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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Mercredi 14 février 2007
Qui a dit que les campagnes présidentielles de Royal et Sarkozy n'avaient rien à s'envier mutuellement ?
L'un dit ce que les gens veulent entendre, l'autre leur demande ce qu'elle doit leur dire.
Toujours est-il que notre ministre candidat de l'Intérieur claironne cette antienne à qui veut (peut encore) l'entendre :
Il faut travailler plus pour gagner plus ! La caractéristique d'un slogan – et la publicité l'utilise depuis son enfance où elle avait nom "réclame" – est de marquer les esprits pour que ceux-ci retiennent l'essentiel d'un message et de les vider de tout sens critique ou d'analyse dudit message.
Ainsi qui pourrait penser qu'à "Travailler plus pour gagner plus", il manque l'essentiel : le sujet. Enfin, les sujets ! Car rien n'interdit de penser qu'il ne manque pas qu'un seul sujet. Qui doit travailler plus? Et en corollaire Qui doit gagner plus?
Est-il si évident que celui qui travaillerait plus gagnerait plus ? Ne pourrait-on pas imaginer que c'est celui qui fait travailler plus qui gagnera plus? Sinon, quel serait son intérêt? Améliorer l'ordinaire de ses salariés? Et vous en avez déjà beaucoup vu, vous, des gens qui vous font travailler dans le but de vous permettre de vivre mieux ? Il vous paieraient plus et vous feraient travailler moins!
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 13 février 2007
Vous aimez la photo ? Vous aimez le jazz ? Il est un monument qui a fixé sur la pellicule les monuments du swing, du cool, du scat.
Ils s'appelaient Théolonious Monk, Sarah Vaughan, Miles Davis, Kenny Clarke, Louis Armstrong, Chet Baker, Dizzie Gillespie, Dexter Gordon... Ils sont trop nombreux à citer.
Lui s'appelle Herman Leonard c'est un géant Un site existe : c'est ici
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 13 février 2007
Dimanche, à Maplewood dans le New Jersey, une américaine, Lorraine Grossman, alors qu'elle cuisinait se sentit observée. Un être, massif, velu, à l'affût derrière la fenêtre de la cuisine ne quittait pas des yeux son manège ménager. Elle passait le café.
Il était là, elle prit peur, elle cria, il détala. Il alla se réfugier non loin de là, en hauteur, dans un arbre.

Les pompiers arrivèrent porter secours à Madame Grossman. Ils tirèrent une fléchette tranquillisante sur le voyeur, qui s'effondra quelque douze mètres plus bas dans un filet tendu pour le recevoir sans risquer de le blesser.
On le relacha dans une zone appropriée. Comme un Indien.

Cet intrus curieux, c'était un ours de quatre-vingt quinze kilos, brun de poil et plutôt gourmand.
Je jure que malgré la ressemblance, ce n'est pas moi !

D'ailleurs, chez nous, ce sont les humains qui s'introduisent sur le territoire de l'ours, l'acculent, menacent sa progéniture et l'abattent.
In memoriam Canelle.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 13 février 2007
Fichier de vérification Google
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Lundi 12 février 2007
Les sondages étant ce que nous en savons, conscients que nous sommes, de la cohérence entre leurs chiffres et les résultats aux différents scrutins qu’ils ont mesurés depuis plus de dix ans, les instituts qui pratiquent ce genre de sport n’ont plus qu’une justification à nous porter aux oreilles : un sondage n’est qu’une photographie du moment présent. Un polaroïd, en quelque sorte. C’est dire leur utilité.

Soyons indulgent, ça crée quelques emplois aux petits téléphonistes, et de gras revenus à leurs employeurs, sans compter la notoriété et la présence récurrente de ceux-ci dans nos médias.
Mardi 8 février, le quotidien "les Echos" titrait : "Le Pen fait peur mais ses idées séduisent près de 30% des électeurs".
Certes, la nouvelle n’est pas fraîche, mais le polaroïd l'est encore moins ! L’article s’appuyait sur une étude réalisée par l’Ifop* dans la première quinzaine de décembre 2006 qui indiquait que Le Pen était le candidat qui inquiètait le plus les sondés (66%), que 33% l’estimaient honnête et qu’il avait l’étoffe d’un chef d’état pour 17% d’entre eux.
En revanche, 29% des personnes interrogées par l’Ifop déclaraient partager les idées qu’il défend, particulièrement sur le nombre d’immigrés, le sentiment d’insécurité, et le manque de volonté des chômeurs à retrouver du travail.

