy Roux ancien entraîneur de football a déclaré forfait, qui râlait parce qu'à soixante-huit ans les instances de ce sport lui avaient refusé la possibilité de rempiler au RC Lens, et qui finalement sur l'air de "travailler plus parce que je le vaux bien" avait rechaussé les crampons, comme disent les spécialistes de la spécialité.
Après nous avoir fait davantage sué que le soleil tout l'été, le voilà qui vient se justifier.
C'est à cause des médicaments, qu'il absorbe quotidiennement, que le père Fouettard du footeux renonce aux séances de course à la baballe.
Fainéant, va. Dopé !


Qui peut le plus peut le moins et inversement

Peines maximum, contraintes minimum de l'entreprise, réduction de postes du service public maximum, service minimum, indice de bruit médiatique maximum, impôt minimum.
Ces hauts et ces bas! Ces montagnes russes me filent la nausée. Sans compter que dernièrement les manèges à sensations ne sont guère rassurants. Où est le mur, qu'on ne rentre pas dedans?

Eau Lourde interdite

France 2, sans doute pour complaire à l'épiscopat, avait annoncé sa création, une liaison par avion entre le Vatican et la ville de Lourdes a été inaugurée hier.
Les douaniers français respectueux des normes antiterroristes en vigueur en Europe ont confisqué tous les flacons d'eau que les journalistes disent bénite et que les intrépides fervents espèrent miraculeuse, ce qui n'exclut pas qu'elle puisse également avoir reçu la distinction suprême d'un curé en goguette.
Ces gabelous ont-ils décelé chez ces aficionados de la vierge Marie une propension à l'intégrisme religieux et par voie de conséquence au terrorisme? Ils s'en sont tenus au réglement.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Lundi 27 août 2007
Connaissez-vous Surfing Joe ? Non, certainement pas, et quand je dis certainement, c'est parce que j'en suis certain. Sans-l'ombre-d'un-doutement pas, que vous le connaissez, devrais-je même écrire. Du moins, pas sous ce nom-là. Normal, je viens de l'inventer.
Surfing Joe aime l'Amérique. Il aime les victimes. Et il aime le faire dire. C'est pour cette raison qu'il suit l'actualité de près. Pour toi, cher citoyen. Pour te donner le sentiment qu'il s'occupe bien de toi, que tes affaires sont les siennes, et réciproquement. Tu commences à entrevoir de qui que c'est dont il est question? Tu as du flair, toi.
Surfing Joe est un type formidable et son équipe n'est rien moins qu'épatante. Pour tenter d'exister dans l'ombre du petit chêne, les arbrisseaux de moindre acabit doivent pousser à sa manière. Et sa manière, il la tient d'une chanson qu'il fredonne tous les matins en se rasant et pas qu'en se rasant :

Parlez-moi d'moi, y a que ça qui m'intéresse
Parlez-moi de moi, y a que ça qui me donne l'émoi


Surfing Joe a de grandes oreilles. Une de chaque côté de sa tête. Il s'en sert pour écouter la radio et regarder la télé.
Je sais, ce dernier point tient de la performance, mais Surfing Joe a de la ressource. Il était avocat. En bon bavard, il ne fait qu'écouter si ce qu'il a dit a bien été répété.
Surfing Joe a bien compris que les autres gens ne différaient pas de lui. Pas sur ce registre, du moins. Alors, il s'intéresse à ce dont on parle. Du coup, on s'intéressera à lui. Ce grossier s'invite dans la conversation, c'est le coucou de l'info.

L'Europe fait des pieds et des mains pour secourir des otages menacés d'être exécutés. Surfing Joe apparaît en fin de parcours pour rafler la médaille.
Un pédophile agresse un enfant, Surfing Joe reçoit les parents, puis dégaine une loi.
Un clébard mal élevé croque une fillette, l'équipe de Surfing Joe considère qu'il faut une réglementation plus sévère.
Surfing Joe s'attelle à la tâche si elle a fait l'objet du sommaire du jité, le soir à TF1 ou France 2 et qu'on en a entendu parler à Europe 1.
Si tu as un problème, citoyen, débrouille-toi pour faire la une du jour, Surfing Joe pointera son museau et dira ce qu'il faut faire pour le régler. Si ton problème t'a bien amoché, il viendr même te serrer la main devant la France émerveillée de tant de sollicitude.
Mais attention, faut que ça saigne.
Eh bien oui, on n'a rien sans rien, faut y mettre du tien! Que ça émeuve la mèmère et le cadre moyen. Que le bourgeois ait des sueurs froides et l'ouvrier des envies de meurtre. Faut que les yeux s'écarquillent à l'annonce de la solution, sinon, ça servirait à quoi que le Résident de la Raie publique, son premier maître d'hôtel et toute la cambuse, ils se décarcassent ?
Faut que le sujet file des hémorroïdes à la populace, qu'on s'indigne, qu'on grelotte de rage ou de terreur - ou du moins qu'on frémisse du fignedé à la simple évocation de la chose inadmissible.
Attends, camarade, on ne fait pas le numéro, s'il n'y a pas de spectacle. Show must go on, mais si la salle est pleine. Et si la salle aime le granguignol, on ne va pas lui refiler de la tendre bluette ou du Brecht.
Si tu n'es que chômeur, tu ne feras pas une demi-ligne dans un gratuit cantonal. Pas une virgule à la radio.

Alors, les agents délégués des sous-fifres des assistants des larbins de Surfing Joe te répondront: "Quoi? Tu es encore au chômage? Mais vous êtes de moins en moins nombreux. Faudrait peut-être se lever plus tôt pour trouver du boulot... Du travail, encore faut-il en vouloir pour en trouver un... Les chiffres baissent, et toi, tu stagnes. Es-tu sûr de faire tout ce qu'il faut?"  
Avec tout ce qui se passe de grave dans le monde, t'as pas honte d'avoir un bête souci d'emploi? Citoyen, tu n'es pas sérieux. Allez, allume ton poste, et fais comme moi. Je suis dans l'attente. L'expectative extatique, j'halète d'impatience gourmande.
Que va faire Surfing Joe? Une loi sur la limitation de la capacité des congélateurs ?

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 23 août 2007
Pierre le Grand (1672-1725), tsar de Russie avait de grandes visées pour son pays. Il en fit le premier Empire russe. Modernisateur, il réforma l'armée, le commerce, l'industrie, l'école. Ses réformes n'eurent pas toutes d'heureuses conséquences. Les taxes draconniennes imposées aux riches entrainèrent une coupe réglée du sort des paysans à travers un retour au servage. L'édification de la ville de Saint-Petersbourg sur des marécages coûta la vie à cent mille ouvriers. Les guerres de reconquète contre l'Empire ottoman et la Suède furent longues et sanglantes pour les protagonistes et leurs alliés, mais permirent à la Russie d'étendre son territoire et son influence en Europe.

Après avoir conquis le pôle Nord, par le fond grâce à un petit drapeau en titane, avec le même incroyable aplomb qui fit Armstrong poser un drapeau américain sur la lune, les Russes ont droit à une autre manifestation du désir de puissance des maîtres du Kremlin. Un immense drapeau (400 m2) a été déployé sur une rive de la rivière Moscova à l'occasion de la Journée du drapeau, fête nationale devenue traditionnelle depuis qu'Eltsine l'a instaurée.
"Notre drapeau tricolore bleu-blanc-rouge est apparu en Russie sous Pierre le Grand. Le pays a ensuite connu divers périodes et les symboles de l'Etat n'ont pas changé", a commenté M. Gryzlov, le président du Parlement.
Avec cet appel au drapeau, devrait-on se méfier d'éventuelles velléités expansionnistes de la part des autorités russes ?

Chez nous, ça se passe dans les stades. On y distribue quelquefois des drapeaux tricolores.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 21 août 2007
Une publicité passe actuellement sur nos écrans de télévision, qui vante un jeu à utiliser sur une console dont j'ai oublié le nom, consistant à "calculer l'âge de nos cerveaux".
On voit une actrice spécialisée dans les rôles de cruche gentillette, Michèle Laroque, emploi qu'elle tenait dans les deux pièces de Pierre Palmade sur la vie de couple avant et après divorce. Le personnage est léger, pas complètement imbécile, mais on sent bien qu'elle puise davantage son pouvoir de séduction dans les interrogations (et la certitude) qu'elle suscite concernant sa compréhension des choses, que dans celles qu'elle pose sur le sens de la vie. Bref, elle tient à merveille le rôle de ravissante idiote.
Dans le film publicitaire, rebelote. Dans le métier de la communication, quand on tient un poncif on ne le lâche pas. Jamais, il ne faut enlever une étiquette à un acteur, c'est contreproductif.
Revenons au spot.
Cette femme, qui a depuis longtemps évacué ses problèmes d'acné juvénile, joue sur sa console à calculer l'âge de son cerveau. Le questionnaire rempli, le logiciel rend son verdict irrécusable : elle a un cerveau de soixante-deux ans. Elle est stupéfaite, en reste interdite quelques instants, puis, comme elle a de l'humour, elle égrenne un petit rire de femme seule, et prise d'une saine envie de revanche, tente de nouveau une partie sur le thème : "Ah elle est bien bonne, celle-là, soixante-deux ans, on va voir ce qu'on va voir, je vais me la faire, la machine."
D'où on comprend qu'avoir un cerveau de soixante-deux ans est considéré par le "créatif", que dis-je le créatif, le génie, plutôt, qui a pondu cette publicité, par ses responsables, ses patrons, leur client (dont je ne me rappelle pas le nom) qui ont validé ce petit film, correspond à un état de fait, somme toute, assez honteux.
Soixante-deux ans, pour un cerveau, ne semble pas le bon âge. Ca sent l'alzheimer commençant, l'inopiné, mais régulier pipi dans le fauteuil Stannah, le radotage, la branlette insidieuse et mollassonne (pour les hommes) dans le dos de l'assistante ménagère. Soixante-deux ans, ça pue le verre à dominos sur la table de nuit, les épisodes répétés de Derrick que la sieste prive de dénouement, ça évoque le fibrome, les bas de contension, les oeils de perdrix autrement dénommés "hallux valgus".
Jamais il ne serait venu à l'esprit du publicitaire ou du vendeur de consoles que l'âge est synonyme de culture, de sagesse.
L'âge, se vend bien (et cher) pour le vin, le whisky et les assurances de prévoyance-obsèques. En effet,  histoire de ne pas coûter un rond aux "jeunes" le jour où il faut vous envoyer au pourrissoir, on a intérêt à se présenter, avec sa bonne vieille pension, à un marchand de cercueils par anticipation.
Le cerveau à partir de soixante-deux ans, avant peut-être, ne vaut pas tripette.
D'ailleurs, on s'en rend compte facilement, à Noël, c'est toujours à Papy qu'on s'adresse pour se faire offrir la dernière console de jeux à la mode.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 17 août 2007
J'utilise Me.dium









Cette extension, qui s'installe dans Firefox, place un volet latéral dans la fenêtre du navigateur, dans laquelle vous voyez qui sont les autres personnes (qui utilisent Me.dium) présentes sur le site que vous visitez.
Grâce à une zone de chat, vous pourrez dialoguer avec elles ou avec vos amis connectés, dont vous pouvez suivre le surf.
Comme dans toute messagerie instantanée, on dispose de diverses options de visibilité.

Bref, si vous souhaitez me contacter, par exemple, après vous être inscrit gratuitement ici, branchez votre Me.dium, et vous me parlerez sans avoir à faire tourner de table.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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