Bienvenue

Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Vendredi 27 avril 2007
Sarkozy, lors de son déplacement du jour en Auvergne, s'est offert un petit bout de Charasse.
Ce ne serait pas le genre de Nicolas d'aller draguer un élu de l'opposition, lui qui s'indigne des propos de Bayrou quand celui-ci l'accuse de pressions sur les médias à l'occasion de l'organisation d'un débat entre le leader centriste et la candidate PS.
D'ailleurs, personne ne parle non plus de pressions faites par l'UMP sur les actuels députés UDF, pour les futures élections législatives.
Quand au SNJ, syndicat national des journalistes, pluraliste et majoritaire au sein de la profession publie ce texte :


Débat empêché, démocratie bafouée !

Avec le pitoyable feuilleton du débat empêché entre Ségolène Royal et François Bayrou, les médias se trouvent une nouvelle fois au cœur d’une des bavures majeures de la campagne électorale.

L’arithmétique pointilleuse du CSA d’un côté, le poids des sympathies auprès du candidat Sarkozy de l’autre, font que le devoir d’informer subit une entrave insupportable dans une démocratie comme la nôtre.

Les concentrations excessives dans la presse française ; les amitiés particulières entre le monde politique et les directions des médias ; la façon dont sont nommés les membres du CSA, jettent la suspicion sur tout un secteur professionnel et constituent une atteinte directe au droit légitime des citoyens d’être correctement informés.

Le SNJ, premier syndicat chez les journalistes, dénonce avec vigueur ce déni de démocratie. Cette situation le conforte dans sa lutte pour une véritable indépendance des médias, des équipes rédactionnelles, et l’inscription dans la Constitution du droit à une information honnête, complète, pluraliste et indépendante des pressions politiques.



A propos de Michel Charasse, le chef de l'UMP déclare : "Michel Charasse est l'expression d'un socialisme qui a le sens de l'Etat, il a le sens du respect des personnes".

Il est évident qu'il ne pouvait manquer de visiter une telle personnalité à ce moment de la campagne, quitte à dilapider son temps précieux. Il y a des priorités dans la vie, qu'il convient de respecter au plus haut point. Comme, pour un candidat de l'UMP, de rendre visite à un socialiste pur jus qui a le sens de l'Etat.
Heureusement que Sarkozy se déplaçait en Auvergne, il aurait été prévu qu'il s'arrêtât sur l'île de Ré, il n'aurait manqué de saluer Lionel Jospin.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 26 avril 2007
Son parcours, il le boucle en à peine plus d'une heure et demie. Il fait un petit tour de Terre, puis il repart dans sa course étudier notre bonne vieille planète. Et il travaille. Il scrute, effectue des mesures, analyse, prend des photos, transmet ses images et les autres données (78 types de mesures)  qu'ont pu lui fournir ses dix instruments d'observation.
Lui, il s'appelle Envisat. Il tourne autour de nous, à quelque 800 km, lancé en 2002 par l'Agence spatiale européenne, et prend la température des océans, observe les courants marins et les espèces qui les fréquentent. Il rend compte de la déforestation, des pollutions de toutes sortes, du trop plein ou du manque d'eau au sol, il calcule l'évolution du trou de la couche d'ozone, de la fonte des glaces, il compte les ouragans et localise tremblements de terre et éruptions volcaniques.

Envisat ne chôme pas.
Et pas davantage les 900 chercheurs réunis cette semaine à Montreux, en Suisse, non pas pour le festival de jazz, mais pour y exposer leurs résultats et leurs analyses à l'occasion d'un symposium qui s'imposait.
Leur constat n'est pas brillant. Leur constat est inquiétant. Leur constat est catastrophique.
Ainsi, nous dirons que leur constat est préoccupant.
Suffisamment pour que le conseil de sécurité de l'ONU débatte du réchauffement climatique.

Comment mincir de 150 milliards de tonnes en un an ? En faisant fondre sa glace, répondra le continent blanc. C'est ce que perd l'Antarctique en ce moment présent.
Comment bronzer rapidement ? En élargissant encore un peu le trou de la couche d'ozone, les rayons ultra-violet passeront mieux et en plus grand nombre.