Quant à l’acceptation de la place du Front National et de son éventuelle accession à des responsabilités, voici les questions et les résultats enregistrés par l’institut :

Jugeriez-vous acceptable ou inacceptable que dans les prochaines années :

Jean-Marie Le Pen obtienne les 500 signatures pour être candidat

Acceptable : 63 contre 37

– Le FN ait des députés à l’assemblée nationale grâce à une dose de proportionnelle
Acceptable : 61 contre 39

– Le FN ait des ministres dans un gouvernement
Acceptable : 48 contre 52

– Il y ait un accord pour le second tour entre l’UMP et le FN
Acceptable : 33 contre 67

– Jean-Marie Le Pen soit élu Président de la République
Acceptable :18 contre 82

Comme quoi, les Français ont une conception voltairienne de ce que doit être la démocratie: "je ne partage pas vos idées, mais je me ferais tuer pour que vous puissiez les exprimer"



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* Le "baromètre politique français", publié par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et le ministère de l’Intérieur, est concocté par l’Ifop.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Samedi 10 février 2007
Tout le monde en parle.
Il va parler. Il l'a déjà fait. Ce qu'il annoncera aux Français, Michel Drucker le sait. Peut-être n'en dort-il plus. Il a parlé, et on va nous le montrer, Jacques Chirac, dit "le Grand", dit "le Vieux", dit "Chichi", alias "Monsieur 82 pour cent"(1), alias "le Pompier"(2), alias "Saint Eloi"(3), alias "mon ancien ami de trente ans"(4). On nous le montrera Dimanche, à l'heure où la digestion se fait. Beaucoup de Français (1) ont depuis 2002 quelques problèmes de digestion. Dans l'émission "Vivement Dimanche" de Michel Drucker. Michel est épatant. Jadis gendre idéal, il fait figure aujourd'hui d'infirmier idéal. Qu'il vous visite en début d'après-midi, il garantit la sieste et vous évite la montée de tension. Chez Michel, tout est formidable, tout est poli, même ses intervenants à l'humour "dévastateur" prennent soin de ne pas marcher sur la pelouse.
Michel est un bienfaiteur pour la France. On devrait l'enterrer au Panthéon. De suite !
Donc, le Président, invité de Michel, révèlera peut-être le grand destin qui l'attend, sous l'œil émerveillé de Bernadette, dame patronesse modern'style.
Trois scénarios sont envisageables, le premier étant qu'il ne dise rien. Un silence fracasse le studio, le public pleure. Cet homme vaut mille Alfred Hichcock !
Le deuxième serait qu'il annonce avec la solennité d'usage :
"Je souhaite me re-re-présenter à la présidence pour la République". Un silence fracasse le studio, le public pleure. Dès lors, du côté de la rue d'Enghien, le gigot a du mal à passer. Neuilly s'insurge et proclame son indépendance en vertu du droit à l'autodétermination des peuples. Richard Attias et Alain Genestar reprennent du couscous et commandent une nouvelle bouteille de Sidi Brahim.
Enfin, troisième possibilité, Chirac déclare ne pas se représenter, soutenir Sarkozy, et menace de consacrer sa retraite à une grande mission pour l'avenir de la France et de la planète.
Un silence fracasse le studio, le public pleure. Bernadette écrase une larme. Elle répète émue qu'elle aura son Jacquot pour elle toute seule, mais qu'elle "regrettera cette maison" (l'Elysée) comme on le dit d'une hôtellerie de bon aloi. Déjà qu'elle avait ressenti quelques picotements en se séparant de l'Hôtel de Ville de Paris (c'était combien, les frais de bouche, déjà ? 4000 par jour ? Qui a dit qu'à ce tarif-là, il était indécent de quémander aux pauvres des pièces jaunes pour les petits enfants ? Personne ? Ah bon, j'avais cru entendre).
Mais qu'importe ce que dira Jacques, un silence fracassera le studio, le public pleurera et Michel ne posera pas la question de savoir si son invité craint une action en justice. D'une part, Michel est trop poli pour cela, d'autre part, il le sait bien, Michel, que Jacques n'a pas peur.



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(1) Pour une majorité de Français qui ont voté pour lui, contre Le Pen, faisant contre mauvaise fortune, bon cœur – Monsieur 82% ne les a pas entendus, il a cru qu'ils le plébiscitaient pour son grand talent.
(2) Pour les écologistes et les membres de l'Onu depuis son magnifique discours de Johannesbourg. "La maison brûle et nous regardons ailleurs". Probablement, à propos de discours, Chirac avait Edmond Rostand et son Cyrano de Bergerac en tête : "c'est encore plus beau quand c'est inutile".
(3) Pour les photographes de Paris Match, qui l'avaient photographié à Brégançon dans une tenue – terme choisi – qui fait songer à Rocco Siffredi qu'on n'a pas que l'âge de ses artères. Allusion à la chanson "non non non non, Saint Eloi n'est pas mort, car il bande encore…"
(4) Pour Alain Balladur (Edouard, je sais, mais on ne se souviendra pas de son nom, qu'importe qu'on lui choisisse un autre prénom.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 9 février 2007
Christian Laborde, cet écrivain poète pamphlétaire dont je ne cesse de répéter que je l’aime – non, ce n’est pas du Johnny – avait précisé dans une de ces chroniques que l’on doit retrouver dans Collector* que Bayrou signifiait cuvette, cuve en Gascon.
Jusqu’ici, le nom collait bien au personnage, qui, ultra centriste, déclare fonder sa politique en associant les eaux froides de la droite à celles plus chaudes de la gauche. Tant qu’il ne s’agit pas d’eaux usées fangeuses, puantes, que l’homme sensé promet aux égoûts!
Bayrou prône l’équilibre par la tièdeur.
Mais Bayrou sort de la cuvette dans laquelle il stagnait.

S’est-on déjà lassé dans les médias des gaucheries lexicales de Royal, de ses bévues arithmétiques en matière de force de frappe subaquatiques et de ses pas de clercs concernant le travail des enseignants ? (L’école n’est pas son truc, à Ségolène, Allègre, qui ne perd pas une occasion de pointer les zéro qui ne le concernent pas, l’a suffisamment affirmé.)
A-t-on déjà pris conscience dans ces mêmes médias que notre petit homme d’Intérieur finirait par excéder les Français par le tapage assommant qu’il produit. Il est épuisant, cet homme-là, il nous exténue, il nous éreinte, on ne peut le suivre… il est partout.

Ainsi, Bayrou monte. Il monte dans les sondages, sa présence augmente également dans la presse, comme nous le révèle Jean Véronis dans son blog "Technologies du langage".
Grâce à l’outil statistique "Presse 2007" que ce professeur (travaille-t-il 35 heures ?) de l’université d’Aix-en-Provence a réalisé, on a la possibilité de mesurer la progression de telle ou telle personnalité politique dans le champ médiatique, pour parler comme un sociologue.
Bayrou monte. On peut observer sa course comme on suivrait celle d’un de ses chevaux.

* Collector, Christian Laborde ; Editions Bartillat, 2003
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 9 février 2007
" J’ai changé " , déclarait, il y a quelques temps déjà, un Nicolas Sarkozy, fraîchement investi par son parti pour la candidature à l’élection présidentielle.
Du coup, les racailles ont ete remisées avec le karcher ainsi que les crocs de boucher promis aux instigateurs de l’affaire Clearstream.
La voix de notre césarillon de Neuilly passée à l’adoucisseur et le ralentissement de son tempo semblent apaiser le ton du ministre candidat de l’Intérieur. Il ne sort plus qu’en tutoyant Jaurès et tapant familièrement l’épaule de Léon Blum.

Hier soir, Jean-Marie Le Pen était l’invité d’Arlette Chabot pour son émission "A vous de juger". "Il a changé" depuis qu’il ne lance plus de calembours douteux, qu’il ne se mêle plus de hiérarchiser les souffrances historiques, ni ne fait le coup de poing avec des élus récalcitrants. Il ne sort plus qu’accompagné de son histoire familiale personnelle qui le démarque de l’établissement politique énarquisant qui fait nos délices quotidiennes.

Ce qui ne change pas, c’est cet appétit féroce du pouvoir qui les anime, cette constance à vouloir gagner quelles que soient les circonstances.
Mais quiconque réclame un pouvoir ne cherche à l’exercer que pour son bénéfice personnel – financier ou psychologique – que le motif soit l’excellence de la gestion du pays, la nécessité sociale de ses habitants, ou la défense patriotique de la nation. Enfin que sa quête s’appuie sur telle ou telle idéologie, cela ne change rien, l’homme qui conquiert le pouvoir, le conquiert pour lui-même. Il s’en donne (ou s’en octroie) suffisamment les moyens.

Aujourd’hui, France Inter consacre une journée à l’hôpital psychiatrique. A Sainte-Anne (Paris), les murs de l’asile que dénonçaient Roger Gentis* sont tombés ou en cours de démolition. L’enfermement des malades, qui ressemblait farouchement à celui des prisonniers, n’a plus sa place à l’hôpital. Il est vrai qu’on a fait le cheminement inverse en laissant croupir dans nos prisons des gens qui auraient davantage besoin de soins psychiatriques.
L’hôpital a changé. Lui donne-t-on vraiment tous les moyens nécessaires, quand on constate une pénurie de soignants et la fermeture de lits pas uniquement due à la promulgation de soins à domicile.
Enfin, le tableau pathologique n’aurait-il pas besoin d’un petit coup de neuf. Aux dépressions de longue durée, aux psychoses maniaco-dépressives paranoïaques et schyzophréniques, aux névroses obsessionnelles graves, ne conviendrait-il pas d’ajouter la soif inextinguible de pouvoir?
Et cet autisme dont certains font preuve à ne pas reconnaître qu'ils ont été élus davantage par dépit que par adhésion à eux-même et à agir durablement comme s'ils étaient investis à l'unanimité d'une mission qui leur est personnelle.

* Les murs de l’asile, Roger Gentis ; 1977, Maspéro
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 8 février 2007
Tout le monde se lève pour Charlie Hebdo. Enfin, pour la liberté de la presse !
Tous les candidats présentables à l’élection présidentielle plaident, d’une belle voix, pour que les journaux puissent librement s‘exprimer par des caricatures y compris les leurs.

Mais pour se faire élire à la tête d’une démocratie moderne, comment pourrait-il en aller autrement?
Pourrait-on imaginer un de ces prétendants revendiquer une limitation à la liberté de la presse?
Qu’un journal ou une radio ne soit pas libre, par exemple, de choisir des journalistes "politiques" sans préalablement demander son conseil à un candidat en vue?
Pas libre, par exemple, de laisser à son poste un rédacteur en chef qui a commis l’irréparable faute de diffuser une photographie de la femme dudit candidat avec son galant de l’époque?
Pas libre, de choisir seul, les images de ce même candidat pour illustrer une couverture, sans les conseils avisés d’un blogueur particulier, non professionnel de la presse?
Pourrait-on simplement émettre l’idée qu’il puisse œuvrer pour que la rédaction d’un média soit à la botte ? Pourrait-on songer un instant, que son entourage fournisse aux télévisions, en lieu et place de ces médias, les images des meetings de ce candidat?
Non, bien sûr, on ne le pourrait pas, dans une démocratie moderne.

C’est donc pour ça que notre petit homme d’Intérieur a défendu Charlie Hebdo, accusé d’avoir gravement insulté les Musulmans en publiant les caricatures du prophète Mahomet.

Rappel des faits :
o 7 Août 2005, trois attentats islamiques dans le métro à Londres font plus de 50 morts.
o L’écrivain Kåre Bluitgen, auteur d’une biographie de Mahomet se plaint que personne n'ose illustrer son livre depuis l'assassinat en novembre 2004 du réalisateur Theo van Gogh.
o 30 septembre 2005 : en réponse à Kåre Bluiten, le Jyllands-Posten, l'un des principaux journaux danois publie douze caricatures de Mahomet qui suscitent des réactions plus ou moins pacifistes dans le monde.
o Charlie Hebdo ainsi que d’autres journaux publient ces caricatures pour affirmer la liberté d’expression.
En France des associations s’élèvent contre la publication de ces caricatures et portent plainte contre Charlie Hebdo, mais les journaux reçoivent également des soutiens et prises de position d’autorités musulmanes pour la liberté d’expression.

Lors du procès pour injure fait à Charlie Hebdo L'Union des organisations islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris, des personnalités politiques de tous bords viennent à la barre apporter leur soutien à la liberté d’expression et la liberté de la presse.
En réaction de ce soutien des politiciens, et en particulier celui du ministre de l’Intérieur, également chargé des cultes, les membres du CNCM (Conseil national du culte musulman) menacent de démissionner.

Ces braves gens confondent caricatures d’un prophète et assaut d’intelligence contre des obscurantistes qui se réclament d’un prophète.
Bon vent ! Et profitez du soleil de cette journée d’hiver.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 7 février 2007
L'agence Reuters de Rome fait état de la découverte, par une équipe d'archéologues italiens dirigés par Elena Menotti, des ossements enlacés d'un jeune couple. Leur histoire remonterait à 5000 ou 6000 ans.
Qui sont ces Roméo et Juliette de Mantoue, (nord de l'Italie)? Furent-ils eux aussi séparés par des parents entêtés, forts de leur sacro-sainte détestation mutuelle ? La mort, eut-elle raison de la haine en protégeant l'amour des jeunes gens ? Ont-ils décidé de s'unir dans une seule et très longue étreinte ? Qu'ont murmuré leurs bouche lorsqu'ils se couchèrent face à face, pour faire ensemble le grand voyage ?
La regarda-t-il fermer les yeux ? Pleurait-elle ? Le rassura-t-elle des craintes qu'il avait de mourir ?
Sûr qu'ils ne pensaient pas qu'on les exhumerait at que l'apparition de leurs squelettes susciteraient autant d'enthousiasme qu'elle le fit chez les profanateurs d'amour.
Silence, la science passe, Monsieur. On découvrira leur âge, les causes physiques de leur décès. Il faudra séparer les corps, les manipuler, leur faire subir les rayons X ou la résonnance magnétique, peut-être même, rognera-t-on le tibia qu'elle avait si mignon.
Ils pensaient avoir l'éternité.

Crédit photo : Reuters/Enrico Pajello/Handout






































Crédit photo : Reuters/Enrico Pajello/Handout
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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