Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un mur à contourner

Publié le par L'ours

Côté politique, ça ne va pas fort. Dans les autres domaines, social, économique, culturel, on aurait tendance à affirmer que la situation sent un peu le roussi, mais côté politique, ça sent carrément le faisandé.

L'élection présidentielle approchant, les primaires ont vu les sortants sortis. Sarkozy, une majorité de Français n'en veut plus, Hollande s'est retiré de la course alors qu'il culminait à moins de 10% de satisfaits, Juppé n'a pas séduit la droite qui lui a préféré Fillon dont on apprend qu'il n'a pas été le Monsieur Propre dont il prétendait afficher le profil. Valls en petit clone de Sarkozy étiqueté PS, les mises en examen en moins, a été comme il se doit éliminé.

Macron tire à hue, Hamon à dia, on ne croit pas au programme de celui-ci, on ignore tout de celui du premier. Reste Mélenchon et Le Pen pour faire rêver… ou cauchemarder. Et cette dernière est-elle aussi blanc-bleu qu'elle le prétend ? Et que taire de ses troupes ?

A vouloir paraître antisystème, les uns et les autres nous donnent le spectacle du mensonge le plus bête du monde : s'affirmer le contraire de ce qu'ils sont, à savoir confortablement installés depuis la naissance, ou presque, au sein de ce système. Les Français ont-ils encore le désir d'être "présidés" ? Ne serait-il temps de passer à autre chose ? Mais sur quoi se reposer ? Un régime strictement parlementaire ? Avec ou sans cette excroissance qu'est le Sénat ?

L'antiparlementarisme gagne chaque jour davantage les esprits. Les parlementaires ne font pas grand-chose pour qu'il en soit autrement, vu l'exorbitance de leurs privilèges auxquels ils s'accrochent. N'ont-ils encore tout récemment voté une loi doublant le délai de prescription pour les crimes et délits (30 ans) an y associant une date butoir de 12 ans pour les faits de corruption détournements de biens sociaux ? Les "affaires" se succédant, l'impression d'impunité ou d'inégalité devant la Justice entre le simple citoyen et l'homme de pouvoir (incluant le pouvoir économique) l'électeur aura-t-il encore longtemps confiance en son personnel politique ? Comment dans ces conditions espérer instaurer une VIe République si elle est façonnée par ceux de la Ve dont on ne veut plus ? Nous nous heurtons à un mur.

Commenter cet article