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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Vendredi 11 janvier 2008
Nick the First me fait penser à un type qui s'habillerait de frais mais quel que soit le costume enfilé laisserait paraître une inévitable tache.

Tout a commencé avec l'ouverture du Gouvernement à des personnalités de gauche et de la société civile, ce qui pouvait passer pour une volonté de pluralisme, mais qui consiste surtout à déstructurer le PS et les associations socio-humanitaires.
Même stratégie avec le service minimum dans les transports en commun (en particulier). Les usagers seront ravis de monter dans leur train les jours de grève. Qu'importe si le dialogue social entre les syndicats et les directions se fait en langage des signes, et à distance.
Manœuvres identiques avec la libération des infirmières bulgares et les mirifiques contrats, dont on ne connaît toujours pas le montant final, passés par Khadafi, ou encore ceux signés en Chine ; on libère, on gagne des sous, qui donc aurait l'audace - dans la situation financière du pays - de ratiociner prenant prétexte que ces braves clients (et donc les braves marchands de chez nous) s'asseoient sur les droits de l'Homme comme un amateur de sensations fortes sur le siège du Space Mountain : allègrement. Peu importe la nausée consécutive.

Dernière trouvaille : la décision de supprimer la publicité sur les chaînes de télévision de sevice public.
Formidable idée qui ne peut que séduire les anti-pub et ceux qui considèrent que la qualité prime sur la quantité, qu'une émission se juge à son contenu et non à l'audimat mesuré. Ce faisant, et les actionnaires et autres boursicoteurs ne s'y sont pas trompés, la manne publicitaire que captaient les chaînes de service public sera mécaniquement redistribuée aux amis du Président, Bouygues en tête (TF1), mais aussi Bolloré (Direct8), et Lagardère (Lagardère Télévision International).
Qui donc se plaindra de la disparition de ce symbole et cet outil du libéralisme qu'est la publicité sur le service public ? Certainement pas moi. Et en toute logique, on sera bien mal à l'aise de critiquer le fait de favoriser les chaînes privées et le développement de leurs programmes commerciaux vantant la grande distribution, la bagnole et les assurances.

Et pourquoi, d'abord, s'embarrasser de principes ? Ça rapporte quoi les principes ? On peut s'acheter une Rolex avec ?
 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 10 janvier 2008
Après Londres et San Francisco, c'est à Copenhague que les petites mains de la sexualité vont s'en donner à cœur joie. Le 31 mai prochain, y sera organisé le "Masturbate-a-thon 2008". Il n'y a dans cet intitulé aucune allusion à la zoophilie halieutique ni considération esthétique sur son éventuel partenaire de radada. Il s'agit de réunir dans un marathon de l'onanisme de joyeux participants qui appliquent le principe selon lequel charité bien ordonnée commence par soi-même dans le but avoué d'améliorer leur orgasme. 
Les participants disposeront de trois pièces dont une mixte, pour expérimenter et parler de cet innocent loisir.
Sujet quelque peu tabou dans notre société, la masturbation permettrait de régler bien des problèmes dans une relation amoureuse, retrouver le plaisir sexuel et apporterait détente et relaxation. Détente et relaxation, c'est ce qu'il nous faut à l'heure où on s'angoisse pour les retraites, l'emploi, le pouvoir dachat et les libertés individuelles.
Allez, fidèles lecteurs des Carnets de l'Ours, il est temps de prendre les choses en main : ne pourrait-on dépècher à Copenhague le 31 mai, certains de nos grands penseurs, adeptes de branlette intellectuelle, et certains de nos dirigeants successifs passés maîtres dans l'art de l'autosatisfaction ?

