Bienvenue

Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Lundi 16 avril 2007
Ce matin, Laurence Parisot, présidente du Medef, fait la une des Echos à travers ce titre repris d'une de ses déclarations au quotidien: "Aucun candidat n'a compris le libéralisme".
Car, c'est bien connu et on s'en rend compte chaque jour: "le libéralisme est un facteur de progrès social". Chômeurs et salariés au bord du gouffre, vous n'êtes pas des gens sérieux, vous ne comprenez rien à rien.

Dans cette interview, elle précise à propos des parachutes dorés qu'empochent les patrons sur le départ (quel que soit leur degré de comprétence ou de réussite) "qu'il faut expliquer au grand public" (au cas où ce dernier n'aurait déjà compris) qu'il s'agit (les parachutes dorés) "d'une compensation au statut de dirigeant révocable à tout moment. C'est aussi une sécurité qui réduit l'angoisse et qui laisse l'esprit du dirigeant plus libre d'élaborer et de défendre la bonne stratégie, même si elle est audacieuse et peu convenue"
C'est beau comme du Danton, si ce dernier avait siègé au conseil d'administration de BNP-Paribas. Il est vrai qu'on ne mesure pas suffisamment l'angoisse du p-dg d'une entreprise du CAC40 par ailleurs, membre du conseil d'administration d'une autre entreprise du CAC40, membre du directoire d'une troisième société cotée au CAC40, coopté par un alter ego pour sièger au conseil d'administration d'une entreprise qui ne va pas tarder à faire partie du CAC40.

Dans la même interview, Laurence Parisot (qui apparaît croquée telle une sainte, par un dessinateur non cité) "personne d'autre que le conseil d'administration ou l'assemblée générale n'est capable d'évaluer si une indemnité est décente et légitime au regard du travail accompli."
Ce qui équivaut à dire : "ne vous mêlez pas de nos petites affaires entre amis du même monde", même si elle reconnaît qu'EADS a certainement des progrès à faire en matière de gouvernance (d'entreprise)".

Enfin, se disant prête à travailler avec la prochaine équipe gouvernementale (l'argent n'a pas d'odeur et sait, à l'occasion, ne pas distinguer les couleurs), la présidente de l'Ifop nous confie cette perle rare: "Par définition, les sondages ne se trompent jamais. Car ils n'ont pas vocation à prédire. Ils donnent la meilleure approche possible non pas du comportement final de l'électeur dans l'isoloir, mais des intentions de vote au jour le jour".

C'est l'aveu d'une totale inutilité des sondages pour ceux qui sont amenés à les lire (Pas pour ceux qui les commandent ni ceux qui les publient, puisqu'ils influent, paraît-il sur l'opinion).

Nous sommes tellement imprévisibles, tellement volages, notre pensée est à tel point fugace… C'est vrai, quoi, on change d'opinion comme d'employeur.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 13 avril 2007
Et s'il avait les flubes, le Napoléon des quartiers à yorkshires? Je ne parle pas du trouillomètre stagnant aux alentours de 0° quand il s'agit d'aller guignolader sur la dalle d'Argenteuil ou dans une quelconque cité Gagarine. Je parle de chiffres, puisqu'apparemment dans ces têtes qui pensent, même quand on ne les rase pas, tout est affaire de chiffres, d'indices, de pourcentages. Les chiffres n'étant pas des mots, on peut aisément parler en leurs noms, dissocier ce qu'ils indiquent, c'est une question de mesure. Mesure gouvernementale, il va de soi.

Ainsi, les chiffres du chômage, sans être "trafiqués" vont indiquer un certain nombre de demandeurs d'emploi. Un demandeur d'emploi étant une personne qui dans l'absolu ne travaille pas, même quelques heures, qui n'est pas en formation, qui n'est pas à la retraite, qui n'est pas malade, c'est une personne qui est indemnisée par l'Assedic. Qui touche le RMI n'est donc pas un demandeur d'emploi. Une personne que l'on vient de licencier pour motif économique se voit proposer un choix.
Soit, elle prétend à l'ARE (allocation de retour à l'emploi), soit elle signe une CRP (convention de reclassement personnalisé). Dans le premier cas, elle viendra gonfler le nombre de demandeurs d'emplois, dûment répertoriés dans "les" chiffres du chômage, dans le second, elle sera considérée comme "stagiaire en formation professionnelle" et disparaîtra des statistiques qui chatouillent M. Borloo avec deux O (OO : ce qui ressemble à s'y méprendre à un double zéro).
Tel est le choix qui m'échoit. Nous serions entre 300 000 et 400 000 à avoir intégré ce dispositif… Mais fi de ces digressions.