Ces gros points rouges représentent les points chauds de la planète. En Afrique de l'Ouest et au Brésil, ce sont des forêts qui brûlent, augmentant la quantité de monoxyde de carbone et diminuant la capacité de la planète à l'absorber.




La mondialisation est une chance pour nous disent les tenants du libéralisme, la Chine est un immense marché potentiel, c'est justement au-dessus de ces nouveaux centres économiques que se concentrent dangereusement les émissions de dioxyde d'azote et de soufre.



Les chercheurs dont les plaisantins (qui voudraient les voir chercher essentiellement pour la sacro-sainte "entreprise") disent d'un ton badin qu'ils feraient mieux de trouver au lieu de chercher, ont justement fait une découverte. Elle tient en cette phrase, courte, percutante : Nous sommes des calamités. Une de plus.

Mais heureusement, nos présidentiables n'ont-ils pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot ?


Photos : ESA
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 25 avril 2007
J'ai reçu de mon ami Bibi – vous n'en saurez pas plus sur ce personnage, sinon qu'il est intermittent du spectacle* – cette affiche, parodie qui circule sur Internet ces derniers temps.


Elle me rappelle celle-ci, bien plus réjouissante :



On mesure combien le monde a changé en plus de vingt-cinq ans.



_______________________
* Les intermittents du spectacle attendent toujours
un message fort (et des actes) de leur ministre pour
leur survie dans le métier qu'ils ont choisi.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 24 avril 2007
Qui, parmi les anars, les misanthropes, les déçus de la gauche, les allergiques à la droite, ceux qu'insupporte l'extrême-gauche, les indécrottables anticommunistes primaires, secondaires, tertiaires et supérieurs, ceux qui considèrent l'extrême droite comme une maladie mentale, n'a rêvé un jour de s'exiler avec sa petite famille dans une île déserte, s'écarter du monde rugissant, sans haine des cons, mais pas résigné à les subir.
Certes, les cons brillent par leur diversité, et jamais on n'échappe à l'occasion d'en grossir le nombre.
Comme les oiseaux de Chaval, l'homme est un con. Disant cela, je n'exclus bien évidemment pas les femmes. L'homme est générique. Un congénère, en somme.

Hélas, chacun n'a pas une île déserte à sa disposition pour s'y retirer afin de s'aérer les neurones.
D'autant que de nos jours, l'île déserte, n'a aucune commune mesure avec ce qu'elle fut. Jadis, des navigateurs, flibustiers, pirates, s'y trouvaient abandonnés par le fait d'un naufrage ou de la décision d'un équipage hostile. Aujourd'hui, l'île déserte est accessible via le satellite, à tous par google earth et autres inutilités, et si les visiteurs non désirés ne se comptent pas encore physiquement par milliers, leur collatérale présence s'impose quotidiennement par ce qu'ils ont de pire : leurs déchets. Ils vous assènent leur vie à distance, à coup de cannettes de soda ou de bière – sans message désespéré glissé à l'intérieur – de bidons, de sacs en plastique, de bouts de trucs et de machins décolorés par le sel.

C'est ainsi qu'en trois jours, les oiseaux de Tetiatora, un atoll des Iles du vent, en Polynésie française ont vu plus d'une tonne de détritus "nettoyée" par les membres de l'association "Te mana o te moana", accueillie par Teihotu Brando, le fils du sublime acteur qui avait acheté cet atoll dans les années soixante.