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 4 janvier 2008
Je m'aperçois dans mon brouillard matinal, que j'ai omis, hier, de souhaiter une bonne année au Gouvernement.
Aujourd'hui, grande nouveauté de paul-marc-paul*, les membres du Gouvernement – à savoir les ministres – vont voir leurs résultats mesurés, évalués et notés, comme dans une entreprise privée, une de ces sociétés "modernes" qui "managent leur RH" plutôt qu'administrer leurs salariés, ou comme à l'école.
La culture du résultat est le thème déployé ce jour par les médias pour commenter ce non événement qui en masque et justifie l'iniquité d'un autre projet, grâce au système** d'argumentation par comparaison (erronée) dont on use (et abuse) en Sarkozye. Cet autre projet, qui stagne dans les esprits depuis déjà pas mal de temps est celui de "sanctionner" les chômeurs qui auraient l'impudent désir de choisir leur emploi et qui, insatisfaits des deux premières propositions d'emploi, les rejeteraient. Culture du résultat dans la recherche d'emploi. Ce qu'on exige d'un ministre, on peut l'imposer au chômeur, soupçonné à juste titre de ne pas travailler.

Mais comment, il aura fallu attendre Nick the First pour sonder le travail des ministres ? Ce qui reviendrait à dire qu'on pourrait soupçonner que sous Chirac, pour ne citer que le précédent quinquennat, les ministres ont glandé, qu'ils nous ont jeté de la poudre aux yeux, nous ont roulé dans la farine ? Et pis, parmi eux, le ministre de l'Intérieur***.

Et on ne nous disait rien. Nous pensions qu'ils travaillaient, et que les mauvais résultats étaient imputables au précédent gouvernement, à la conjoncture économique, aux 35 heures, à la Chine, à un complot mondial visant à nous empêcher de croître, aux chômeurs, aux fonctionnaires et aux syndicats. Et ces ministres, sitôt nommés s'empressaient de ne rien faire, à se goberger dans les palais de la République, dans les palaces, au Fouquet's ! Ah les fourbes, ils en profitaient, le museau dans le sac d'avoine qu'ils n'avaient pas eu à gagner à la sueur de leurs flancs douloureux.
Mais ça va changer. Nicky va relever les copies, gare aux crétins crasseux et aux tire-au-cul. Il va faire du tir au pigeon, mais du pigeon de luxe, depuis le pont du yacht de son ami Bolloré.
Et pour les chômeurs ? Ces profiteurs, parasites nantis d'une société en crise, on va leur en proposer, du boulot, et culture du résultat oblige, il ne faudra pas faire la fine gueule.
Comme me l'a dit un jour, à notre première rencontre, une conseillère ANPE devant mon étonnement du salaire proposé pour la fonction recherchée :
– Il faut savoir revoir ses prétentions à la baisse !
– Vous voulez dire que je dois diviser mon ancien salaire par deux ?

C'est effectivement ce qu'elle voulait dire.



 
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(*) pol-mark-pol : politique de marketing politique.
(**) Comparaison entre les différents régimes de retraite, comparaison entre les salaires du Président et du Premier ministre... On trouve un élément de comparaison entre deux faits, on effectue un pointage de certaines différences et plaidoyer pour un égalitarisme de façade. On pourra ainsi établir qu'un œuf de poule et un œuf d'autruche nécessitent chacun 21 jours d'incubation pour délivrer leur petit locataire au prétexte qu'ils sont l'un et l'autre des œufs. 
(***) A-t-il produit son bilan personnel, lorsqu'il nous fallait élire un président ? 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 3 janvier 2008
Ça y est, nous avons basculé de 2007 à 2008, les vendeurs de calendriers arrondissent leur petite rente annuelle, mais rien ne change par ailleurs, les cons le restent et voilà de quoi se réjouir. Quant à la teneur de ce billet, tout est dans le titre.
Bonne année aux cons, meilleurs vœux aux autres.
Le plus dur consistant à identifier les premiers des seconds, tant nous nous ressemblons tous, mais des indices existent, qui peuvent nous aider. Il suffit d'écouter la radio, aux heures où "on donne la parole" aux auditeurs. Peu importe la station, d'ailleurs, pourvu que des auditeurs s'y expriment.
Ce matin, dans la tranche 7/10 de France Inter, José Bové venait faire la promo de sa grève de la faim collective et tournante, des auditeurs lui posaient des questions durant la rubrique "Interactive". Parmi les auditeurs, des proches, politiquement, de José Bové, qui tutoyaient notre nouveau Ghandi. L'un d'eux s'est plaint auprès de Nicolas Demorand que les questions du journaliste durant cet espace, venait manger le temps de parole des auditeurs. Des militants ? Non, des auditeurs.
Dans "le téléphone sonne", toujours sur France Inter mais cette fois, ça se passe le soir à 19 heures, l'auditeur, il faut le savoir, pose toujours une bonne question, et d'ailleurs, nous sommes nombreux à la poser au standard. Rien ne s'y dit, qui ne soit une thèse officielle, un lieu commun, ou l'expression du panurgisme. L'équivalent d'Europe 1 (à partir de 18 heures) quant à lui ne connaît apparemment que des auditeurs qui ne jurent que par le libéralisme économique ambiant.
La raison du plus fort...
Concernés également par ma joie de leur souhaiter une bonne année, les auditeurs intervenant sur les répondeurs. Celui de Morandini, à Europe 1, où jeunes mèmères comme téléspectateurs plus anciens commentent, encensent, dénigrent le programme de télévision qu'ils suivent ou viennent de regarder. Je ne parviens pas à comprendre le ressort qui anime ces gens à téléphoner à une station de radio pour dire qu'ils ont regardé Foucaut àla télé et l'ont trouvé particulièrement élégant, comme à son habitude.
Celui de Mermet, sur France Inter, réunit – on atteint ici des sommets – tout ce que la gauche est capable de  réunir pour que la gauche se saborde. Parodies sans humour, larmes hystériques, alarmes citoyennes de bacs à sable, soutiens et expressions diverses de solidarité dont on sent qu'ils ne dépasseront pas l'avis d'intention, délires paranoïaques, les auditeurs y font du sous-Charlie Hebdo, du sous-PLPL (ce qui est une gageure).

