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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Dimanche 28 janvier 2007
Cinquante ballons sondes dans le ciel envolés
Retombent dégonflés dans le panorama
Des sillons asséchés de rivières salées
Auront à tout jamais marqué le paysage
Ces fleuves de néant m'ont conduit vers l'amer
Soucieux du lendemain, voulant croire aux mirages
Es-tu bien ma clarté ? Mon ultime lumière ?
Rêverai-je longtemps aux traits de ton visage ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?

Dix lustres assassins n'auront terni ma quête
Sans savoir où je vais, hardi pionnier je cours
Vers une terre vierge encore, sans esprit de conquête
J'ai filé à l'anglaise des métaphores d'amour
Je me suis fait petit… à petit, j'ai grandi
J'ai rampé, j'ai rompu, toujours je fais l'abscons
J'ai cru à des chimères, les sirènes m'ont trahi
Resteras-tu la muse de mes rêves féconds ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?

Le voyage fut court, j'ai vu filer les berges
Au bon gré des tempêtes et des déserts gelés
Souffle sur le gâteau. Ce ne sont pas des cierges
Qui donnent un goût de cendre à ce sucre glacé
Ma coupe n'est pas pleine, qu'y scintillent les bulles
Ta flamme vivra-t-elle ce que vit l'allumette ?
L'heure n'est pas venue d'arrêter la pendule
Et tes cheveux sont-ils des fils de la comète ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?
par François publié dans : Chansons commentaires (0)   
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Dimanche 28 janvier 2007
Politiquement correctes, les idées odieuses
Politiquement corrects, les chantres de la haine
Politiquement corrects, les champions du mépris
Car ils font de l'audience et des parts de marché

Politiquement correct, l'assassin sanguinaire
Politiquement correct, le viol de petites filles
Politiquement correct, le mineur meurtrier
Car ils font de l'audience et des parts de marché

Politiquement correcte, l'auréole papale
Politiquement correct, le drap de bain du Christ
Politiquement correct, le grand gourou sectaire
Car ils font de l'audience et des parts de marché

Politiquement correct, le pauvre homme aux abois
Politiquement correcte, la misère du monde
Politiquement correcte, la candeur exotique
Car ils font de l'audience et des parts de marché

Politiquement correct, le sommeil cathodique
Politiquement correct, le tabou commercial
Politiquement correcte, l'amnésie sélective
Car ils font de l'audience et des parts de marché
par François publié dans : Chansons commentaires (0)   
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Vendredi 26 janvier 2007
Google est un outil extraordinaire. Mon dernier papier, s'intitulait : "Décrétons la grève générale" Si d'aventure, quelqu'un cherchait les occurences de "grève générale" via Google, il ne trouverait pas cet article. Même avec l'url des Carnets de l'Ours.





















En revanche, e-bay qui vend de tout pourra fournir de la grève générale pour pas cher, assurément !!!


Rendons-nous su e-bay, une bonne affaire ne se laissant pas passer :


Et voici ce qui est à vendre :

























Des grèves générales dans les chemins de fer, et des vues générales de la grève au Croisic et à Cancale.
Le bonheur, c'est simple comme une carte postale.
C'est beau le commerce.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Mercredi 24 janvier 2007
Demain, jeudi 25, Laurence Parisot, la présidente du Medef, rendra public son "livre blanc" lors d’une assemblée que l’organisation syndicale tiendra au palais omnisport de Bercy.

Ce livre blanc qui enchaîne "diagnostics" et "propositions" et qui a pour titre : "Besoin d’air" a été rédigé à l’intention des candidats à la présidentielle. Ça ne s’appelle pas encore "feuille de route" ou " consignes au prochain administrateur", mais l’esprit y est.

Il devrait y être question de "baisse des charges, remise en question de la taxe professionnelle, suppression du concept de durée légale du travail, adaptation des formations aux besoins des entreprises, "séparation par consentement mutuel" ou réforme des régimes spéciaux de retraites".