S'il avait les chocottes, Nicolaus Caesar, de ne pas figurer au second tour de l'élection présidentielle? Si le gros vieux vilain borgne de Saint-Cloud venait comme il y a cinq ans, tenter le coup du siècle? Face à Bayrou. (On s'attend à ce que Besancenot fasse un "carton" à gauche, serait-il étonnant que Ségolène soit absente?)
S'il avait des chiffres – non publiés, s'entend – qui démentent l'interminable liste de sondages qui le donnent gagnant loin devant Royal?
Sinon, qu'est-ce qui aurait poussé ce leader incomparable, déjà vainqueur à, dans un élan voltairien de démocratie, garantir à Le Pen les signatures d'élus qui lui manquaient, par l'entremise de Nadine Morano, Jean-Claude Gaudin et consorts. La perspective d'un second tour où les voix FN viendraient à manquer, comme l'analyse le Canard Enchaîné? Peut-être.
Mais encore, pourquoi radicaliserait-il, en flirtant avec la droite de la droite, son discours au risque de se détacher des anciens centristes déjà acquis et des gaullistes historiquement récalcitrants?
Comment imaginer qu'il ignore, lui qui a plaidé pour le Oui au projet de Constitution européenne et qui s'apprête à le faire adopter par le Parlement, une fois élu, que les électeurs du FN sont particulièrement opposés à l'Europe de Maastricht. Ce n'est pas un atlantiste, européen à talonnettes qui va les convaincre que Bruxelles est la capitale dont ils rêvent.
La seule stratégie qui puisse faire venir à lui les petits enfants d'Aussaresse, c'est d'empiéter sur le terrain de l'immigration et de la délinquance et de promettre de la proportionnelle aux législatives.
En ce qui concerne l'immigration, Sarko a déjà prouvé son savoir-faire, entre discrimination positive (où subsiste la notion de discrimination), immigration choisie, et chasse aux clandestins de tous âges.
Pour ce qui est de la délinquance, autant éluder le sujet. Histoire de ne pas ternir son bilan à l'Intérieur, on pourra considérer la criminalité comme un aléa génétique du genre humain. Sarko n'y peut, depuis qu'il a découvert ce triste chromosome, pas grand chose Et Le Pen non plus d'ailleurs. (Ne manque plus que la photo choc du vilain gène de pédophilie dans Paris-Match).
La dose de proportionnelle aux législatives tellement revendiquée par le FN fait partie de l'ordre du jour des promesses, voilà qui est fait.
Ne reste plus maintenant qu'à interpeller le citoyen, lui faire humer les effluves âcres de sa peur, lui indiquer que la bête immonde progresse, par voix de sondage, évidemment. Placer Le Pen dans le tiercé de tête, pourrait faire jouer le vote utile à droite qui limiterait les votes de protestation.
Ne pensez-vous pas que Le Pen va sensiblement monter dans les sondages, dans les jours à venir?

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 12 avril 2007
Sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a déclaré: "Je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas, je ne vous trahirai pas parce que je mesure le fossé qui s'est établi entre une partie des responsables politiques et le peuple français".

Copé avait déjà commis un livre intitulé "Promis, j'arrête la langue de bois", ce doit être le genre d'humour qu'on aime à l'UMP.
Puis, plus Caliméro que l'original, Sarkozy a dénoncé le fait que François Bayrou "prononçait des insultes à [son] endroit tous les jours", que Ségolène Royal le disait "brutal et antipathique" et que Jean-Marie Le Pen "contestait même [sa] francité".

C'est trop inzuste,

Avant d'ajouter : "Tous ces gens-là voudraient provoquer un combat de rue. Je n'y cèderai pas parce que je sais une chose: les Français veulent savoir ce que sont leurs problèmes et les solutions que je propose" [?] "Ce n'est pas un champ de foire la campagne électorale".

Après tout ce temps passé à l'Intérieur, après les émeutes de Novembre; les manifestations monstre contre le CPE avec gazages de manifestants, il s'y connaît en matière de combat de rue notre petit candidat. Par ailleurs, m'est avis que les Français n'ont guère besoin qu'on leur apprenne quels sont leurs problèmes, quant aux solutions proposées durant les quatre dernières années où Nicolas Sarkozy partageait le pouvoir avec son indéfectible soutien, Chirac, elles paraissent bien inopérantes, que ce soit en matière de sécurité, d'emploi et de niveau de vie.

