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Il fait frisquet, mais on se réchauffe

Publié le par L'ours

Il paraît que ça ne va pas fort. Le climat se réchauffe. Ça c'est sûr, entre Israéliens et Palestiniens, ça se réchauffe, et puis entre Chiites et Sunnites aussi, entre l'Orient et l'Occident, entre le Nord et le Sud, entre la Droite de droite et la Gauche de droite, en interne, mais pas que. Avec partout des extrêmes plus pugnaces et méchants que jamais.

Mais là n'est pas le sujet du jour, le réchauffement en question est climatique. Celui-là même pour lequel on va organiser une grande conférence internationale à Paris "La Cop21", dont il ne serait pas idiot de calculer le "bilan" carbone et de chercher à le réduire avant qu'il ne devienne bilan. Mais cela a peut-être déjà été fait. Gouverner, c'est prévoir dit-on. Nos gouvernements ont dû prévoir. Les participants à la COP21 vont devoir trouver un accord, une solution globale, fiable, irrécusable, irrémédiable, irréfragable, irréfrénable, irréfutable de ne pas augmenter le réchauffement climatique, dont nous sommes responsables, au-delà 2°C, sous peine de provoquer la grosse catastrophe irrémissible qui est la fonte de l'Antarctique et la montée des eaux, et par conséquent le déclenchement de tempêtes de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes. Inondations répétées ou submersion régulière des littoraux, disparition des archipels, que d'eau ! Et que d'hommes ! Il va falloir faire de la place et le mieux serait avec le sourire. Mais ça, nos gouvernements ont déjà dû prévoir. Ne dit-on pas gouverner c'est prévoir.

Ne pas réchauffer, c'est vital. Mais l'économie aussi est vitale répondront à coup sûr les chefs d'entreprises, les gouvernements qui aiment l'entreprise et qui ambitionnent d'abriter pour un temps d'anciens jeunes qui se rêvaient milliardaires. Ne faudra-t-il exonérer les entreprises de réchauffer ?

Il n'est pas exclu que le problème reste encore un problème pendant un certain temps.

Mais c'est sans penser à l'ours ! On oublie toujours l'ours. Non pas l'ours polaire, ce frère blanc qui dérive sur son glaçon quand il pensait marcher sur la banquise ferme. Je veux parler de l'ours de ces carnets. Mézigue.

J'ai la solution, autre que celle consistant à mettre au frais tout un paquet de décideurs, de politiques chacun à son niveau, de chevaliers d'industries qui font sous eux, d'entrepreneurs modernes de fermes modernes d'abattoirs modernes, concentrationnaires modernes, de ceux qui font durement sentir les chaînes du travail lorsque le travail est à la chaîne, les producteurs d'objets à vie courte dont le modus vivendi semble se résumer au mot accumulation. Accumulation de richesse personnelle produite pas la l'utilisation toujours accrue des ressources. Et des hommes.

Plutôt que de ne pas réussir tout de suite à éviter le réchauffement climatique, pourquoi ne pas chercher un moyen de refroidir le climat ? Interroger la science non encore découverte. Inventer une technologie qui permettrait de produire du froid là où il en faut sans produire du chaud ailleurs ? Un méga climatiseur qui pomperait le froid galactique de l'espace pour le distribuer sur terre, histoire de faire redurcir un peu le permafrost et remettre du blanc bien solide sous les papattes du copain polaire.

Les eaux montent ? Pourquoi ne pas, à l'aide de pipelines, faire reverdir le désert ? Il y a déjà le sable, manque la mer pour faire de belles plages. Si on arrive à faire transiter du pétrole et du gaz d'un continent à l'autre, on doit bien réussir à en faire autant avec de l'eau de mer. El l'eau de mer ça peut se transformer en eau douce. Le désalinisateur solaire géant n'existe pas encore, un géant comme Areva si experte pour gérer l'atome doit disposer de quelques ingénieurs capables de bricoler un super dôme désalinisateur ?

Je suis sûr que les idées ne manquent pas et qu'il est possible de refroidir le climat. Mais il y a un hic. Si on parvenait à refroidir le climat, réparer nos bêtises, en quelque sorte, il se trouverait des entrepreneurs modernes et des décideurs savants des choses économiques qui nous convaincraient qu'il n'y a plus lieu de se préoccuper de réduire le réchauffement climatique et qu'il y a là une aubaine pour accélérer la croissance.

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