Bref, bonne année aux auditeurs qui s'expriment aux heures matinales ou vespérales.*



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(*) Evidemment, toute généralisation étant fausse en matière d'humains, de bonnes questions sont effectivement posées, des commentaires intéressants, des analyses fines sont produites par des auditeurs libres dans ces émissions.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 21 décembre 2007
Que faire si Mars attaque ? Comment réagir, si Godzilla débarque ?
Voilà le questionnement fondamental du ministre de la Défense japonais Shigeru Ishiba, et du Vice premier ministre Nobutaka Machimura persuadés de l'existence d'extra terrestres, et inquiets de constater que rien n'est prévu dans l'éventualité d'une invasion extra terrestre...
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le Japon est doté d'une constitution pacifiste lui interdisant un quelconque recours a la force, ce qui met certains en transes, à la pensée qu'une armada de soucoupes volantes et autres Ovnis ne viennent s'en prendre à notre pauvre petite planète polluée.
En filigrane, faut-il voir dans ces curieuses considérations, une volonté de la droite nipponne d'armer à mort le pays du soleil levant et de lui faire pratiquer quelques exhibitions de force, dont les extra-terrestres et surtout ses sympathiques voisins (Corée du Nord, Chine, Russie) pourront goûter les subtilités, tout comme d'ailleurs l'industrie de l'armement.
 
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Comment réagir si Godzilla débarque ? Confier le bébé à l'allié number one (qui a déjà ses soucis en Irak et en Afghanistan, avec les résultats probants que l'on sait), ou chercher à se prémunir par soi-même de ce genre de désagrément ?
Que faire si Mars attaque ?



Comment il s'appelle, déjà, le Tom Jones japonais ?
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 20 décembre 2007
Ainsi, de retour d'Eurodisney, Nick the First se rend au Vatican. A l'occasion d'une rencontre avec Benoît XVI, pape,  il emmènera dans ses bagages, le pittoresque "curé des loubards" et l'amuseur scatholique Jean-Marie Bigard. C'est à ce genre de petite chose qu'on peut mesurer la nature de l'amitié de Nicolas Sarkozy.
Sûr que l'accompagner dans ce voyage, fait plaisir et honore son copain Jean-Marie. Puisque c'est sa came (on sait que l'humoriste est un tantinet croyant, voire prosélyte), tant mieux, grand bien lui fasse. Un enfant qui aime les singes, il ne faut pas le priver d'aller les visiter au zoo, mieux encore si on en a la possibilité, d'aller les voir évoluer dans leur milieu naturel.
Mais que diable Nicky va-t-il fourgancer au Vatican ?
Vendre des Rafale ? Faire une officielle allégeance à l'Eglise apostolique et romaine ? Préparer son futur sacre impérial ? Ou préparer les festivités lourdaises* de l'année prochaine ?
Officiellement, Nick va être fait, comme le veut la tradition en sa qualité de président de la République française, chanoine d'honneur de la basilique Saint-Jean de Latran.

Espérons que le pape, à l'instar de Khadafi, ne se mette à lui parler des droits de l'homme et du sort réservé aux émigrés, aux Français à peaux mates, aux sans-papiers et autres sans-logis par la "fille aînée de l'Eglise".

Allez, tous à genoux et prions :

Notre pèze, fric élogieux,
que ton nombre soit augmenté,
que ton épargne vienne,
que rentabilité soit faite dans ma sphère commerciale.
Fournis-nous aujourd'hui nos actions de ce jour.
Redonne-nous nos dividendes,
Et nous reprendrons aussi à ceux qui nous ont financés.
Et ne nous soumets pas à la répartition,
mais délivre-nous du Dal.

Au nom du pèze, du fric, et du saint-profit.
Amène (la thune)


___________________
(*) En 2008, le pape doit venir en France pour honorer de sa sainte présence, le saint barnum organisé pour célébrer le cent-cinquantenaire de l'apparition de la Vierge à Bernadette (Soubirous, pas Chirac !).
 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 19 décembre 2007
Si je venais de divorcer, et qu'en moins de trois mois, je retrouve une fiancée – un mannequin,  s'il vous plait, le genre de personne pour qui mon physique et mon emploi du temps surchargé constituent l'alpha et l'oméga de la relation amoureuse, le paroxysme du désir, le dimanche, je chercherais à lui faire plaisir.

Et quoi de plus intéressant pour une jeune femme de bientôt 40 ans, que de passer une chouette soirée à regarder, par un froid que la fourrure fait vite oublier, la parade sur Main street (Marnes-la-Vallée) à EuroDisney.

Ici que de chouettes amis qui ne vous tirent pas dans le dos ou vous savonnent la planche. Et le dépaysement n'est pas absolu, ce qui permet de ne pas rompre totalement avec la réalité. Si Dingo rappelle quelques conseillers, Minnie et sa collection de nœuds roses n'évoque-t-elle pas Roselyne Bachelot ?
Hortefeux, est-il une émanation du grand méchant loup ou du plus réac des trois petits cochons, qu'accompagneraient ses petits frères Bussereau et Santini ?
Picsou fait irrémédiablement songer à Lagarde quand l'éternel adolescent Peter Borloo Pan, pour sauver Wendy Kosciusko-Morizet s'attache à pourfendre de son épée de bois les vilains Capitaine Crochet de l'environnement, servis avec révérence par Michel Barnier dit Monsieur Mouche. Les enfants perdus, Fadela Amara, Rama Yade et Bernard Kouchner, pourtant pleins de bonne volonté se trouvent attaqués de toutes parts.
Mais que serait une grande parade sans Blanche-Neige, ses sept nains, sa sorcière et son prince charmant ?
Incontestablement, ce rôle est dévolu à Rachida Dati, qui arrive dans la chaumière, parée de merveilleuses toilettes raffinées, prête à tout régir avec autorité. MAM, qui demande à chaque occasion à son miroir qui est la plus belle du royaume, astique ses pommes (qui lui restent de Chirac).
Bertrand Tic et Hirsch Tac, nos deux petits écureuils semblent bien fragiles dans ce monde de brutes où rentabilité, profit tiennent lieu d'alibi à chômage et misère, mais c'est sans compter avec Winnie Woerth, l'ourson du budget.
Défilent aussi quelques crocodiles, la petite souris de Cendrillon à la Culture à qui on demande de brader les bijoux de familles, le fidèle Pluto et des Rapetous en pagaille.

Et que se termine cette folle parade avant d'inviter la jolie Carla à monter sur un manège. Que ne faut-il pas faire pour que la belle attrape la queue du Mickey.


par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 18 décembre 2007
Les rois du blog rank l'ont compris depuis une jolie lurette, il y a des sujets qui fâchent, des sujets qui chauffent et  des sujets de loosers.

Ainsi, actualité aidant,  à la requète "Bruni nue", le moteur de recherche Google donne 1800 références. Il en sert 4980 à "Manaudou nue", puisque circulent sur le Web, paraît-il, des photos de la nageuse en costume de sardine.

Hélas, la lecture sera plus rapide, à "Boutin nue", seulement trois petites réponses viennent alimenter les plus fols espoirs libidineux d'un cul-bénitophile. Et encore, deux de ces réponses ont pour même référence un fil de chat sur fluctuat.net et la ministre se retrouve affublée du prénom de "Marie-Christine".

C'est difficile d'accèder à la notoriété.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 14 décembre 2007
Connaissez-vous le sanctuaire de Sainte Marie-Françoise des Cinq plaies à Naples ? Outre son nom engageant, le lieu recèle en son sein une merveille. Une chaise. Une chaise que des milliers de croyants viennent visiter. Une chaise sur laquelle on pose de chastes postérieurs de chrétiennes, dans le dessein avoué de les faire se reproduire (y pose-t-on également les sages testicules de leurs chrétiens de maris ?). Les croyantes y font, paraît-il, et au sens figuré, la queue.
La bonne recette pour faire un enfant est celle-ci :
La dame, car ce sont les dames qui fabriquent les enfants (j'avais pour ma part des informations différentes attribuant à ce mystère une origine plus végétale), doit s'asseoir quelques instants sur la chaise en bois de Sainte Marie-Françoise et demander à celle-ci d'intercéder auprès de Dieu pour être enceinte. Il n'y a pas de problème, elle croise le patron tous les jours à la cafétéria. Une religieuse effectue alors un signe de croix sur leur ventre de la dame avec une croix en bois renfermant les reliques de la sainte, (des cheveux et une vertèbre). Et hop ! Un polichinelle dans le bénitier, un ! Merci qui ? 
Que fait le mari pendant que sa femme tombe enceinte sur sa chaise ? Rien. Il croit. Il est là, debout, comme un con, discret, attendant que sa femme grossisse, les mains croisées sur le sexe ou dans les poches, ou ailleurs, les mains du mari n'ont pas d'importance pour ce genre de conception. Du reste, rien du mari ne semble important dans l'affaire. M'est avis qu'il serait aussi bien au bistrot, mais foin de ces considérations de buveur mécréant.
Résumons-nous. Pour fabriquer de l'enfant chrétien, il vous faudra :
Une femme, un mari, une chaise, une religieuse, des cheveux et une vertèbre. Placez la femme sur la chaise, auprès d'elle la religieuse, et sur le ventre de la femme, les cheveux et la vertèbre dans une croix en bois. Une fois tout en place, demandez au grand Manitou par l'intermédiaire de son assistante qu'il livre le colis.
Ce sont des choses qu'il est nécessaire de connaître, car sans ces précisions, certains auraient placé le mari sous la femme et fait des agaceries avec la religieuse, et Dieu sait quelle utilisation ces trois salopards auraient fait des cheveux et de la vertèbre.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 13 décembre 2007
Que ferions-nous si on atteignait le pic de la production de pétrole ? Quelle physionomie aurait notre monde ?
Et pourquoi ce conditionnel ? Des analystes estiment inexorable ce moment et le fixent aux alentours de 2010 2015. S'ensuivront des conflits, des crises économiques, des famines et une transformation radicale du monde et des équations politico-économiques.
Ronan Doyle en a fait un film en 2006, "Oil, smoke and mirrors", dans lequel il s'interroge sur les attentats du World Trade Center, du Pentagone et autres du 11 septembre. Des arguments en faveur d'une complicité, sinon de l'organisation elle-même des attentats et du terrorisme, sont prononcés, qui laissent perplexe et puisque non dénués de fondements rendent envisageable la "théorie du complot". Locution qu'il est à la mode d'assèner comme argument ultime et strictement suffisant pour ne pas (se) poser de questions.
Tout ça ne nous dit pas comment on va faire pour aller visiter Tata Jacqueline si on n'a plus de pétrole !
Elle va encore croire qu'on complote contre elle et qu'on ne veut pas se déplacer pour aller la voir.


par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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