Enfin, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il rendrait illégaux les parachutes dorés pour les chefs d'entreprise, "n'acceptant pas qu'on ait à la fois la grosse rémunération et le gros parachute… Il me semblerait normal que Noël Forgeard rende ses indemnités reçues à son départ d'EADS" (8,4 millions d'euros).

En revanche, il n'a pas fait d'allusion aux économies somptuaires concernant un certain appartement de l'île de la Jatte, ni à l'incompétence autoprésumée de son ami Lagardère, lors de la négociation opportune de stock options d'EADS avant l'annonce d'un fiasco prévisible. Mais ça, quelqu'un qui ne trahira pas les Français ne trahira pas un ami.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 11 avril 2007
8,4 millions d'euros, c'est la modeste somme que Noël Forgeard, le co-président d'EADS a empochée pour quitter les manettes de la maison mère d'Airbus après avoir remporté les succès bien connus qui ont débouché sur le licenciement de quelque dix mille personnes, et après avoir soldé en 2006 (juste avant l'annonce des retards de l'airbus A380) ses stock-options pour une plus value de 2,5 millions d'euros.
Grande réussite, donc, d'un grand patron qui a su avec efficacité élever le niveau d'excellence de ce qu'on nomme habituellement un fleuron de notre industrie. Grande réussite personnelle, s'entend, car ses indemnités de départ – dans un certain monde, on évite la vulgarité et on ne parle pas de licenciement, terme communément attribué à la plèbe,– rapportées aux salariés touchés par "Power 8", le plan de grande lessive d'Airbus, équivalent à 840 euros par salarié licencié. (pas sec, le licenciement, pas sec, estimez-vous heureux, sales gens).
8,4 millions d'euros, ça représente aussi un peu plus de 23000 euros par jour pendant une année, dimanche et jours fériés inclus, que Forgeard, n'en doutons pas, saura bien s'employer à utiliser lors de sa longue et pénible période d'inactivité.

Rappelons que le montant du SMIC horaire brut (fixé, depuis le 1er juillet 2006) est de 8,27 €, soit 1254,28 € par mois sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires. Je sais, ce genre de comparaison, est poujado-démago-populiste – oh le vilain argument que cette comparaison! – mais nous sommes des millions à être possiblement virés pour faute, sans indemnité aucune.

Cela dit, et c'est un avantage non négligeable, avec Forgeard, l'A 380 ne risquait pas le crash au décollage!

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 10 avril 2007
Extrait de la confrontation entre Michel Onfray, philosophe hédoniste et Nicolas Sarkozy, candidat ambitieux dans Philosophie magazine:

Nicolas Sarkozy [j'en déduis que] l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.

Michel Onfray : Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais.
On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme.

N. S. : Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?

M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.

M. O. : Puisque notre entrevue touche à sa fin, je voudrais vous offrir quelques cadeaux utiles avant que nous nous quittions.

[Michel Onfray tend à Nicolas Sarkozy ses quatre paquets.]

N. S. [amusé] : Vous croyez que ma situation est si grave ?

[Nicolas Sarkozy déballe ses livres tandis que Michel Onfray commente ses choix.]

M. O. : Totem et Tabou, je vous l'offre parce que Sigmund Freud y traite du meurtre du père et de l'exercice du pouvoir dans la horde. L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche, pour la question de la religion, la critique radicale de la morale chrétienne à vous qui, parfois, allez à la messe en famille. Michel Foucault, c'est une lecture que je recommande plus particulièrement au ministre de l'Intérieur, adepte des solutions disciplinaires. Dans Surveiller et punir, Michel Foucault analyse le rôle du système carcéral et de l'emprisonnement, puis de leur relation avec la norme libérale. Pierre-Joseph Proudhon, enfin, car il montre qu'on peut ne pas être libéral sans pour autant être communiste.


Il faut déjà ici, rendre à César ce qui lui appartient: le courage de l'un et l'autre des protagonistes dans leur acceptation de dialoguer, et l'intelligence de Philosophie Magazine d'avoir organisé cette entrevue, dont le principe est intéressant, entre un intellectuel et un candidat dont les visions du monde sont opposées. Voilà un véritable sujet d'utilité publique.

Sarkozy pense que l'être humain peut être dangereux, nous l'avons déjà au fil des siècles, maintes fois prouvé, il n'y a en cela rien de bien novateur, rien non plus qui permette d'exclure de cette remarque l'un ou l'autre des candidats à la présidentielle!
Ce qui fait polémique, c'est qu'il suppose un ancrage génétique à certaines pathologies comme la pédophilie, le suicide et le tabagisme, mélange des genres passablement hasardeux.
Faut-il se rappeler à propos de ce déterminisme supposé du pédophile, les propos du même Sarkozy qui avait envisagé un dépistage de la précocité de la délinquance dès la maternelle. Notre ancien ministre aurait-il développé des idées fixes? Est-ce dans cette déclaration un premier pas vers une politique d'eugénisme ou vers la médicalisation forcenée du délinquant, désormais irresponsable de ses actes? Rêve-t-il en secret d'un asile généralisé, où seraient réunis, les criminels, les opposants et les fous, tel Charenton à la bonne vieille époque du marquis de Sade? (cf. Marat-Sade, Peter Weiss)
Comment peut-on sérieusement mélanger, "faiblesse physiologique héréditaire" à propos du cancer du fumeur au prétexte qu'il y aurait des fumeurs qui ne développent pas cette maladie, suicide d'adolescents et pédophilie, en délestant la société de la moindre influence sur chacun de ces maux. Exit, l'influence des pesticides, de la pollution sur les cancers, à oublier, la répétition de la maltraitance chez les parents violents et chez les pédophiles, à jeter aux orties le manque de perspectives des jeunes (et des autres) dans un monde que l'on présente à chaque instant comme doré.

Enfin, cette remarque "amusée" de Sarko suscite presque de la pitié à son égard, lorsque Onfray, peut-être un peu arrogant lui offre des livres: "Vous croyez que ma situation est si grave ?"

A mon tour d'user d'arrogance.
– Oui. sans nul doute.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 10 avril 2007
La voici officiellement lancée, la campagne présidentielle, et on ne peut rien estimer, prévoir, deviner. Sur la ligne de départ, douze candidats, de l'extrême gauche à l'extrême droite, en passant par un centre qui se réclame non pas du "ni-droite ni gauche", mais du meilleur des deux mondes. Arrivé à ce point, on se demande quels noms, François Bayrou va pouvoir sortir de son chapeau pour que le Français reprenne confiance dans ses leaders politiques. (cf. Nous sommes magnifiques)
Autre grande question qui nous laisse dans l'expectative : le vote utile fonctionnera-t-il à plein, après les péripéties de 2002?
La gauche "socialiste" se la pose avec quelque appréhension, car Besancenot, Buffet, Laguiller, Bové, qui se disent à gauche de la gauche, Voynet, dernier rempart de l'écologie, bien notée par les associations es-matière ainsi que par Nicolas Hulot, sans oublier Schivardi qui se claironne "socialiste, mais vrai", finiront par faire pas mal de voix en les additionnant compte-tenu de l'arrivée massive de nouveaux électeurs ("primo-votants" dit-on dans les milieux chics et informés) dont on ne sait pas très bien à qui ils vont réserver leurs votes.
Quant aux voix de droite et d'extrême droite, elles n'en sont pas moins difficiles à dénombrer.
De Villiers avec son "patriotisme" blanc-bleu, essaye de grignoter de ci, de là, des suffrages à Le Pen dont il se dit qu'il se trouve dans un mouchoir de poche avec Sarkozy, Royal et Bayrou.
Si la montée en puissance du chef du Front National, se mesure au taux de déclarations ultra droitières de Nicolas Sarkozy, il ne serait pas étonnant qu'une deuxième fois il se trouve en bonne position pour l'accession au fauteuil présidentiel.
N'est-ce pas inquiétant de voir qu'à gauche comme à droite, on se recroqueville sur les bonnes vieilles valeurs déjà éprouvées que sont le "travail" la "famille" et la "patrie"? Outre Le Pen et de Villiers, Sarkozy, Royal exaltent les frayeurs d'un peuple frileux. Pour un peu, on ressortirait Roger Gicquel pour nous expliquer que "la France a peur".
Les derniers événements de la Gare du Nord et de la foire du Trône ne vont rien arranger.
On ignore même si les deux millions de chasseurs seront séduits par Frédéric Nihous, dont le programme est plus porté sur la ruralité que sur la traque aux bebêtes à plumes, à poils et à écailles.
Les journaux l'annoncent : tout reste ouvert.
Ce qu'on sait, maintenant, c'est que les sondages, qui donnent depuis des mois Nicolas Sarkozy vainqueur toutes catégories, se plantent, données corrigées ou non, puisque le dernier en date, annonce plus de 40% de Français indécis. Ce qui est loin des quelque 1 ou 2 % de marge d'erreur que s'accordent les sondeurs.
On en est donc à bâtir des prévisions sur du sable plus que mouvant. Le chiffre le plus intéressant à retenir de cette campagne, serait le bénéfice réalisé par les différents instituts de sondage. Et celui de l'économie opérée si les candidats et les médias s'en étaient passés.
Après tout, la vie ne se résume pas à des chiffres.
Si cela était, nous y perdrions notre Latin.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 6 avril 2007
"J'irai systématiquement, toutes les semaines dans les quartiers difficiles, et j'y resterai le temps nécessaire", plastronnait notre ministre de l'Intérieur il n'y a pas si longtemps, lui, le monsieur propre de la politique, il allait karchériser la racaille, et se promener sur la dalle d'Argenteuil (et dans d'autres quartiers) ne lui poserait pas davantage de problème qu'un grand nettoyage de chaîne de télé de service public.
Las, il confiait à des journalistes (cf. le Canard Enchaîné), qu'il ne se rendrait pas en banlieue, où à l'en croire, la gauche s'apprêtait à lui tendre un piège.
En échange, pour attiser le feu qui couve sous les crânes d'électeurs désespérés en quête de sévérité et d'ordre établi par la force, Nicolaus Caesar, n'hésitait pas à marcher sur le terrain du Front National en déclarant vouloir créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.
Réponse du berger à la bergère, le vieux leader frontiste qui voudrait se faire passer pour un homme neuf, et pas plus raciste que Sarkozy ou que Villiers, a fait, lui, le déplacement (malgré son âge) à Argenteuil, là-même où l'ancien ministre de l'Intérieur est présumé interdit de séjour. Un comble pour un homme qui, selon ses dires, compte à son actif de si bons résultats!) et qui a le soutien de tant de monde.
Bref, après les échauffourées de la Gare du Nord, les fachos fourrés à la dalle d'Argenteuil, Sarkozy continue-t-il à bien la sentir, cette élection présidentielle?
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 5 avril 2007
L'UMP est un parti formidable. Grâce à l'UMP, la France retrouvera le lustre qu'elle a perdu depuis des décennies de dictature socialo-communiste. Ainsi, il ne se passe guère plus d'une journée sans qu'un de ses représentants, voire le premier d'entre eux, ne nous réaffirme qu'il est urgent de réformer notre système de retraite, en particulier, les régimes spéciaux, qu'il est temps de placer la valeur travail au cœur de notre société, de rompre avec la philosophie de l'assistanat dont usent et abusent les demandeurs d'emploi et autres érémistes. Air connu chanté par ceux qui ne sont pas concernés à l'adresse de ceux qui le sont.
Fort de ces désirs d'avenir du Medef libre, nos députés, UMP en tête, mais accompagnés néanmoins des élus PS, plutôt discrets sur ce vote, se sont généreusement octroyé une petite rallonge de temps rémunéré pour la glandouille généralisée, baptisée pudiquement "recherche d'emploi" par ces fainéants de chômeurs, qui en moyenne, bénéficient de la chienlit sociale pour une durée maximale de dix-huit mois.
Comme les députés, ne sont pas hommes (et femmes) à faire les choses à moitié, ils pourront bénéficier des allocations chômage, une fois débarrassés de leur mandat, pendant quatre ans. A noter, que, contrainte sociale oblige, l'allocation sera dégressive.
En matière d'assistanat, avec les 65 milliards d'euros de subventions aux entreprises en 2006, l'UMP et son principal représentant, savent de quoi il retourne.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 3 avril 2007
A la lecture du "Baromètre politique français (2006-2007) CEVIPOF-Ministère de l'Intérieur", sur les préoccupations des Français et leurs intentions de vote, on peut déduire une chose: nous sommes totalement imprévisibles, incohérents et paradoxaux. En un mot: magnifiques!
Probablement, c'est ce qui fait notre charme et c'est ce que nous envie le reste des habitants de cette planète? voire probablement au-delà.
Ainsi, le Cévipof, qui n'est pas un agent de l'ex-URSS, a posé des questions et un panel nous représentant a répondu. En voici quelques-unes qui me paraissent parlantes.

Question : Comment pensez-vous que vos enfants ou ceux de votre famille vivront dans la société française de demain ?

Mieux : 12
Aussi bien que vous : 14
Moins bien : 74

Où l'on note un grand optimisme.


Question : À propos de l'évolution de la situation économique en France dans les six prochains mois, êtes-vous très optimiste, assez optimiste, assez pessimiste ou très pessimiste ?

TOTAL Optimiste : 35
Très optimiste : 2
Assez optimiste : 33
TOTAL Pessimiste : 65
Assez pessimiste : 53
Très pessimiste : 12

Voilà qui se confirme.


Question : Voici maintenant une liste de phrases. Pour chacune d'elles, pouvez-vous me dire si vous êtes tout à fait d'accord, plutôt d'accord, plutôt pas d'accord ou pas du tout d'accord ?

