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Il faut aider nos candidats

Publié le par L'ours

La campagne pour l'élection présidentielle, aussi calamiteuse soit-elle passionne les Français. Il s'agit de porter à la tête du pays celui ou celle qui aura l'avantage de nous guider vers un avenir toujours meilleur. Mais ce qui nous intéresse tous en priorité n'est pas tant l'issue du combat que le combat lui-même. Qui ne se rappelle les petites phrases assassines de Giscard d'Estaing, de Mitterrand ou de Chirac assénées pour tuer le rival. Certes, le débat peut s'avérer instructif, amusant ou palpitant, mais que serait-il sans un affrontement gaillard et meurtrier. Peut-être même irait-on à souhaiter que les candidats en viennent aux mains pour nous ravir complètement, hélas, dans une démocratie qui se tient, on ne peut guère espérer qu'ils se distribuent beignes et coups de genoux, qu'ils s'attaquent au foie ou au plexus, qu'ils y aillent qui de sa morsure, qui du coup de boule. On se contentera donc de la petite phrase qui fait mouche, de l'humiliation publique et faute du geste on se réjouira du verbe.

Aussi, en vue du duel qui s'annonce, l'équipe des Carnets de l'Ours s'est réunie au grand complet pour aider nos candidats, et a cogité, planché, sué pour trouver la sentence meurtrière.

Toi aussi cher lecteur, participe à ce grand jeu de chamboule-tout et trouve la formule qui pourra sauver ton candidat face à l'adversaire honni.

Comme le sort des finalistes n'est pas encore joué, il y en a pour tout le monde.

Que Fillon soit présent au second tour, que ne lui assène-t-on :
“ Quand on prétend avoir l'étoffe présidentielle, encore faut-il qu'elle vous soit uniquement offerte par le peuple et pas taillée sur mesure par un grand couturier parisien ».

A Macron :
“ Si jusqu'ici votre parcours a été de passer de la banque privée aux affaires publiques, je crains pour les Français que vous n'ayez dans votre poche un billet aller-retour en guise de projet ».

A Le Pen :
“ Si votre amour de la France vous honore, vos convictions déshonorent la France que l'on aime ».

A Hamon :
« Réunir son camp et réunir les Français sont deux exercices bien différents, vous n'avez déjà pas su réussir le premier ».

A Arthaud :
« Vous ne parlez pas, vous aboyez, vous répétez le discours bien appris de votre prédécesseure, on hésite, à vous définir, entre le roquet et le perroquet ».

A Mélenchon :
« Pour faire de la France le Cuba ou le Venezuela de l'Europe comptez-vous sur l'aide des chars russes ? Ils ne sont plus soviétiques, vous savez ».

A Cheminade :
« Votre programme mise fortement sur l'exploration spatiale. Il semblerait que vous ayez personnellement pris de l'avance. Hélas, vous n'êtes pas encore redescendu ».

A Poutou :
« Vous êtes simple, vous êtes sympathique, tout cela est très bien. Mais ne craignez-vous pas que l'on dise de vous "Il est simple, mais sympathique" ».

A Lassalle :
« Vous avez parcouru le pays comme le berger parcourt ses montagnes, mais comme le berger le sait, après la transhumance, il faut rentrer au bercail ».

A Asselineau :
« Vous voulez sortir de l'Europe, revenir au Franc, finalement, vous êtes nostalgique de vos vertes années et des téléphones en bakélite ».

A Dupont-Aignan :
« Comme tous ceux qui se réclament du gaullisme, on a du mal à vous situer, probablement parce que de Gaulle avait une certaine idée de la France, hélas la France ne parvient pas à se faire une idée de vous ».

Maintenant, ami lecteur, clique sur les commentaires. A toi d'aider ton candidat à trouver la saillie qui mettra à bas le vilain pas beau du camp d'en face !


 

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