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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Jeudi 4 janvier 2007
 Rhapsodie in blue marine

Je suis content d’être un vrai con
J’ai du pouvoir dans les parkings
Avec mon chien et mon bâton
J’hésite pas à défourailler
Surtout si le mec est armé
D’une lime à ongle à cran d’arrêt
Ben quoi ? J’me sentais menacé

C’est un débile profond swing
C’est une débile profond song

Rhapsodie in blue marine
Je prends mon pied le samedi soir
Quand je vais bosser aux meetings
Organisés par les ch’mises noires
J’fais rêgner l’ordre, et ça j’aime bien
Les chefs apprécient mon turbin
Quelque fois pour me faire la main
Je casse du républicain

C’est un débile profond swing
C’est une débile profond song

Rhapsodie in blue marine
On a un équip’ment complet
Jusqu’aux menottes et aux insignes
On a vraiment tout du poulet
Sauf qu’on est un peu plus brutal
Pour faire taire les contestataires
C’est vrai qu’on a un idéal
Nous on n’est pas des fonctionnaires

C’est un débile profond swing
C’est une débile profond song

Rhapsodie in blue marine
J’aime bien la fête des bleu blancs rouges
Lorsque l’on défile entre skins
Y a pas de danger que quelqu’un bouge
Vu que c’est nous qu’on fait la loi
Vu qu’c’est nous qu’on a l’uniforme
Et si jamais ça vous plait pas
Plaignez-vous aux flics pour la forme

C’est un débile profond swing
C’est une débile profond song

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

J’ai un tas d’copains
Que j’vois tous les soirs
Au tabac du coin
Ou alors au Chat Noir
Quand on m’parle d’amour
Cela me fait bailler
Tous ces beaux discours
Risquent de m’ennuyer

Ça n’est pas pour ça qu’je n’suis pas féminine
Mais ça fait vingt ans que j’connais la combine
Réfléchis avant de m’traiter d’infâme
La la la la… Je n’suis qu’une femme

Les longs soirs d’hiver
Moi j’aime bien péter
Et roter ma bière
Devant la télé
Voir des gars en short
Taper dans l’ballon
Quand on aime le sport
On s’met en condition

Ça n’est pas pour ça qu’je n’suis pas féminine
Mais ça fait vingt ans que j’connais la combine
Réfléchis avant de m’traiter d’infâme
La la la la… Je n’suis qu’une femme

Dans ma p’tite auto
Su’l’périph à cinq heures
J’lève le doigt bien haut
Je fais des bras d’honneur
J’fais la course avec
Mon six cylindres en V
J’supporte pas qu’un mec
Veuille me dépasser

Ça n’est pas pour ça qu’je n’suis pas féminine
Mais ça fait vingt ans que j’connais la combine
T’aimes pas voir chez moi ce que tu es en somme
La la la la… Tu n’es qu’un homme

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

(Musique : F. Schubert – La truite)


Si tu savais Elise
Comme je ne peux plus supporter
Cette scie qui te grise
Qu’un jour je t’ai dédiée
Je reste sourd à te demande
Je ne ferai pas ce concert
Malgré que j’appréhende
Ta terrible colère

Je dis non chère Elise
Je ne vais pas la rejouer
C’est une balourdise
Que je n’ai jamais aimée
Même si tu en es friande
L’œuvre n’était qu’alimentaire
Qu’il fallait que je rende
A son commanditaire

Ton cœur ma tendre Elise
Est bien difficile à garder
Je me ridiculise
A tant et tant refuser
Alors que chatte tu quémandes
Cette bluette épistolaire
Il faut que je suspende
Notre doux séminaire

Jamais plus de ma vie
Je n’toucherai ce piano
Car tu me crées ma belle amie
Des embarras intestinaux
Mais bien que tu me réprimandes
Grinçant des dents roulant les R
Que mon âme je rende
Si je rejoue cet air

Vois-tu ma chère Elise
Tu me trouves un peu dépité
Cette infâme sottise
J’enrage à l’interpréter
Faut-il encore que j’entende
Ces pleurs et ces pauvres prières
Ces injures que tu scandes
Rien ne pourra y faire

C’est est assez Elise
Nous ne pouvons pas continuer
Les oreilles tu me brises
A toujours la réclamer
Sans cesse tu me vilipendes
Je t’aime mais tu m’exaspères
Il est temps qu’on détende
Calmement l’atmosphère

Sur ta missive Elise
Cesse de larmoyer
Toutes tes hystériques crises
Me contraignent à t’ajourner
Mais bien que tu me le défendes
Rester me porte sur les nerfs
Remets-donc aux calendes
Grecques, le pli amer

Voilà ; jolie Elise
Maintenant, je dois m’en aller
Vers une terre exquise
Trouver la sérénité
Demain, je m’exile en Irlande
Je pars me mettre un peu au vert
Et pêcher la limande
Avec mon pote Schubert

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Voilà, c’est moi, je me présente
Avec ma guitare à trois notes
Une voix qu’est pas déplaisante
Et quelques chansons dans ma hotte
J’suis allé voir un éditeur
Qui roupillait au-dessus de son ventre
J’avais le regard prometteur
J’ai dit d’une voix tonitruante
Puisqu’il paraît que dans c’métier
Pour réussir il faut coucher
Profitez-en, c’est moi que v’là
Faites de moi tout c’qui vous plaira
J’veux être célèbre, j’veux être connu
Ailleurs qu’au tabac dans ma rue
D’ailleurs, j’fume plus, c’est pas malin
Ça m’fait un auditeur en moins

J’sais pas pourquoi, l’a pas voulu
Il n’a même pas été poli
Je suis parti comme je suis v’nu
Il y a comme une anomalie
Je n’suis qu’un chanteur solitaire (Choeur : Solitaire)
Un pauvre chanteur qui fait des vers (Choeur : Solitaire)

Voilà c’est moi, je me dénomme
Avec mon carnet à spirale
Une frimousse qu’est pas trop pomme,
Une expression, pas trop banale,
J’suis allé voir un producteur
Qui dormait au-dessus d’son cigare
J’ai dit le regard tentateur
Z’allez voir c’que vous allez voir
Puisqu’il paraît que dans c’métier
Pour réussir, il faut coucher
Profitez-en, c’est moi que v’là
Faites à mon corps c’qui vous plaira
J’veux être célèbre, j’veux être connu
Ailleurs qu’au boucher dans ma rue
Depuis que j’suis végétarien
Ça m’fait un auditeur en moins

J’sais pas pourquoi, l’a pas voulu
Il n’a même pas été poli
Je suis parti comme je suis v’nu
Il y a comme une anomalie
Je n’suis qu’un chanteur solitaire (Choeur : Solitaire)
Un pauvre chanteur qui fait des vers (Choeur : Solitaire)

Voilà c’est moi, enfin, il m’semble
Un moral d’acier pas d’complexe
Rien ne m’effraie, jamais je tremble,
Une bête de scène, une bête de sexe,
J’suis allé dans les music-halls
Les cabarets les plus sinistres
J’ai fait le regard qui enjole
Regardez c’que c’est qu’un artiste
Puisqu’il paraît que dans c’métier
Pour réussir, il faut coucher
Profitez-en, c’est moi que v’là
Faites-moi quelque chose qui vous plaira
J’veux être célèbre, j’veux être connu
Ailleurs qu’au bistrot dans ma rue
Et comme j’bois plus d’café l’matin
Ça m’fait un spectateur en moins

J’sais pas pourquoi, z’ont pas voulu
Ils ont même été impolis
Ça m’fait encore une chanson d’plus
Et toujours personne dans mon lit
Je n’suis qu’un chanteur solitaire (Choeur : Solitaire)
Un pauvre chanteur qui fait des vers (Choeur : Solitaire)