L'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité : (D'accord) 77 - (Pas d'accord) 22
Il faut que l'Etat donne plus de liberté aux entreprises : (D'accord) 69 - (Pas d'accord) 31
Tous les étrangers résidant en France depuis plusieurs années devraient avoir le droit de vote aux élections municipales : (D'accord) 65 - (Pas d'accord) 35
Les chômeurs pourraient trouver un travail s'ils le voulaient vraiment : (D'accord) 59 - (Pas d'accord) 41
Il y a trop d'immigrés en France : (D'accord) 53 - (Pas d'accord) 47
On ne se sent en sécurité nulle part : (D'accord) 39 - (Pas d'accord) 61
Il faudrait rétablir la peine de mort : (D'accord) 33 - (Pas d'accord) 67
L'Etat français devrait aider financièrement à la construction de mosquées : (D'accord) 25 - (Pas d'accord) 75

Trop d'immigrés, mais on leur accorde le droit de vote.


Les médias les plus utilisés pour s'informer

Question : Pour vous informer en matière politique, quel média utilisez-vous le plus souvent ? (En premier)

La télévision : 59
La radio : 17
La presse écrite nationale : 10
La presse écrite régionale : 7
Internet : 6
La presse gratuite :1

En premier et en second
La télévision : 82
La radio : 40
La presse écrite régionale : 29
La presse écrite nationale : 25
Internet : 16
La presse gratuite : 5
- Autre (réponse non suggérée) : 1
- Aucun (réponse non suggérée) : 3

La télé, grosse source d'information. Principale ou complémentaire. Attention à la désinformation.


Les journaux télévisés les plus regardés

Question : Quel journal télévisé regardez-vous le plus régulièrement ?

(Question ouverte ? Réponses non suggérées)
Base : question posée aux personnes déclarant regarder les informations à la télévision, soit 5050 individus.

Le 20h de TF1 : 40
Le 20h de France 2 : 20
Le 13h de TF1 : 14
Le 19-20 de France 3 : 8
Le 13h de France 2 : 5
Le 6 minutes de M6 : 3
Le Soir 3 de France 3 : 2
LCI à n'importe quelle heure : 2
Canal + : 2
Le 12-13 de France 3 : 1
Arte Info : 1
I-télé à n'importe quelle heure : 1
Le journal du matin sur France 2 Télématin : 1

TF1 à 13 heures, ça fait froid dans le dos. TF1, grand gagnant. Est-il dès lors, très utile de virer la rédaction de France 3 ?


Question : Comment jugez-vous l'action du gouvernement de Dominique de Villepin ? Estimez-vous qu'elle est très positive, assez positive, assez négative ou très négative ?

TOTAL Positive : 43
TOTAL Négative : 56
- Ne se prononcent pas : 1


L'évolution perçue du chômage

Question : Selon vous, est-ce que ces derniers mois le chômage en France... ?
Question : Selon vous, est-ce que ces derniers mois le chômage là où vous habitez... ?

A augmenté : (en France) 38 (local) 33
Est resté stable : (en France) 33 (local) 51
A diminué : (en France) 29 (local) 15

L'évolution perçue de la délinquance

Question : En France, avez-vous le sentiment que ces derniers mois la délinquance... ?
Question : Là où vous habitez, avez-vous le sentiment que ces derniers mois la délinquance... ?

A augmenté : (en France) 43 (local) 29
Est resté stable (en France) 43 (local) 59
A diminué (en France) 14 (local) 12


La préférence pour gouverner le pays

Question : Concernant les prochaines années, laquelle des trois phrases suivantesse rapproche le plus de votre opinion ?

J'ai confiance dans la gauche pour gouverner le pays 17 (en baisse // hiver = automne en hausse // printemps)
J'ai confiance dans la droite pour gouverner le pays 21 (en hausse // hiver)
Je n'ai confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays 61 (en baisse // printemps, automne et hiver)
Ne se prononcent pas 1

61 % de Français s'apprèteraient donc à voter pour quelqu'un en qui ils n'ont pas confiance


L'intention de participer au scrutin

Question : Beaucoup d'électeurs n'iront sans doute pas voter au premier tour de l'élection présidentielle le 22 avril prochain.
Vous-même, avez-vous l'intention d'aller voter au premier tour de l'élection présidentielle ? Et diriez-vous que c'est tout à fait certain, pratiquement certain, il y a de grandes chances ou ce n'est pas certain ?