C'est tellement plus simple de se débarrasser des verrues de notre société de consommation en leur faisant faire trempette dans l'océan...
Elle était si fraîche, cette bière. Après nous, le déluge. Et d'ailleurs, nos présidentiables n'ont-ils pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot ?
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 23 avril 2007
Tout va bien, dormez en paix, braves gens.
En voyant quasiment vide la salle où devaient se réunir les fâcheux pour applaudir leur guide, je me suis dit qu'il allait se passer un gros coup de Trafalgar. Pas plus confiant que ça dans le vote des Français, je m'imaginais que des hordes de nationalistes s'étaient donné rendez-vous au quatre coins de la capitale pour défiler en masse le long des avenues avant d'acclamer leur leader proclamant la révolution nationale, comme il en avait menacé la France, à mots dissimulés, il y a de ça plusieurs années.
A 19 heures 30, les commentateurs s'en faisaient l'écho, il se passait quelque chose de pas ordinaire, Le Pen déjà en retard, décidait de décaler son départ du Paquebot. Probablement, il adaptait son intervention. Il n'allait tout de même pas être élu du premier coup!
Etrange, les commentateurs affichaient un bon sourire, surtout celui de la ravissante Elise Lucet. Pas de militant attendant le chef suprême, le menhir est lourd à déplacer … La bonne blague, c'était qu'il ne réunissait qu'à peine plus de  10%. Mains propres, tête haute, mais la queue entre les jambes.
20 heures. Les premières estimations nous apprennent le classement.
Sarkozy – Royal – Bayrou. Tout va bien, dormez en paix, braves gens.
Tout le monde est content, moins d'abstention qu'à l'habitude, participation monstre. On attend les réactions de tous les candidats et surtout des vainqueurs.
Il ne faut pas attendre longtemps pour que quelques cadres du PS draguent en direct le troisième homme, et que dans le même temps, quelques cadres de l'UMP s'en émeuvent et en fasse autant. La danse continue.
France 2 scénarise à mort les trajets en voiture. Celui de Le Pen d'abord, mais surtout celui de Sarkozy, tel un Chirac vainqueur du second tour. Ils le voient déjà en place, ou je me trompe?
Et puis vient le temps des discours. Brillant dans l'expression, Sarkozy, il veut réunir. Il parle ouvriers, salariés, débat d'idées dans le respect de chacun. On pourrait croire qu'il est sincère et fair-play. Il ne parle pas de l'environnement, il ne parle pas de ses amis puissants chefs d'entreprises cotées très haut à la Bourse et de ses amis très influents dans les médias.
Plus tard, celui de Ségolène. Son débit lent et haché, aux phrases tombantes, m'épuise. Elle donne l'impression de peiner à lire son discours. Est-ce un défaut de talent d'orateur ou une volonté de se faire comprendre par le plus grand nombre, une sorte de nivellement du message politique.
Immédiatement, il se trouve un journaliste sur plateau pour demander à François Hollande de s'expliquer sur son "air inquiet". Enterrement de première classe en direct et en une phrase. Mais le premier secrétaire du PS n'est pas un nigaud et arrive à rebondir. A l'UMP on a sans doute repéré la petite perfidie du commentateur, peut-être sera-t-on reconnaissant.
A l'UDF, on a le sourire. Ça biche au centre droit. Bayrou ne sera pas président, mais il est l'élu. Les deux prétendants ont, pour son électorat, les yeux de Chimène.
Viendra vite l'heure des négociations fines et fructueuses.
Tout va bien, dormez en paix, braves gens.
Il ne faut néanmoins pas oublier que chacun des finalistes a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, promis un grand ministère d'Etat, un premier Ministre bis, à l'influence considérable…

Le sereno passe :
"Tout va bien, dormez en paix, braves gens".

 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 20 avril 2007
A votre avis :
selon le résultat électoral de dimanche soir,
quel titre arborera votre quotidien lundi matin ?

Royal / Sarkozy
Un vote sans surprise

                           


Sarkozy / Bayrou
Les frères ennemis

                           


Royal / Bayrou
La France tranquille

                           


Royal / Le Pen
La belle et la bête

                           


Sarkozy / Le Pen
La gauche maudite 2 – le retour

                           


Bayrou / Le Pen
Duel d'outsiders


IM : carnetsdelours@yahoo.fr
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 20 avril 2007
Qu'est-ce qu'ils vont devenir, la semaine prochaine, tous ces blogs militants?
Que va-t-il en advenir, des "désirs d'avenir", une fois Ségolène dans les choux, battue par un Bayrou et un Le Pen?
Passé le temps des geignardises, des accusations des récriminations à ceux qui n'ont pas mené une campagne franche en faveur de la zapatera, après avoir fustigé le bon peuple d'avoir voté avec son coeur plutôt qu'avec sa raison. Après avoir une fois de plus sermonné en scandant vote utile, vote utile, en bon colonisateur socialiste de la pensée. Ils vont en faire quoi, de leurs sites? Dépolluer la toile? Et leurs sales méthodes marketing de propagande dont ils ne se rendent pas compte qu'ils flinguent l'essence même du socialisme, ils vont les analyser et les remettre en cause?