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Attention, mademoiselle, faut couper le clitoris
C’est qui qui, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, qui l’a dit
Faut recoudre la zézette, c’est un trou qu’est interdit
C’est qui qui, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, c’est l’bon dieu, c’est l’bon dieu qu’a tout écrit

Attention, mon garçon, faut couper l’bout du zizi
C’est qui qui, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, qui l’a dit
Mais faut pas couper les poils, les poils ça c’est interdit
C’est qui qui, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, c’est l’bon dieu, c’est l’bon dieu qu’a tout écrit

Attention, les enfants, faut pas faire guili-guili
C’est qui qui, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, qui l’a dit
Ou alors sans s’marrer, rigoler, c’est interdit
C’est qui qui, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, c’est l’bon dieu, c’est l’bon dieu qu’a tout écrit

Il faut faire des enfants, et les faire sans plaisir
C’est qui qui, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, qui l’a dit
Et surtout pas l’inverse, le latex, c’est interdit
C’est qui qui, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, qui l’a dit
C’est l’bon dieu, c’est l’bon dieu, c’est l’bon dieu qu’a tout écrit

Et être très malheureux, surtout très malheureux
Souffrir, beaucoup souffrir
Pleurer et puis prier
Le bon dieu, le bon dieu

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Il est temps Fatima de laisser le chiffon
Insultant ta beauté, qui étrangle ton front
De faire cascader tes beaux cheveux bouclés
Sur des épaules nues à la peau mordorée.
Tu es libre sur terre, maîtresse de ta vie
Je me fous bien de Dieu et de c’qu’on dit de lui

Il est temps Fatima de laisser ce goujat
Qui marche méprisant à dix pas devant toi
Injuriant les blondes pour qui pourtant il bande
Jett’ "salope" en mot doux et crachat en offrande
Tu es libre sur terre, maîtresse de ta vie
Je me fous bien des hommes et de leur tyrannie

Il est temps Fatima de laisser tes voisins
Qui voudraient à ta place diriger ton destin
Te faire pondeuse, nourrice, torcheuse de bébés
T’enfermer, t’enlaidir, t’empêcher de penser
Tu es libre sur terre, maîtresse de ta vie
Je me fous bien des gens et de leurs vilennies

Je t’aime Fatima, je reste devant toi.
Si tu veux, je t’emmène ; allez viens avec moi
Tu choisiras ta vie, tes amis tes amants
Ose la liberté, je t’en prie, il est temps.
Te traiter en esclave, ne sera plus permis
Tu es libre sur terre, maîtresse de ta vie.

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

C’est l’odeur des tilleuls
Qui rythmaient l’avenue
La cour de notre école
Et nos jeux éperdus
C’est l’éclairage au gaz
Des romans de Vialatte
C’est Toulouse qui jazze
Nouga noir écarlate

C’est le cri un peu sourd
D’un bonheur en allé
Un appel au secours
A ses jeunes années
C’est un gentil sourire
Offert à ton passé
Lorsque les souvenirs
Viennent te consoler

La nostalgie
C’est le doux et l’amer
C’est le cœur dans la pierre
Des visiteurs d’hier
La nostalgie
C’est le cœur qui se serre
Quand jadis et naguère
Triomphent de l’oubli

Les œufs durs de midi
Ecallés sur le zinc
Un ancien tourne-disque
Une chanson de bastringue
Les chiffres du flipper
Avant l’électronique
Une loco à vapeur
Sous un pont métallique

C’est un amour ancien
Peuplant ta solitude
C’est la mer qui revient
Dans son incertitude
C’est le sentimento
Du tango argentin
La mémoire du dos
Se rappelant la main

Refrain

C’est le regard en coin
D’une poule révolue
Pensant à son turbin
Quand la rue ne paie plus
C’est l’odeur des faubourgs
C’est le parler patois
Ou l’argot un peu lourd
Qui fleurissait chez toi

C’est l’amour sous latex
Avant l’épidémie
L’parfum du Beaujolais
Avant l’régime Vichy
C’est un gardien de square
C’est une dame-pipi
C’est l’esquif sans le phare
Quand l’océan s’ennuie

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Je cherche un homme
Un homme qui, un homme que, un homme quoi
Un qui en somme
Serait comme ci, me ferait ce, et aurait ça

Je le voudrais sans moustache
Plein de gestes distingués
Il aurait un p'tit air vache
Mais pas de vulgarité
Ça me gênerait qu’il fume
Qu’il fasse du bruit en dormant
Qu’il aime le foot, la bière brune
Ou qu’il mange goulûment

Mais attention
En aucun cas je ne veux
D’un jaloux broussailleux
D’un marlou ténébreux,
D’un voyou orgueilleux
D’un matou soucieux
D’un zazou prétentieux
D’un grippe-sous sourcilleux
Ou d’un filou vicieux

Je cherche un homme
Un homme qui, un homme que, un homme quoi
Un qui en somme
Serait comme ci, me ferait ce, et aurait ça

Je voudrais un homme à femmes
Un gentil et beau garçon
Mais je ne veux pas qu’il s’enflamme
Dès que s’approche un jupon
Je veux être de ses fantasmes
Qu’il ait du tempérament
Qu’il provoque en moi des spasmes
Sans se montrer trop pressant

Mais attention
En aucun cas je ne veux
D’un jaloux broussailleux
D’un marlou ténébreux,
D’un voyou orgueilleux
D’un matou soucieux
D’un zazou prétentieux
D’un grippe-sous sourcilleux
Ou d’un filou vicieux

Je cherche un homme
Un homme qui, un homme que, un homme quoi
Un qui en somme
Serait comme ci, me ferait ce, et aurait ça

J’aimerais qu’il soit sensible
Qu’il ait de l’éducation
Qu’il soit toujours disponible
Et qu’il brasse des millions
Et puis je veux rester libre
De voir mes amis souvent
Et garder mon équilibre
En prenant quelques amants

Mais attention
En aucun cas je ne veux
D’un jaloux broussailleux
D’un marlou ténébreux,
D’un voyou orgueilleux
D’un matou soucieux
D’un zazou prétentieux
D’on grippe-sous sourcilleux
Ou d’un filou vicieux

Je cherche un homme
Un homme qui, un homme que, un homme quoi
Un qui en somme
Serait comme ci, me ferait ce, et aurait ça

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Toi qui incarnait la République
Sur les timbres, c’était sympathique
De t’retourner, t’lècher l’derrière
Entre nous y avait pas d’manières
Pauvre bébé pleurant sur les phoques
Voilà que maintenant tu débloques
La Poste a perdu un client,
J’écris plus tant qu’la France fout le camp

Au pays d’la gastronomie
On aime bien les spaghettis
Le couscous et la paella
Pour becqueter on est toujours là
Mais lorsque l’on est bien repu
Les étrangers on en veut plus
L’resto a perdu un client
Je n’mange plus tant qu’la France fout le camp

J’aimais bien voir briller les ailes
Des avions là-haut dans le ciel
Ça m’donnait des envies d’voyages
Je rêvais à d’beaux paysages
Mais maint’nant qu’le ciel est tout noir
D’gens à qui on dit pas au revoir
Le ciel a perdu un client
J’baisse le nez tant qu’la France fout le camp

Sous les ponts de Paris y a la Seine
Qui coule sans crainte et sans haine
J’y trempais parfois mon bouchon
Pour y taquiner le goujon
Maint’nant y a d’nouveaux Archimède
Qui s’exercent avec Mohammed
La flotte a perdu un client
Je n’pêche plus tant qu’la France fout le camp.

par François publié dans : Chansons
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