Oui, tout à fait certain : 79
Oui, c'est pratiquement certain : 10
Oui, il y a de grandes chances : 6
Oui, ce n'est pas certain : 2
Non : 3


Question : Si le premier tour de l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, pour lequel de ces candidats y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?

Arlette Laguiller : 2
Olivier Besancenot :3
José Bové : 3
Marie-George Buffet : 3
Ségolène Royal : 21
Dominique Voynet : 1
Corinne Lepage :1
Frédéric Nihous -
François Bayrou : 13
Nicolas Sarkozy : 26
Philippe de Villiers : 2
Jean-Marie Le Pen :10
Un autre candidat (*) : 1
Vote blanc, nul, abstention :13
- Ne se prononcent pas : 1
(*) Ont été spontanément cités par ordre de fréquence : Jacques Chirac, Nicolas Hulot, Nicolas Dupont-Aignan et Dominique de Villepin.


Question : Le choix du candidat pour lequel vous voterez au premier tour de l'élection présidentielle est-il déjà fait ?

TOTAL Oui : 54
TOTAL Non : 46

Intéressant score à rapprocher des 61% de défiants envers la gauche et le droite


La préférence entre un vote utile et un vote de conviction

Question : Pour le premier tour de l'élection présidentielle, qu'est-ce quicorrespond le mieux à votre façon de voir ?

Voter pour le candidat le plus proche de vos idées, même s'il n'a aucune chance d'être au second tour : 71
Voter pour un candidat qui a réellement des chances d'être au second tour, même s'il n'est pas le plus proche de vos idées : 28
- Ne se prononcent pas : 1


La croyance en une amélioration des choses en France grâce à l'élection présidentielle

Question : Pensez-vous que le résultat de l?élection présidentielle de 2007 permettra d'améliorer les choses en France ?

TOTAL Beaucoup, assez : 46
TOTAL Peu, pas du tout : 53
Ne se prononcent pas : 1

Résolument optimistes, pour quelles raisons votons-nous ?


La question la plus préoccupante à titre personnel

Question : Parmi les questions suivantes, laquelle vous touche le plus à titre personnel ?

Les débouchés professionnels de vos enfants :28
Votre retraite : 24
Votre pouvoir d?achat : 23
Votre situation d?emploi : 12
Le remboursement de vos frais médicaux :6
Vos conditions de logement : 4
La prise en charge de vos parents âgés :3

Le candidat le plus à même d'améliorer sa situation personnelle

Question : Et en ce qui concerne la question qui vous touche le plus à titre personnel, à quel candidat à l'élection présidentielle faites-vous le plus confiance pour améliorer votre situation ?

(Question ouverte ? réponses non suggérées)
Nicolas Sarkozy : 33
Ségolène Royal : 25
François Bayrou : 9
Jean-Marie Le Pen : 3
Olivier Besancenot : 2
Marie-George Buffet : 2
Arlette Laguiller : 1
José Bové : 1
Philippe de Villiers : 1
Aucun : 18
- Ne se prononcent pas : 5

Sarkozy en tête pour une amélioration de la situation!


Le candidat risquant le plus d'aggraver sa situation personnelle

Question : Toujours en ce qui concerne la question qui vous touche le plus à titre personnel, quel est le candidat à l?élection présidentielle qui risque le plus d?aggraver votre situation ?

(Question ouverte ? Réponses non suggérées)
Nicolas Sarkozy : 28
Jean-Marie Le Pen : 22
Ségolène Royal : 21
Olivier Besancenot : 6
Arlette Laguiller : 2
Marie-George Buffet : 2
José Bové : 2
François Bayrou : 1
Philippe de Villiers : 1
Autre : 1
Tous : 2
- Ne se prononcent pas : 12

Sarkozy en tête pour une détérioration de la situation! Décidément, il est partout.
































Les traits d'image associés à Nicolas Sarkozy

Question : Pour chacune des phrases suivantes, dites-moi si elle s?applique très bien, assez bien, pas très bien, ou pas bien du tout à Nicolas Sarkozy ?

Base : personnalité testée auprès de la totalité de l'échantillon
Il veut vraiment changer les choses. (Bien) 72 (Pas bien) 28
Il a l'étoffe d'un président de la République (Bien) 68 (Pas bien) 32
Il est honnête (Bien) 58 (Pas bien) 42
Il vous inquiète (Bien) 52 (Pas bien) 48
Il comprend les problèmes des gens comme vous (Bien) 52 (Pas bien) 48

"Il veut, il a l'étoffe, il est honnête, il comprend nos problèmes, mais il nous inquiète.". En gros, on craint qu'un type aussi talentueux n'accède au fauteuil présidentiel.