Face à ce cahier de doléances modern’style, libéralisme oblige, pourquoi les organisations syndicales de salariés, de chômeurs, les associations d’handicapés, de retraités, ne feraient-elles pas de même, et constitueraient un contre-pouvoir ?

Pourquoi, au sein des entreprises, des agences ANPE, des salles de réunions d’associations, les citoyens ne décrèteraient pas d’une voix unanime une journaée consacrée à la rédaction d’un "livre noir" exposant leurs desiderata ?

"Pas pendant le temps de travail", pourraient objecter les chefs d’entreprises.

Qu’à cela ne tienne, Décrétons la grève générale, façon de montrer que le pouvoir n’appartient pas à une caste et que le vulgaire peut aussi exprimer ses désirs profonds.

Qui est pour l’élaboration d’un "livre noir" ?
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (3)   
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Lundi 22 janvier 2007
Un vieux mec est mort, ce matin. A six heures. Non, ce n'est pas l'abbé Pierre, mais il y a un rapport. C'était à Valence, il ne faisait pas chaud. Le type dormait dans des cartons. Un de ces types marqués des trois lettres de l'infâmie. SDF. Il en écrasait dans les poubelles quand devenu détritus lui-même, un camion poubelle l'a écrasé. La dépêche qui relate le "fait divers" note que Roland Bridon, car il avait un nom, ce monsieur, se termine ainsi : "Le SDF venait de sortir d'une maison de repos où il avait suivi une cure de désintoxication alcoolique. Dans les cartons qui lui servait [sic] d'abri, les policiers ont retrouvé ses papiers d'identité, un sac avec quelques vêtements et une bouteille contenant une boisson alcoolisée. AP", Merci donc au journaliste de AP qui si ça se trouve a un problème d'alcoolisme mondain - ce n'est pas rare dans la profession - pour cette précision qui a valeur d'oraison. Dans le reste de la dépêche : rien de ce qui a mené le vieux mec à cette situation. Rien de sa vie, de ses tourments, de ses désillusions. Rien d'autre que le reproche feutré de s'être remis à la picole. Sale type !
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Vendredi 19 janvier 2007
Ceux qui sont nés avant les années quatre-vingts auront un petit pincement au cœur en visitant ce site exposant des photos* de Jean-Claude Seine : http://www.journaliste-reporter-images.com/galerie.htm





Le monde qu'il a photographié est sinistré. A force d'en parler dans les médias en le catégoriant, beaucoup ont oublié ce qu'il est, et les richesses qu'il a produites. Et pourtant, combien d'entre nous n'en sont pas issus ?
Je parle du populo. Du "monde du travail", des ouvriers, des laborieux. Ceux qui ont fabriqué ce qui a enrichi leurs maîtres. Ces photos datent, et pour cette raison sont inestimables. Bien mieux qu'un discours d'Arlette Laguiller, d'Olivier Besancenot ou de Marie-Georges Buffet, elles témoignent de l'incompréhensible injustice du jeu que l'on fait jouer au peuple.
Ils ont de bonnes gueules, ces ouvriers, d'autres sont terribles, figures pathétiques, bouleversantes qui traduisent le découragement l'abandon et la peur devant l'usine qui ferme, la paye minable ou la rudesse de la tâche quotidienne.
Les lieux, on le devine n'existent plus, et on se prend à penser que l'érosion du monde ouvrier a eu cet effet dont on ne parle pas dans nos radios et télévisions qu'est la perte d'un esprit populaire, une culture commune de solidarité. On dirait comment, aujourd'hui ? Du lien social ?
Place à la modernité ! Les banlieues crament de temps en temps, une économie parallèle s'y est développée, les anciens marlous s'appellent désormais des racailles, aux ordres de caïds. Gabin et Arletty sont à ranger au musée Grévin, et le Medef règne sans partage.
Sans partage. L'Histoire ne fait que se poursuivre.




















_________________________________
* Bientôt réactualisé, ce site exposera 350 photos relatant 20 ans de prolétariat (1964-1984). Merci à Jean-Claude Seine pour son aimable autorisation de reproduction de ses clichés.
par François publié dans : Revue de blogs commentaires (0)   
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Mercredi 17 janvier 2007
Quand on veut plaire aux Français ? et rien qu'aux Français ?, il faut mettre tous les atouts de son côté.
C'est ce que semble faire le vicomte Philippe le Jolis de Villiers de Saintignon sur ses affiches et fonds d'écrans.


















 
C'est qu'il est très "smart", monsieur le vicomte*. En col roulé, décontracté, comme en cravate. C'est également un manuel, monsieur le vicomte, il sait parfaitement nouer sa cravate. Au XXIe siècle, ce ne sont plus les serviteurs qui vêtent le maître, il s'est autonomisé.
Toujours souriant monsieur le vicomte. Comme s'il tournait une publicité pour Stéradent. Il affiche le sourire américain. C'est moderne, américain. La vieille noblesse se fait un make up et devient "up to date".
Les photos sont de bonne facture. Ce sont des quadris plutôt médiocres que l'on retrouve sur le blog officiel**, mais qui, traitées en noir., font bonne impression. Le sujet apparaissant bien contrasté par rapport à un fond plus gris, plus uniforme prend du volume, du corps. Il se détache. Monsieur le vicomte gagne en importance. Le fond est quant à lui, non identifiable, donc sans intérêt. De là à dire que le fond de son discours...
On remarquera avec un peu de jalousie, sans doute, que monsieur le vicomte est bien coiffé. La mise en plis est impeccable. Lançons l'idée, de Villiers fait dans la JFK attitude. JFK ? pas Jean-François Kahn, John Fitzgérald Kennedy.
Passons à l'argumentaire. Le slogan dit "Sauver la France" sur la ligne principale "avec style" sur la ligne suivante. D'où l'on déduira que la France est en danger et que d'autres se proposent également de la sauver mais qu'ils n'ont pas le style. ? Le style américain probablement ! On se tape le front à force de chercher de qui il s'agit.
Enfin, le nom raccourci*** de monsieur le vicomte au-dessus du millésime qui verra l'avènement de monsieur le vicomte au trône, c'est-à-dire, "entrée à l'Elysée le 6 mai 2007" On s'attend à ce qu'il entre à cheval !
Le summum, c'est justement celà, le millésime. Un gros 2007 jaune qui rappelle quelquechose. Le 007 suivi du petit pistolet, c'est celui de James Bond ! Devant lequel un maquettiste balourd a ajouté un 2 dans une autre typo.

Vivement la campagne officielle, qu'il se présente ainsi devant les électeurs : "Mon nom est le Jolis de Villiers de Saintignon ! Philippe le Jolis de Villiers de Saintignon."


*(Dans l'aristocratie, le vicomte est du rang immédiatement inférieur à celui du comte. Heureusement, dans la vraie vie, il est son égal, comme vous et moi.)
** http://www.p2v.fr/
*** Monsieur le vicomte déteste le mot raccourci qui lui évoque Louis XVI
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Samedi 13 janvier 2007
Une scène parmi les images du Dakar

Quelle dur environnement que le désert. On n'y trouve pas grand chose.
Quelques bêtes dont on ne connaît pas le nom, se précipitent ailleurs que l'endroit brûlant d'où elles venaient, mais il fait chaud partout. Quelquefois on rencontre des humains, pas très gras et très noirs, attirés par le grand barnum occidental des motos, voitures et camions bariolés, décorés de mille autocollants étalant les noms prestigieux de firmes les plus diverses, et des dunes.

Partout. Au Nord comme au Sud, au Levant comme au Ponant, des dunes. Des dunes de sables et quelques rochers pour faire du tort aux concurrents du Paris-Dakar. Pardon, du Lisbonne-Dakar, car on a débaptisé cette épreuve sportive. De toutes façons, tout le monde dit LE Dakar.

Parmi ces héros modernes qui font vroum vroum en transpirant ce qu'ils peuvent, il en est un – Stephan Peterhansel – qui a manqué de chance. Pensez-vous, il a "grillé son embrayage". Pauvre garçon. Il va peut-être perdre la course. Si c'est pas ballot, un truc pareil. Mais heureusement, la providence qui s'écrit avec un grand P, lui a permis de tomber en panne près d'un puits.

Le puits est là, perdu à des lieux à la ronde, près de lui, un abreuvoir, qui permet aux populations nomades, et aux animaux dont se servent ces populations pour se déplacer dans le désert de se désaltérer.
C'est un ultime lien avec la vie. Des hommes ingénieux ont creusé cette merveille destinée à la survie d'autres hommes.
Notre héros moderne s'en trouve fort aise. Que fait-il ? Il boit un coup et attend les secours ? Non. Il bougonne. Et pour ne pas perdre de temps, il met son embrayage brûlant à rafraîchir dans l'abreuvoir.
C'est bien à ça que ça sert, la flotte, non ?

Ailleurs, un autre concurrent profite de la course pour acheminer livres et cahiers, crayons et stylos, vers des populations en mal d'éducation. Le professeur l'attend chaque année. Les enfants sont ravis du savoir qui leur sera transmis, car ici, on manque de tout. "N'oubliez pas les dictionnaires", dit le professeur au motard qui s'élance sur sa machine vrombissante. Lui ne gagnera pas le Dakar. Et peut-être, l'an prochain, les élèves recevant leurs dictionnaires courront vérifier que les mots mépris et respect s'y trouvent bien.

Cotisons-nous pour envoyer dare-dare un dictionnaire aux pages dûment marquées à ces entrées à Stephan Peterhansel. Le champion.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (0)   
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Mercredi 10 janvier 2007
Sacré Jack, il voit de la culture partout. Peu avare de son soutien à Ségolène Royal, quand Lundi soir dans "le franc-parler" sur France Inter, on lui objecte que la "bravitude" sur la Grande Muraille fait un peu désordre linguistique, il vante l'inventivité, la créativité de son poulain (la poulaine n'est pas le féminin de poulain, et la pouliche n'a plus l'âge). Il va même jusqu'à voir de la "poésie" dans ce qui pourrait presque passer pour un néologisme si ce n'était une connerie bien excusable par ailleurs. Bravitude, Jack, ne sonne pas, bravitude fait songer à un mot créé à la va vite, à la va comme je te pousse-pousse. Nougaro, jamais, n'aurait utilisé bravitude. Brassens l'aurait abhorré. Ferré l'aurait fustigé. Chez Frédéric Dard, le mot aurait fait rire parce qu'il l'aurait placé dans la bouche de Bérurier. La poésie que tu vois dans bravitude, Jack, me fait penser à l'art que tu voyais dans le tag quand il n'y avait que signature individualo-identitaire, pas même graffiti. Jack, ta façon d'essayer de lisser la connerie, de la transcender pour la maquiller en une pseudo culture, ça porte un nom : la démagogie. C'est une escroquerie culturelle. La honte sur le grand ministre de la Culture que tu as quelquefois été.
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Lundi 8 janvier 2007
Dernier sondage annoncé ce matin sur France Inter : 81 % des électeurs ne souhaitent pas que Jacques Chirac se représente à l'élection présidentielle. D'où ce double constat : les électeurs de gauche ne sont pas de bons stratèges et manquent d'humour, car s'ils poussaient davantage Chichi à se représenter, et que ce dernier aille à la bataille, cela diminuerait les chances de Karchozy, et la campagne serait franchement plus rigolote. Autre hypothèse qui peut faire rire également (jaune) 81 % des sondés s'apprêtent à voter Karchozy. On est prié de tousser moins fort.
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Jeux de sons

Curiosité 01 : Deux allumés

Curiosité 02 : Qui chante ?

Curiosité 03 : Avis aux théâtreux

Curiosité 04 : 1913 (trouvé)




Et on passe au blind test... (trouvé)




Jeux d'images


Figures de style – Salon du livre ancien – Grand Palais, Paris, mai 2008




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