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Maladresse ou mépris ?

Publié le par L'ours

Entre la maladresse et le mépris, il n'y a qu'un pas.
Le ministre Macron notait ainsi que dans l'entreprise Gad, cet abattoir, il y avait beaucoup de femmes dont beaucoup étaient illettrées. Le Figaro indique qu'en effet, 1 salarié de l'entreprise sur 5 serait concerné, alors que la moyenne nationale de l'illettrisme serait de 7%. Le ministre a formulé quelques excuses auprès des gens qui auraient été vexés par sa sortie.
Maladresse ou mépris ? Ou maladresse et mépris ? Pointer cet état de fait relève-t-il de la maladresse ? A coup sûr. Ne pouvait-il prévoir, ce docte ministre de l'Economie qui passa par l'ENA, par l'Inspection générale des finances, par la banque Rothschild et pas en tant que coursier, qui fut secrétaire général adjoint à la présidence de la République, que le poids de ces mots constituerait un choc dans les cervelles moyennes des gens du commun : nous.
Une fois de plus, nous en viendrions à penser qu'après avoir présumément moqué les éventuels sans dents que nous sommes appelés à tous devenir, les élites dirigeantes fustigeraient le manque absolu de culture des moins bien lotis. Le tableau est triste à voir. Cons et sans dents. Heureusement que ces braves messieurs consentent encore à nous diriger.
Oui not' bon maître, oui not' monsieur, n'avez-vous pas songé que nos pauvres cerveaux sans finesse et sans discernement ne goûteraient pas la très fine et très admirable analyse du paysage intellectuel local ? A moins qu'il ne vous en chaille, après tout ? Que vous n'en eussiez conçu une quelconque importance, et que les mots soient sortis naturellement de votre bouche éminemment dorée sans considérer que l'humain se cachait derrière, tout comme il se terre derrière une courbe du chômage sans cesse orientée vers le gouffre.
Aujourd'hui, nos représentants, nos députés, abordaient un sujet sur lequel il leur était demandé de légiférer sur un amendement à la loi (de Finance, je crois) . Il s'agissait de soumettre la part de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) non utilisée à des fins professionnelles à l'impôt. En clair, taxer ce qui dans les frais professionnels des élus n'était pas utilisé en tant que tel. Pour ce faire, il aurait fallu que l'administration et sa manie de la transparence fourre son vilain nez de fouine dans les comptes des députés. Bien sûr, la proposition a fait long feu tout en ne faisant pas long feu, et a été rejetée.
A l'heure où se succèdent les ministres administrativement phobiques, oublieux de leurs comptes helvètes ou pros de la négligence arbitrale, faut-il ne voir là que de la maladresse ou y admettre un zeste de mépris ?

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