L'adhésion aux idées défendues par Jean-Marie Le Pen

Question : Diriez-vous que vous êtes tout à fait d'accord, assez d'accord, plutôt en désaccord ou tout à fait en désaccord avec les idées défendues par Jean-Marie Le Pen ?

TOTAL D'accord : 32
TOTAL Pas d'accord : 68


L'auto-positionnement sur une échelle gauche-droite

Question : Vous-même, diriez-vous que vous vous situez... ?

Très à gauche 4
A gauche 26
Au centre 15
A droite 22
Très à droite 3
Ni à gauche, ni à droite 29
- Ne se prononcent pas 1


Ici, nous sommes à gauche à 26%


Le parti politique dont on se sent le plus proche

Question : Voici une liste de partis ou de mouvements politiques.
Pouvez-vous me dire duquel vous vous sentez le plus proche ou disons le moins éloigné ?

Lutte Ouvrière : 7
Ligue Communiste Révolutionnaire : 2
Parti Communiste : 4
Mouvement Républicain et Citoyen : 2
Parti Socialiste : 22
Radicaux de Gauche : 1
Les Verts : 10
Autres Ecologie : CAP 21, Génération écologie : 3
Chasse, Pêche, Nature et Tradition :4
UDF : 11
UMP : 20
Mouvement pour la France : 2
Front National / Mouvement National Républicain : 8
- Aucun (réponse non suggérée) :3
- Ne se prononcent pas :1


Et, ici, nous sommes à gauche à 46% (LO, LCR, PC, PS, MRC, RG et Verts).


L'intensité de la proximité partisane

Question : A propos de ce parti, diriez-vous que vous en êtes habituellement très proche, assez proche, peu proche ou pas proche du tout ?

Base : question posée aux interviewés s'étant déclarés proches d'un parti politique.
TOTAL Proche : 65
Très proche : 10
Assez proche : 55
TOTAL Pas proche : 35
Peu proche : 25
Pas proche du tout : 10


La personnalité politique dont on se sent le plus proche

Question : Parmi toutes ces personnalités, quelle est celle dont vous vous sentez le plus proche ?

Nicolas Sarkozy : 24
Ségolène Royal : 19
François Bayrou : 16
Olivier Besancenot : 7
Jean-Marie Le Pen : 6
Jacques Chirac : 6
José Bové : 5
Arlette Laguiller : 4
Marie-George Buffet : 3
Philippe de Villiers : 3
Dominique Voynet : 2
Dominique de Villepin : 2
- Aucune d'entre elles (réponse non suggérée) : 3


Voilà donc un portrait de nous-même à l'instant t, une photographie, etc. etc., selon le poncif des instituts de sondage, qui est censé nous donner des indications sur le vote des Français pour le prochain Président de la République. En qui, par avance, nous n'accordons majoritairement pas notre confiance à résoudre nos problèmes. Tout cela est d'une logique renversante. Et encore, les questions concernant les affaires étrangères, et le destin de la planète n'ont pas été évoquées.
C'est nous, et nous sommes magnifiques !



________________________
"Les données du BPF 2006-2007 ont été produites par le CEVIPOF avec le soutien du Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire. Le BPF 2006-2007 se déroule en quatre vagues de mars 2006 à l'hiver 2007 réalisées par l'IFOP. Les données seront déposées et disponibles auprès du Centre de données socio-politiques de Sciences Po".
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 2 avril 2007
Gros blogueur panurgeophobe, Hervé Resse publie dans son "Resse pire encore" une "lettre ouverte à Ségolène, François et Nicolas" dans laquelle il interpelle les candidats, dont il présume que l'un d'eux sera élu, sur les mesures d'ostracisme (je ne parle pas pour ma part de discrimination) dont sont frappés les quadragénaires finissant et les quinquagénaires. Je ne peux, que relayer cette lettre ouverte qu'aucun prétendant ne recevra sur son bureau, étant (jour pour jour) pour deux ans et cinq mois encore dans la première catégorie .
Ostracisme lors de la recherche d'emploi, (cela va également être mon cas) soulignons-le, mais les "quadra" et "quinqua" sont bien moins déprisés lorsqu'il s'agit de leur vendre de la bagnole, de l'immobilier, du crédit, du voyage, de l'assurance, du médicament et de la crème de beauté.

On ne va tout de même pas être obligés de s'arrêter de consommer parce qu'on nous prive de boulot! Il va falloir, que les patrons se résolvent à patronner avec des salariés ayant dépassé la trentaine, car nous sommes paraît-il de plus en plus nombreux. Et nous avons encore nos dents!

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Blog : Voyages sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus