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Préparons joyeusement 2017

Publié le par L'ours

L'élection législative partielle qui s'est déroulée dans le Doubs et qui a vu la victoire d'une courte tête du candidat socialiste devant la candidate FN, pose quelques questions après l'attitude pour le moins ambigüe de l'UMP éjectée dès le premier tour (voir le billet précédent « Elections, plège à cons »).

2017 est à nos portes. Bien sûr, d'ici là, nous aurons eu à voter pour les régionales et les cantonales. Certains déclarent dès à présent le FN comme étant le premier parti de France.

On s'attend à des duels musclés. Les Français qui ne donnent plus beaucoup leur confiance à ceux qu'ils ont déjà élus par le passé seraient-ils prêts à faire le grand saut dans l'inconnu ? Pourtant, on voit que partout où Front national règne, la culture et le pluralisme des idées peinent à survivre.

2017 arrive à grands pas.

Oh, on reprocherait bien volontiers à nos politiques de s'y projeter ipso facto, à ceux qui détiennent les rênes du pouvoir en premier lieu, plutôt que d'améliorer la situation économique, qui n'est pas si mauvaise puisque les entreprises du CAC40 ont battu un record de versement de dividendes à leurs actionnaires ; disons d'améliorer la situation économique des classes moyennes et pauvres, de cette cohorte de chômeurs que d'aucuns voudraient bien faire marcher à pied, « puisqu'ils n'ont que ça à faire » ! Ce cynisme envers les demandeurs d'emploi n'aura donc jamais de limite ?

On désapprouverait tout autant, ceux qui dans l'opposition aiguisent leur ambition sans bornes pour cette date fatidique, et ne sont que dans le dénigrement systématique plutôt que d'être force de proposition.

2017, pour nous autres, citoyens sans mandat, est une échéance à la fois proche et lointaine.

Lointaine parce qu'on ignore encore qui se présentera, bien que nous ayons quelques indices, proche parce que ces indices peuvent nous causer quelques frayeurs.

On se doute bien que le deuxième tour se jouera entre trois personnes. Une PS, une UMP, une FN. Pour ce qui est du FN, la surprise ne devrait pas être bien grande on connaît son nom. Pour le PS, on ne connaît pas forcément son nom, mais est-ce si important ? Pour l'UMP, rien n'est joué entre Sarkozy et Juppé. Celui-ci jouit en ce moment d'une image d'homme sage, posé et réfléchi pour les militants, comme pour les sympathisants de gauche, celui-là, en revanche, toujours aussi manœuvrier et toujours aussi pugnace n'a pas dit son dernier mot, et pour peu que la Justice le lâche un peu, ce qui d'ailleurs l'aiguillonne, trouvera toujours un coin à enfoncer pour enflammer les foules votantes. Et c'est cela qu'il faut redouter.

C'est à nous, simples citoyens de préparer 2017. Nous qui ne voulons pas revivre ce que nous avons vécu en 2002. A moins bien sûr que vous n'espériez en Marine Le Pen ou en Sarkozy. Pouvons-nous imaginer un Hollande vaincu, au soir du premier tour, appeler en raison d'un front républicain à voter Sarkozy ? Pouvez-vous imaginer glisser bon gré mal gré un bulletin « Sarko bis » en vous convaincant que c'est ce qu'il y a de mieux pour la démocratie ?
A vous les joies du ni-ni décrié hier. Dans mon miroir, un visage dubitatif. Suis-je un con ou un salaud ? Jusqu'où me mèneront mes regrets ? Pour éviter de verser dans ces affres de perplexité, cet examen de conscience et cet acte de contrition subséquent, une seule solution : ne pas permettre cette situation. Faire admettre la comptabilisation du vote blanc, quitte à ce qu'une majorité de votes blancs à une élection déclenche une crise gouvernementale, ce qui aurait au moins pour effet de nous mettre face à nos responsabilités et à nous prendre en main, ou, on peut rêver, mettre nos politiciens dans l'obligation de s'entendre en laissant un peu de côté les divergences de partis et les ambitions personnelles, et pourquoi pas mettre un terme à ce régime présidentiel dont on ne cesse de nous répéter qu'il est une résurgence monarchique, ce qui ne paraît pas faux.

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