Les bayrouistes, continueront-ils de draguer l'internaute, à la sauce interactive sur un mode raccolage à la Meetic, si leur crack n'arrive pas placé dans la première de dimanche, si l'outsider se révèle davantage rossard que fringant? Vont-ils se reconvertir au e-commerce de tracteurs?













Les sarkozistes branchouilles, continueront-ils d'expliquer l'économie libérale en version web 2.0, de seriner qu'ensemble tout devient possible à condition que le travailleur travaille plus, quand l'entreprise l'exige et de ne plus travailler quand l'actionnaire décide de gagner plus. Lorsque pas qualifiés pour la finale, les umpistes devront faire allégeance à quelqu'un, iront-ils chercher pitance près de la table lepéniste ou centriste?

Et s'il ne réédite pas son coup de 2002, la pupille du nationalisme, le menhir des côtes bretonnes, en champion de l'héritage, lèguera-t-il tout son bagage à la Marine, avant l'aller manger des frites chez Gégène (dont il est le roi)?

Une rumeur circule dans toutes les rédactions.

Dimanche, deux ambitions suprèmes seront frustrées.
C'est peu, c'est déjà ça.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 19 avril 2007
Réveil. Déjà l'indécision.
Café noir avec tartines ou chocolat plus brioche? Avec ou sans sucre? Confiture de lait, de mirabelles ou de fruits rouges?
Jus de pamplemousse, jus d'orange? J'hésite.
Se raser ou pas? Savon de Marseille, ou gel douche? A moins qu'un bain.? Chemise ou tee shirt?
Le chat a faim. Croquettes et sachet, pour le coup, je n'ai pas d'alternative, il lui faut les deux à la chérie. J'ai juste à choisir entre viande en sauce ou poisson en gelée. Je lui tends les emballages, je montre les photos des plats, je commente. Moyennement motivée, elle ne s'intéresse à ce genre de gesticulation qu'une fois le paquet ouvert. Elle ne miaulera que lorsqu'elle verra que sa bouffe est hors de portée, mais disponible.

Départ pour le boulot. File de droite ou file de gauche? Loi de Murphy. Ça n'avance que dans celle que je viens de quitter. Les motards me remercient de m'écarter. Sympas. Pas les scooters. Les scooters sont les taxis des deux-roues. Ils râlent et ne disent pas merci. Je ne les écrase pas pour autant. Magnanime, je suis. Arrivée à Puteaux. Hauts-de-Seine. Hauts les Corses. Haut-le-cœur.
La ville fait des travaux, les ouvriers et leur matériel de chantier occupent les quelques places non payantes. Je tourne. A droite ? A gauche ? Un peu partout, le long des trottoirs, on a posé des panneaux d'interdiction de stationner. Je me range entre deux d'entre eux. Avec un peu de chance... pas de contredanse.
Un petit café avant d'embrayer. La brasserie du coin ou le petit rade face à l'église? La brasserie fait marchand de journaux, mais j'ai déjà acheté le Canard.
Je transporte mon quintal de viande avec os. Sucre ou pas, dans mon petit noir? Aggraver le verdict de la balance ou me laisser aller à mon bon plaisir?

Arrivée au bureau. Sourire ou faire la gueule? Plaisanter comme si cela m'était égal de me retrouver une fois encore inscrit sur un plan social – ça m'est égal – ou afficher le masque de circonstance du type qui angoisse de bientôt aller pointer au chômage – j'angoisse – tout en sachant que ce n'est pas demain qu'une gentille directrice des ressources humaines me proposera de signer un contrat à durée indéterminée. Toute mon ambivalence se révèle. Dans l'absolu, je m'en fous, dans le relatif, j'ai le bourdon.
Et puis ce choix: ARE ou CRP. Huit mois d'indemnités maximum ou huit mois d'indemnités? Le tout à cinquante-sept virgule six pour cent de mon actuel salaire brut (ou cinquante-six virgule sept, je ne sais plus). Augmenter ou non d'une unité les chiffres du chômage? Borloo, Villepin, vous voulez m'aimer?

