Vendredi 16 mars 2007
Pour remédier à la mévente des vins, lArmée française qui émane du cur du Pays, aura droit à double ration de vin.
Dans lintérêt de la tranquillité publique, extinction du paupérisme après huit heures du soir.
Suppression de lAssistance publique. Les députés seront tenus de visiter les pauvres de leur circonscription et de leur allouer un secours la veille de leur besoin.
Transfèrement dune partie de lEglise Saint-Bernard sur le pont François-Lépine, afin que les voyageurs saventurant sur le réseau Nord où les accidents sont fréquents puissent avoir, en cas de mort, et à toute heure, les secours de la Religion.
Telle fut en partie, la profession de foi, le programme politique du "Comité Socialiste Impérialiste du quartier de la Goutte dOr La Chapelle" soutenant Fénelon Hégo aux élections législatives du 27 avril 1902. Candidat malheureux, bien évidemment, quune bande de joyeux soiffards avait cruellement poussé à se présenter aux élections.
Des candidats aux élections, il y en eut, depuis 1848, de toutes natures. Des hommes rompus à la politique comme des illuminés, des naïfs, des plaisantins, des opportunistes, des farfelus, des fous, et des provocateurs.
Ainsi, Rodolphe Salis, célèbre patron du non moins célèbre cabaret Le Chat noir revendiqua une première fois la séparation de Montmartre et de lEtat puis quelques années plus tard prétendit par voie daffiches quun imposteur se faisait passer pour le général Boulanger, alors que le général Boulanger, cétait lui, et que par conséquent, les votes en faveur du général lui revenaient de plein droit.
Ainsi, Zo dAxa, pamphlétaire anarchiste annonce à travers son journal La Feuille quaux législatives de 1898, il soutiendra un candidat "Nul", un petit âne blanc, "un âne pas trop savant un sage qui ne boit que de leau et reculerait devant un pot de vin. A cela près le type accompli du député majoritard".

De ces provocateurs ou de ces jobards, Bruno Fuligni en recense, pour notre plus grande joie, des dizaines et des dizaines dans son ouvrage "Votez Fou !" , de Ferdinand Parfu, le coutelier poète à Cindy Lee, la strip teaseuse présidente du Parti du Plaisir, de Pasteur à Coluche, en passant par Captain Cap, Ferdinand Lop et ladorable Aguigui Mouna (linlassable protestataire toujours accompagné de son vélo et de ses badges).
Ce soir, 16 mars, nous saurons si Lucien Sorreda, qui recommande à la France sa modeste personne de futur "président dictateur républicain", aura récolté ses cinq cents signatures délus pour se présenter devant les électeurs déprimés que nous sommes.
Dans lintérêt de la tranquillité publique, extinction du paupérisme après huit heures du soir.
Suppression de lAssistance publique. Les députés seront tenus de visiter les pauvres de leur circonscription et de leur allouer un secours la veille de leur besoin.
Transfèrement dune partie de lEglise Saint-Bernard sur le pont François-Lépine, afin que les voyageurs saventurant sur le réseau Nord où les accidents sont fréquents puissent avoir, en cas de mort, et à toute heure, les secours de la Religion.
Telle fut en partie, la profession de foi, le programme politique du "Comité Socialiste Impérialiste du quartier de la Goutte dOr La Chapelle" soutenant Fénelon Hégo aux élections législatives du 27 avril 1902. Candidat malheureux, bien évidemment, quune bande de joyeux soiffards avait cruellement poussé à se présenter aux élections.
Des candidats aux élections, il y en eut, depuis 1848, de toutes natures. Des hommes rompus à la politique comme des illuminés, des naïfs, des plaisantins, des opportunistes, des farfelus, des fous, et des provocateurs.
Ainsi, Rodolphe Salis, célèbre patron du non moins célèbre cabaret Le Chat noir revendiqua une première fois la séparation de Montmartre et de lEtat puis quelques années plus tard prétendit par voie daffiches quun imposteur se faisait passer pour le général Boulanger, alors que le général Boulanger, cétait lui, et que par conséquent, les votes en faveur du général lui revenaient de plein droit.
Ainsi, Zo dAxa, pamphlétaire anarchiste annonce à travers son journal La Feuille quaux législatives de 1898, il soutiendra un candidat "Nul", un petit âne blanc, "un âne pas trop savant un sage qui ne boit que de leau et reculerait devant un pot de vin. A cela près le type accompli du député majoritard".

De ces provocateurs ou de ces jobards, Bruno Fuligni en recense, pour notre plus grande joie, des dizaines et des dizaines dans son ouvrage "Votez Fou !" , de Ferdinand Parfu, le coutelier poète à Cindy Lee, la strip teaseuse présidente du Parti du Plaisir, de Pasteur à Coluche, en passant par Captain Cap, Ferdinand Lop et ladorable Aguigui Mouna (linlassable protestataire toujours accompagné de son vélo et de ses badges).
Ce soir, 16 mars, nous saurons si Lucien Sorreda, qui recommande à la France sa modeste personne de futur "président dictateur républicain", aura récolté ses cinq cents signatures délus pour se présenter devant les électeurs déprimés que nous sommes.
par François
publié dans :
Les Carnets de l'Ours
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