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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Mercredi 31 janvier 2007
J'y crois pas !

Fournir ses propres images aux télévisions et faire pression sur les journalistes jugés trop opposants, en France, c'est pas possible !














Eh bien, si ! Mais c'est dans un journal Suisse qu'on le dit.


par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Mercredi 31 janvier 2007
Ce matin, sur France Inter, nous avons pu entendre une petite phrase de François Bayrou disant en substance (dès que je la retrouve, je la note) qu'il n'y a pas lieu de discriminer quelqu'un sous prétexte qu'il s'appelle Rachid. Ce à quoi il ajoute :
"Et François, ce n'est pas mal non plus".
Je pense que Rachid Arhab, François Morel, Rachid Taha, François Hadji-Lazzaro, Rachid Bouchareb et moi-même sommes d'accord sur ce point avec Bayrou.
Nicolas Demoran, Nicolas Hulot, Nicolas Anelka et Nicolas Vanier, pour leur part, doivent se poser quelques questions angoissantes.
Quant à Azouz Begag, il a des sueurs froides !
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Mardi 30 janvier 2007
Technologies du langage

Jean Véronis est professeur de Linguistique et informatique à l’université d’Aix-en-Provence, co-auteur avec Louis-Jean Calvet de "Combat pour l’Elysée – paroles de prétendants.", et collectionneur de tous les documents rédigés en Occitan à destination de la bibliothèque virtuelle " Trésor de la langue d’Oc ".

Vous avez peut-être déjà entendu Jean Véronis sur vos ondes favorites, (France Inter, Europe 1), sur son blog, il passe à la moulinette syntaxique les discours de nos chères créatures politiques, toutes prétendantes à l’élection de chef. On en tirera tous les enseignements nécessaires avant de glisser notre bulletin dans l’urne.

Ainsi, dans une récente livraison (25 janvier 2007), il note que :
"* Le mot travail, c’est Nicolas Sarkozy qui l’emploie le plus et de très loin. Il s’agit très souvent du respect du travail ou du travail qu’il faut revaloriser.
* Ségolène Royal, elle, emploie surtout le mot salariés, qu’il faut protéger, bien sûr. Elle l’utilise 4 fois plus que Nicolas Sarkozy !
* Quant à François Bayrou, c’est le mot entreprise qui le distingue. Il l’emploie 5 fois plus que Ségolène Royal, et trois fois plus que Nicolas Sarkozy.
* Enfin, Jean-Marie Le Pen ne parle guère de salariés, ni d’entreprise, son mot fétiche à lui, c’est le peuple. En l’occurrence, le peuple laborieux, expression un peu laborieuse, qu’il est le seul à utiliser.",


Il conclut : "Remarquons que le mot travailleurs est le grand perdant de toute cette affaire, un peu comme s’il fallait l’éviter à tout prix. Il faut dire que je n’ai pas analysé les discours d’Arlette ! "

Quant aux choses sérieuses comme le développement durable ou les énergies renouvelables… bien peu y songent.

Depuis, Sarkozy est passé par Saint-Quentin, et comme le souligne Jean Véronis dans un billet plus récent, notre petit homme d’Intérieur qui nous a plutôt asséné des pronoms personnels et possessifs – à la première personne du singulier, ça n’aura échappé à personne – a truffé son discours de "travailleurs".

Quand on craint de se prendre un râteau, faut ratisser ! Que les mânes de Jaurès le patatrassent*.


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(*) Personnologisme signifiant asticoter, tourmenter, tarabuster jusqu’à faire chuter.
par François publié dans : Revue de blogs commentaires (0)   
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Mardi 30 janvier 2007

Toi

Toi qui lis ces carnets, laisse un petit message en commentaire.
N'importe quoi, un aphorisme, une phrase d'élection, une réminiscence.
Un petit mot, quoi ! Ce qui constituera une nouvelle rubrique.
par François publié dans : Aphorismes, réflexions, brèves. commentaires (0)   
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Mardi 30 janvier 2007
Caroline Cartier m’enchante. Caroline Cartier m’épate. Caroline Cartier me réjouit.
Tous les matins sur France Inter, à huit heures moins le quart – il vaut mieux se brancher avant pour s’assurer qu’on ne la manquera pas – Caroline Cartier donne ses lettres de noblesse à la radio. Elle la replace exactement dans son élément : le montage sonore. Et avec quel talent !
Comme Doisneau n’a pas besoin de son pour exprimer des émotions, Caroline Cartier n’a nul besoin d’image. Elle nous les donne à fabriquer, elle les suggère et notre imagination fait le reste.
Le montage sonore que Caroline Cartier nous livre chaque matin, donne du sens à l’information, il éclaire l’actualité d’un regard humaniste et féminin. Elle ne met pas l’humour en cage et n’a pas sa langue dans sa poche.
Caroline Cartier parle avec nos oreilles !

On peut écouter ou réécouter "Cartier libre" sur le Net !
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Mardi 30 janvier 2007
Dernier avatar de notre petit homme d'Intérieur : le sieur, à son arrivée comme président de la République veut réformer la grève dans le service public, en assortissant le droit de grève d'une pseudo règle de démocratie. Les salariés seraient appelés à voter la poursuite d'un mouvement ou le maintien de l'arrêt de travail au terme d'un certain laps de temps.
C'est d'ailleurs ce qui se passe dans les AG le plus souvent, quand il y a une intersyndicale, mais passons.
Il ne s'agit là que d'une remise en cause du droit de grève et par ailleurs du droit du travail. Jusque là, tout est logique. Mais Karchozy ne propose rien pour que le dialogue social reprenne plus vite en cas de conflit. Il convient de rappeler, que si grève il y a, c'est parce que le dialogue n'a pas abouti, non, parce qu'il n'a pas été envisagé.

En ce qui concerne les arrêts de travail dans les transports publics, pour éviter d'entendre l'éternel argument seriné à longueur de microttes, asséné par des gens qui ne mesurent pas la portée de leurs mots "on prend l'usager en otage", je proposerais quelques actions frappant "là où ça fait mal". Karchozy en bon défenseur de l'ordre public et de l'usager libéré ne pourra qu'applaudir.

Frapper là où ça fait mal ? Qu'est-ce que c'est ? Je vais vous le dire. En un mot ça s'appelle le pognon.

• Ne plus ralentir l'usager qui se rend au boulot, mais le faire voyager gratuitement.
• Ne plus utiliser l'usager comme levier de mécontentement, mais les clients de la SNCF et de la RATP : les annonceurs qui inondent d'affiches le paysage sub et péri-urbain en remplaçant leurs affiches. par d'autres qui informent sur la justification du mouvement social.
• Publier les comptes de ces sociétés de transportt et les traitements des cheminots, conducteurs, salariés divers, et ceux des cadres, des agents de maîtrise et des dirigeants. Ne pas oublier de rendre public également les revenus et avantages du ministre de tutelle.

Il y a fort à parier que devant ce genre de menace, le dialogue social naîtra très vite.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Lundi 29 janvier 2007
Chose promise, chose due. Je vous annonçais (ici) la réactualisation de son site avec 350 photos, Jean-Claude Seine
Vous y retrouverez : les gueules noires des Mines du Nord ou d’Alès, les lainières et les ouvrières du textile de la Redoute et d'ailleurs, les sidérurgistes dans l’Est les métallos de Bordeaux, Albi et sa verrerie, les ports du Havre ou de Marseille, les jeunes de la ZUP de Nîmes, les blouses blanches des infirmières ou des ouvrières de l’agroalimentaire, les débrayages, le vote pour l’arrêt de travail, la grève qui dure, les prises de parole sur les chantiers navals, les réunions syndicales à la Bourse du Travail, les ouvriers qui défilent, les flics qui chargent, Mai 68, les acrobates des PTT installant votre ligne de téléphone, les cheminots, la RATP, le métro qu’empruntent les salariés et ceux qui le font fonctionner, les jeunes de Saviem, les prolos de Boulogne-Billancourt ou de Peugeot, des intérieurs d’ouvriers du bâtiment, des extérieurs à Bataville, l’usine de chaussures, ou des terrains vagues avec les enfants des cités d’urgence à Trappes, mais aussi des moments de détente à la piscine, les concours de pêche, les vacances à la Grande Motte au camping, et l’ANPE, et enfin, la retraite, avec les petits enfants, quand ça sourit, ou tout seul, à la soupe populaire à Gennevilliers.

La mémoire d’un monde ouvrier que flatte Karchozy et qu’il ne connaît pas.
par François publié dans : Revue de blogs commentaires (1)   
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Lundi 29 janvier 2007
Selon l'agende Reuters, les autorités chinoises ont demandé aux fonctionnaires et aux officiels chargés de l'organisation des Jeux Olympiques de 2008 de "ne pas faire honte à leur pays par un comportement immoral ou corrompu".
"Les officiels ne doivent pas se laisser débaucher par le vin et les femmes et ils ne doivent pas se rendre après le travail dans les lieux de divertissement", a déclaré Liu Qi, chef du Parti communiste de Pékin et président du Comité organisateur des JO de Pékin.
"Nous devons avoir de bons JO, sinon, ce n'est pas seulement notre génération qui perdra la face, mais aussi nos ancêtres".",


Le maire de Pékin a ainsi justifié cette mise en demeure :
"Plus de 20.000 reporters non accrédités et de 10.000 accrédités vont venir, et ils vont couvrir Pékin en détail dans leurs articles". ",

Curieusement, aucune flexibilité en faveur des Droits de l'Homme n'a été prévue. Probablement, le maire de Pékin ne soupçonne les journalistes sportifs d'un tel manque de courtoisie à l'égard d'un pays invitant dont la Justice est tellement plus "efficace" que dans nos contrées.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Dimanche 28 janvier 2007
Cinquante ballons sondes dans le ciel envolés
Retombent dégonflés dans le panorama
Des sillons asséchés de rivières salées
Auront à tout jamais marqué le paysage
Ces fleuves de néant m'ont conduit vers l'amer
Soucieux du lendemain, voulant croire aux mirages
Es-tu bien ma clarté ? Mon ultime lumière ?
Rêverai-je longtemps aux traits de ton visage ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?

Dix lustres assassins n'auront terni ma quête
Sans savoir où je vais, hardi pionnier je cours
Vers une terre vierge encore, sans esprit de conquête
J'ai filé à l'anglaise des métaphores d'amour
Je me suis fait petit… à petit, j'ai grandi
J'ai rampé, j'ai rompu, toujours je fais l'abscons
J'ai cru à des chimères, les sirènes m'ont trahi
Resteras-tu la muse de mes rêves féconds ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?

Le voyage fut court, j'ai vu filer les berges
Au bon gré des tempêtes et des déserts gelés
Souffle sur le gâteau. Ce ne sont pas des cierges
Qui donnent un goût de cendre à ce sucre glacé
Ma coupe n'est pas pleine, qu'y scintillent les bulles
Ta flamme vivra-t-elle ce que vit l'allumette ?
L'heure n'est pas venue d'arrêter la pendule
Et tes cheveux sont-ils des fils de la comète ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?
par François publié dans : Chansons commentaires (0)   
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Dimanche 28 janvier 2007
Les hémisphères s'affairent
Moi, je m'attriste
Me désagrège
Me mets en cruelle position de non retour
Plus de Grande Ourse
Plus de parcours
Les longs et doux serments aboyés à la lune
S'ne vont par paires
Change d'atmosphère ! Change d'atmosphère !

Les hémisphères s'affairent
Moi, je m'éclipse
Fonds dans la neige
J'entame une procédure urgente de secours
Je me propulse
Me ravitaille
Les douloureux aveux arrachés à la brume
Refont surface
Efface les traces ! Efface les traces !

Je vois des mots d'amour, des cœurs gravés par deux égarés dans l'espace
Des chants de troubadours, des songes amoureux, des solitudes lasses
Y a pas de saints, pas de martyrs,
De paradis, pas d'encens, pas de myrrhe
A travers mes hublots pas d'anges
Je constate
Je suis sans ailes, je suis sans elle

Les hémisphères s'affairent
Je décompresse
Je décélère
Au passage, des filantes voudraient que je m'arqueboute
Survient le doute
Je me détourne
Le souvenir brûlant engourdit l'amertume
Les nébuleuses
Me laissent froid, me laissent froid

Les hémisphères s'affaissent
Moi, je rapplique
Je récupère
C'est de très haut qu'on voit s'aimer les asymptotes
Finie la fuite
Finie la course
Et que longtemps encore ma galaxie nocturne
Tourne en orbite
Autour de toi, autour de toi.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Jeux de sons

Curiosité 01 : Deux allumés

Curiosité 02 : Qui chante ?

Curiosité 03 : Avis aux théâtreux

Curiosité 04 : 1913 (trouvé)




Et on passe au blind test... (trouvé)




Jeux d'images


Figures de style – Salon du livre ancien – Grand Palais, Paris, mai 2008




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