Jour de bouclage, on sera dans les temps, j'y croyais moyennement. Encore un exploit. On a les performances à sa mesure.
Sonne l'heure de déjeuner. Avec les collègues, on se demande bien où aller. Turc, Chinois? Le restaurant où on sert les bons tagines ou le bistrot qui n'arnaque pas sur les salades?
Reprise du boulot. Des corrections, des erreurs pas vues. Même pas imaginées. C'est le dernier. Fin de série. J'aime bien mes collègues. Le journal, je m'en fous. Au fond., ce qui me touche le plus par rapport à ce titre, c'est que la direction et certains services ne l'ont pas porté, l'ont condamné, l'ont enterré avant qu'il soit froid.

Dernier papier: à côté de l'ours, l'édito du rédacteur en chef. Je glisse un mot personnel et amical dans l'ours. Personne ne le lira. C'est juste pour moi. C'est la tradition. – La mienne – Mail de la directrice générale du groupe. Elle invite l'équipe à déjeuner un jour prochain. Pour finir ce numéro en beauté, le rédacteur en chef débouche une bouteille de champagne, la directrice générale est conviée. C'est une Anglaise pas désagréable, plutôt sympathique. Elle avise les photos de mes filles, me demande leur âge. Neuf mois. Des jumelles, oui, j'étais indécis aussi, ce jour là.
"Ça fait combien de temps que vous travaillez ici?
— Huit mois.
— Ça ne fait pas longtemps…

J'hésite. Coup de latte ou coup de boule? J'opte pour la civilité et le pacifisme. Les Anglais, ça se dépouille sur un terrain de rugby, les Anglaises dans une chambre d'hôtel.
Un trait d'ironie, tout de même. Je lui offre le dictionnaire des difficultés de la langue française. Elle veut qu'on le lui dédicace. Il faut toujours garder un souvenir des morts!Good bye farewell. Je ne suis pas sûr de la signification, mais je me sens très Robert Surcouf sur ce coup-là. Pas de simagrées. Adieu, c'est adieu.
Retour au bercail, après la rédaction de ce billet.
Soirée télé solitaire en perspective (ma petite famille est chez Mamie, loin, à Nîmes) peut-être vais-je finir très tard la lecture du Canard et d'un bouquin. Bonsoir au matou. Remplissage de gamelle au cas où.
Préparation du dîner. Côte de porc ou côte d'agneau? Beurre ou huile d'olive? Beaujolais ou Chinon? En tout cas pas du Volnay.
Le choix du vin est toujours important. Pour quoi d'autre hésiter? Je ne vois pas. Pourtant, il paraît que nous sommes des millions d'indécis.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mardi 17 avril 2007
La vieillesse est un naufrage, à TF1 comme ailleurs. Les deux figures emblématiques de la chaîne privatisée en 1986 partent à la retraite à peu près en même temps que celui qui, Premier ministre à l'époque, l'avait tirée du service public pour la vendre au groupe Bouygues. Nul ne doutera que Patrick Le Lay (p-dg), Etienne Mougeotte (vice-p-dg et dg des programmes) et Jacques Chirac sauront trouver une activité agréable et prestigieuse pour occuper leur temps retrouvé, et peut-être bien dans un domaine proche de leur dernier sacerdoce.
Mais ont-ils conscience ces sommités incomparables, ces phares de la vertu, ces guides de la démocratie, que leur succéder ne sera pas chose aisée?

Et si, à TF1, on devait rompre à tout jamais avec le mieux disant culturel? Et si l'information devait se trouver dévolue aux ambitions d'un seul homme? Et si les divertissements devaient viser les plus bas instincts des téléspectateurs?
Et si, à l'Elysée, on s'apprêtait à remplacer Crassus par Jules César? Un César prédisposé à devenir Caligula ou Néron.

Il est urgent de rendre nos cerveaux disponibles… à la réflexion.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 16 avril 2007
Si on en croit l'agence Associated Press, certains joueurs américains parient en ligne de l'argent sur les effets cataclysmiques du réchauffement climatique.
3.000 parieurs auraient ainsi misé (sur le site américain "betus.com" que Manhattan sera submergé d'ici à la fin 2010. ou sur la date supposée de la disparition des ours polaires.

Tout est bon dans le pognon.
A quand la fin de la monnaie par combustion spontanée ?

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
referenceur sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus