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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Vendredi 18 janvier 2008
Je n'aime pas les Turcs. Ni ne les déteste. Je veux dire par là que sans être turcophile, être turc ne constitue pas pour moi une circonstance aggravante pour quoi que ce soit.
Il y a un peu plus de vingt ans, je suis allé en Turquie. Notre guide se prénommait Aykut qui nous avait dit que cela signifiait "rayon de lune" ce qui est joli.
Nous avions visité en sa compagnie une grande et belle mosquée et il ne s'était pas privé d'invectiver les islamistes qui commençaient à pointer le bout de leur barbiche, les traitant, en Turc, de salauds, d'intolérants et d'autres noms d'oiseaux fort peu flatteurs. Nous étions ressortis, un peu génés, sans trop comprendre le pourquoi d'une telle rage à l'encontre de ces "fidèles" dans un lieu de prières. Il nous avait expliqué que ces gens étaient des intégristes, comme ceux qui en France s'enchaînaient aux portes des hôpitaux pratiquant l'avortement ou mettaient le feu aux cinémas qui projetaient je ne sais plus quel film qu'ils jugeaient blasphématoire.
J'étais un peu géné, mais en tant que mécréant, l'insulte à l'adorateur d'idole ne me scandalise pas plus que ça, j'y verrais même un indice de bonne santé mentale. "Crôa, crôa, crôa comme moi, disent les sorciers de tous les pays, et surtout ne discute pas. Puis nous étions aller boire un "apple tea" chez des Turcs et cueilli des citrons sur leur citronnier. Leur acidité était douce.
Les Turcs qu'il m'avait été donné de rencontrer étaient plus qu'accueillants, bienveillants. Je garde de ce séjour un agréable souvenir.
Aujourd'hui, Dilber Can est en France. Elle ne demande rien. Enfin, pas grand chose. Juste la possibilité de mourir auprès de son fils. Dilber Can est turque, impotente et compte quatre-vingt neuf années dont les huit dernières passées en France, chez son fils Omer, Français de nationalité, boucher de métier. Dilber, elle, n'a pas de visa sur son passeport. De toute façon, avec ses vieilles jambes qui ne la supportent plus, un passeport n'a guère d'utilité.
Mais c'est sans compter sans la rupture, sans la préfecture et sans la médecine.
Car il s'est trouvé un médecin de la santé publique, mandaté par la préfecture de Moselle, un de ces types qui a prononcé le serment d'Hippocrate*, pour aller dans le sens de la loi Hortefeux qui veut par le truchement de la préfecture que madame Dilber Can aille traîner ailleurs son asthme son âge et son ostéoporose et qui entend bien voir l'avis d'expulsion de la vieille dame respecté à l'heure dite, le 7 février prochain.
Ce brave praticien a jugé, tranché dans le vif après les deux demandes de "régularisation" de l'aïeule, répondant que "l'intéressée pouvait bénéficier dun traitement approprié dans son pays d'origine" et qu'"il na pas paru opportun de l'admettre au séjour en France à titre dérogatoire ou pour des motifs exceptionnels ou humanitaires".
Je ne connais pas d'injures en Turc. Mais il y en a tant en Français, je ne sais laquelle choisir. Il suffit de lire le serment d'Hippocrate : "Que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque" [aux promesses proférées dans ledit serment].
Aujourd'hui, quand je pense aux citrons, c'est l'amertume qui me vient. Et le mot bienveillant ne m'évoque rien de vraiment français.

___________________
Depuis, le ministre Hortefeux, a fait surseoir à cette décision préfectorale d'expulser la vieille dame, ce, pour "raisons médicales". C'est sans doute pour elle et sa famille un soulagement. Mais le petit polo du médecin, fonctionnaire jusqu'au fond du slip, reste entaché de cette faculté d'impitoyabilité dont il a fait preuve.

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(*) Serment d'Hippocrate :
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité. J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Admis(e) dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs. Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité. Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque »
Texte connexe : La France fout le camp


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Mardi 15 janvier 2008
Quelquefois, je me demande pourquoi une si belle machine que l'humain avec sa viande, ses fluides corporels (sacrés), et ses nerfs, son squelette, ses abats, ses pièces nobles, ses bas morceaux  et son cerveau pour contrôler le tout dans un ordonnancement impeccable soit autant féru de futilités.

Nous avons un président, soit, il faut du travail pour tout le monde. Ce président, se sépare de sa femme, divorce. A moins que ça ne lui bouleverse les sens, qu'il devienne inquiétant, encore plus inquiétant, nous aurions raison de nous préoccuper de sa situation sentimentale. Heureux homme, il retrouve une compagne en moins de temps qu'il ne faut à un ministre pour dire une connerie. Tant qu'il ne délaisse pas les affaires de l'Etat pour conter fleurette à la belle, rien ne devrait nous faire nous retourner sur cette idylle pipolitique. Et tiens, même, s'il délaissait les affaires de l'Etat, on ne serait pas forcément fâché.

Alors pourquoi faut-il qu'on s'intéresse à un quelconque mariage célébré en secret – de toute façon, peu d'entre nous auraient (ont) reçu un faire-part pour la cérémonie ou un carton d'invitation pour la sauterie nécessaire à la célébration des hostilités naissantes.
Pourquoi faut-il que nos vaillants journalistes, ceux-là même qui se font tuer ou enlever aux quatre coins du monde tartinent sur des rumeurs d'examen obstétrique dans une clinique de Neuilly ?
Personnellement, Nick the First pourrait inséminer la Carlita autant de fois qu'elle veut, je m'en contrefiche. Pourvu que la marmaille ne s'estime, dans quelques années, obligée d'anonner "bonne chance mon papa" dès que l'autre prendra la décision de se présenter à quelque élection. Pourvu qu'on n'assiste pas à l'accouchement en différé avec traduction pour sourds-muets, et bonus sur DVD, pourvu qu'on ne nous montre pas les premiers pas, qu'on ne nous fasse pas entendre le premier babil du "premier rejeton de France", qu'on nous foute la paix avec ses dents, ses diarrhées, ses "petits vomis", ses colères et ses câlins.

Mais peut-être, ce qui chatouille la presse, c'est cette volonté que manifeste Nick the First d'occuper en permanence l'espace médiatique, contraignant radios, télés et presse écrite à la surenchère, avec ou sans brosse, conjointe avec l'annonce d'une transparence toute relative, et qui n'existe dans la réalié que dans son annonce par le principal intéressé.

Pauvres médias, qui s'amusent au jeu du "cours après moi que je t'attrape" bien conscients que ce sont eux qui courent.

Et tant qu'on parle du gros petit ventre de Carla, de la bague de madame qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la bague de la précédente dadame, du mariage célébré sans publication des bans, on évite de parler des choses qui fâchent.
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Mardi 15 janvier 2008
On ne va pas tarder à en entendre parler.
Après la prohibition du tabac dans les lieux publics, les campagnes et les lois contre l'alcool - y compris contre le vin, que le bon Pasteur vantait comme la plus saine et la plus hygiénique des boissons - la pipe appelée fellation par ceux qui ont des lettres et le broute-minou que ceux-là nomment médicalement cunnilingus, bref, les rapports buccogénitaux (pour mettre du mercurochrome sur les sujets scabreux) seraient dangereux pour la santé. Que dis-je, dangereux. Des pratiques fatales.
Ces voluptueuses agaceries, ces étreintes gourmandes, effleurements de gourmets refileraient le cancer aux audacieux qui les dispenseraient.
On va vraiment devoir aller à Copenhague le 31 mai, alors.
La nouvelle tombe après la campagne de publicité sanitaire en faveur du vaccin contre le papillomavirus accusé de provoquer le cancer de l'utérus (des femmes, préciseraient les incultes). C'est cette même vilaine bestiole, il faut bien reconnaître qu'elle a une assez sale gueule, qui serait à l'origine de cancers de la gorge et du pharynx de ceux qui ont bu le plaisir à sa source.
Allons bon.
Ça va terriblement limiter les moments de plaisir, tout ça.

Qu'est-ce qu'il va falloir travailler plus pour s'emmerder davantage.



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Et pour bien vous angoisser, sachez que le papillomavirus est celui qui provoque des verrues aux mains et aux pieds (si vous en avez ailleurs, inquiétez-vous). Et hop, on s'inspecte.
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Vendredi 11 janvier 2008
Nick the First me fait penser à un type qui s'habillerait de frais mais quel que soit le costume enfilé laisserait paraître une inévitable tache.

Tout a commencé avec l'ouverture du Gouvernement à des personnalités de gauche et de la société civile, ce qui pouvait passer pour une volonté de pluralisme, mais qui consiste surtout à déstructurer le PS et les associations socio-humanitaires.
Même stratégie avec le service minimum dans les transports en commun (en particulier). Les usagers seront ravis de monter dans leur train les jours de grève. Qu'importe si le dialogue social entre les syndicats et les directions se fait en langage des signes, et à distance.
Manœuvres identiques avec la libération des infirmières bulgares et les mirifiques contrats, dont on ne connaît toujours pas le montant final, passés par Khadafi, ou encore ceux signés en Chine ; on libère, on gagne des sous, qui donc aurait l'audace - dans la situation financière du pays - de ratiociner prenant prétexte que ces braves clients (et donc les braves marchands de chez nous) s'asseoient sur les droits de l'Homme comme un amateur de sensations fortes sur le siège du Space Mountain : allègrement. Peu importe la nausée consécutive.

Dernière trouvaille : la décision de supprimer la publicité sur les chaînes de télévision de sevice public.
Formidable idée qui ne peut que séduire les anti-pub et ceux qui considèrent que la qualité prime sur la quantité, qu'une émission se juge à son contenu et non à l'audimat mesuré. Ce faisant, et les actionnaires et autres boursicoteurs ne s'y sont pas trompés, la manne publicitaire que captaient les chaînes de service public sera mécaniquement redistribuée aux amis du Président, Bouygues en tête (TF1), mais aussi Bolloré (Direct8), et Lagardère (Lagardère Télévision International).
Qui donc se plaindra de la disparition de ce symbole et cet outil du libéralisme qu'est la publicité sur le service public ? Certainement pas moi. Et en toute logique, on sera bien mal à l'aise de critiquer le fait de favoriser les chaînes privées et le développement de leurs programmes commerciaux vantant la grande distribution, la bagnole et les assurances.

Et pourquoi, d'abord, s'embarrasser de principes ? Ça rapporte quoi les principes ? On peut s'acheter une Rolex avec ?
 
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Jeudi 10 janvier 2008
Après Londres et San Francisco, c'est à Copenhague que les petites mains de la sexualité vont s'en donner à cœur joie. Le 31 mai prochain, y sera organisé le "Masturbate-a-thon 2008". Il n'y a dans cet intitulé aucune allusion à la zoophilie halieutique ni considération esthétique sur son éventuel partenaire de radada. Il s'agit de réunir dans un marathon de l'onanisme de joyeux participants qui appliquent le principe selon lequel charité bien ordonnée commence par soi-même dans le but avoué d'améliorer leur orgasme. 
Les participants disposeront de trois pièces dont une mixte, pour expérimenter et parler de cet innocent loisir.
Sujet quelque peu tabou dans notre société, la masturbation permettrait de régler bien des problèmes dans une relation amoureuse, retrouver le plaisir sexuel et apporterait détente et relaxation. Détente et relaxation, c'est ce qu'il nous faut à l'heure où on s'angoisse pour les retraites, l'emploi, le pouvoir dachat et les libertés individuelles.
Allez, fidèles lecteurs des Carnets de l'Ours, il est temps de prendre les choses en main : ne pourrait-on dépècher à Copenhague le 31 mai, certains de nos grands penseurs, adeptes de branlette intellectuelle, et certains de nos dirigeants successifs passés maîtres dans l'art de l'autosatisfaction ?

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (2)   
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Vendredi 4 janvier 2008
Je m'aperçois dans mon brouillard matinal, que j'ai omis, hier, de souhaiter une bonne année au Gouvernement.
Aujourd'hui, grande nouveauté de paul-marc-paul*, les membres du Gouvernement – à savoir les ministres – vont voir leurs résultats mesurés, évalués et notés, comme dans une entreprise privée, une de ces sociétés "modernes" qui "managent leur RH" plutôt qu'administrer leurs salariés, ou comme à l'école.
La culture du résultat est le thème déployé ce jour par les médias pour commenter ce non événement qui en masque et justifie l'iniquité d'un autre projet, grâce au système** d'argumentation par comparaison (erronée) dont on use (et abuse) en Sarkozye. Cet autre projet, qui stagne dans les esprits depuis déjà pas mal de temps est celui de "sanctionner" les chômeurs qui auraient l'impudent désir de choisir leur emploi et qui, insatisfaits des deux premières propositions d'emploi, les rejeteraient. Culture du résultat dans la recherche d'emploi. Ce qu'on exige d'un ministre, on peut l'imposer au chômeur, soupçonné à juste titre de ne pas travailler.

Mais comment, il aura fallu attendre Nick the First pour sonder le travail des ministres ? Ce qui reviendrait à dire qu'on pourrait soupçonner que sous Chirac, pour ne citer que le précédent quinquennat, les ministres ont glandé, qu'ils nous ont jeté de la poudre aux yeux, nous ont roulé dans la farine ? Et pis, parmi eux, le ministre de l'Intérieur***.

Et on ne nous disait rien. Nous pensions qu'ils travaillaient, et que les mauvais résultats étaient imputables au précédent gouvernement, à la conjoncture économique, aux 35 heures, à la Chine, à un complot mondial visant à nous empêcher de croître, aux chômeurs, aux fonctionnaires et aux syndicats. Et ces ministres, sitôt nommés s'empressaient de ne rien faire, à se goberger dans les palais de la République, dans les palaces, au Fouquet's ! Ah les fourbes, ils en profitaient, le museau dans le sac d'avoine qu'ils n'avaient pas eu à gagner à la sueur de leurs flancs douloureux.
Mais ça va changer. Nicky va relever les copies, gare aux crétins crasseux et aux tire-au-cul. Il va faire du tir au pigeon, mais du pigeon de luxe, depuis le pont du yacht de son ami Bolloré.
Et pour les chômeurs ? Ces profiteurs, parasites nantis d'une société en crise, on va leur en proposer, du boulot, et culture du résultat oblige, il ne faudra pas faire la fine gueule.
Comme me l'a dit un jour, à notre première rencontre, une conseillère ANPE devant mon étonnement du salaire proposé pour la fonction recherchée :
– Il faut savoir revoir ses prétentions à la baisse !
– Vous voulez dire que je dois diviser mon ancien salaire par deux ?

C'est effectivement ce qu'elle voulait dire.



 
____________________
(*) pol-mark-pol : politique de marketing politique.
(**) Comparaison entre les différents régimes de retraite, comparaison entre les salaires du Président et du Premier ministre... On trouve un élément de comparaison entre deux faits, on effectue un pointage de certaines différences et plaidoyer pour un égalitarisme de façade. On pourra ainsi établir qu'un œuf de poule et un œuf d'autruche nécessitent chacun 21 jours d'incubation pour délivrer leur petit locataire au prétexte qu'ils sont l'un et l'autre des œufs. 
(***) A-t-il produit son bilan personnel, lorsqu'il nous fallait élire un président ? 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (1)   
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Jeudi 3 janvier 2008
Ça y est, nous avons basculé de 2007 à 2008, les vendeurs de calendriers arrondissent leur petite rente annuelle, mais rien ne change par ailleurs, les cons le restent et voilà de quoi se réjouir. Quant à la teneur de ce billet, tout est dans le titre.
Bonne année aux cons, meilleurs vœux aux autres.
Le plus dur consistant à identifier les premiers des seconds, tant nous nous ressemblons tous, mais des indices existent, qui peuvent nous aider. Il suffit d'écouter la radio, aux heures où "on donne la parole" aux auditeurs. Peu importe la station, d'ailleurs, pourvu que des auditeurs s'y expriment.
Ce matin, dans la tranche 7/10 de France Inter, José Bové venait faire la promo de sa grève de la faim collective et tournante, des auditeurs lui posaient des questions durant la rubrique "Interactive". Parmi les auditeurs, des proches, politiquement, de José Bové, qui tutoyaient notre nouveau Ghandi. L'un d'eux s'est plaint auprès de Nicolas Demorand que les questions du journaliste durant cet espace, venait manger le temps de parole des auditeurs. Des militants ? Non, des auditeurs.
Dans "le téléphone sonne", toujours sur France Inter mais cette fois, ça se passe le soir à 19 heures, l'auditeur, il faut le savoir, pose toujours une bonne question, et d'ailleurs, nous sommes nombreux à la poser au standard. Rien ne s'y dit, qui ne soit une thèse officielle, un lieu commun, ou l'expression du panurgisme. L'équivalent d'Europe 1 (à partir de 18 heures) quant à lui ne connaît apparemment que des auditeurs qui ne jurent que par le libéralisme économique ambiant.
La raison du plus fort...
Concernés également par ma joie de leur souhaiter une bonne année, les auditeurs intervenant sur les répondeurs. Celui de Morandini, à Europe 1, où jeunes mèmères comme téléspectateurs plus anciens commentent, encensent, dénigrent le programme de télévision qu'ils suivent ou viennent de regarder. Je ne parviens pas à comprendre le ressort qui anime ces gens à téléphoner à une station de radio pour dire qu'ils ont regardé Foucaut àla télé et l'ont trouvé particulièrement élégant, comme à son habitude.
Celui de Mermet, sur France Inter, réunit – on atteint ici des sommets – tout ce que la gauche est capable de  réunir pour que la gauche se saborde. Parodies sans humour, larmes hystériques, alarmes citoyennes de bacs à sable, soutiens et expressions diverses de solidarité dont on sent qu'ils ne dépasseront pas l'avis d'intention, délires paranoïaques, les auditeurs y font du sous-Charlie Hebdo, du sous-PLPL (ce qui est une gageure).

Bref, bonne année aux auditeurs qui s'expriment aux heures matinales ou vespérales.*



_________________________
(*) Evidemment, toute généralisation étant fausse en matière d'humains, de bonnes questions sont effectivement posées, des commentaires intéressants, des analyses fines sont produites par des auditeurs libres dans ces émissions.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours commentaires (3)   
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Lundi 31 décembre 2007
En espérant que ces petits jeux vous auront amusés. Voici les réponses.

Enigme 1
Il joue avec la femme du magicien.

Enigme 2
Ces chiffres s'écrivent avec 4 lettres.

Enigme 3
Une seule.

Enigme 4
L'astrologue conduisait une décapotable.

Enigme 5
L'apprenti appuie sur le premier interrupteur et attend trois minutes avaant d'éteindre. Puis il presse le deuxième interrupteur et entre dans la pièce.
Si l'ampoule est allumée, c'est le deuxième interrupteur qui actionne la lampe.
Si l'ampoule est éteinte et chaude, c'est le premier interrupteur.
Si l'ampoule est éteinte et fride, il s'agit alors du troisième interrupteur.

Enigme 6
1 : Boris Vian
2 : Léo Campion
3 : Jacques Prévert

Enigme 7
1 : Honoré de Balzac
2 : Paul Léautaud
3 : La Mettrie

Enigme 8
1 : La Bruyère
2 : Louis Blanc
3 : Beaumarchais

Enigme 9
1 : Nietzche
2 : Einstein
3 : Stendhal

Enigme 10
1 : Paul Valéry
2 : Victor Hugo
3 : Pierre Desproges




Cette année 2007 est désormais du passé.
Meilleurs vœux pour la nouvelle année



Et pour la bonne bouche :
On est sûr d'occuper les hommes, de les frapper davantage par des absurdités que par des idées justes.

Napoléon.
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Lundi 31 décembre 2007
Le principal et unique rédacteur des Carnets de l'Ours s'accordant un repos hivernal bien mérité...
Dans ma grande bonté, je ne vous laisse pas sans occupation et vous soumets une petite énigme tirée de :

atresor.jpg


Quels sont les auteurs de ces fulgurances ?

1- L'éternité occupe ceux qui ont du temps à perdre.

2- Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, du feu. A en croire les religions, Dieu est né rôtisseur.

3- Bien plus que le costume trois pièces ou la pince à vélo, c'est la pratique de la torture qui permet à coup sûr de distinguer l'homme de la bête.


Réponse ce soir à 23 h 59.


_________________________
"Le trésor des méchancetés" par Jean-Manuel Traimond, paru à l'Atelier de création libertaire.
Une mine !
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Dimanche 30 décembre 2007
Le principal et unique rédacteur des Carnets de l'Ours s'accordant un repos hivernal bien mérité...
Dans ma grande bonté, je ne vous laisse pas sans occupation et vous soumets une petite énigme tirée de :

atresor.jpg


Quels sont les auteurs de ces fulgurances ?

1- Opinion publique : paresse personnelle.

2- Celui qui défile joyeusement au pas cadencé a déjà gagné mon mépris. C'est par erreur qu'on lui a donné un cerveau puisqu'une moëlle épinière lui suffirait amplement.

3- Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l'assassinat.


Réponse le 31/12/2007


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"Le trésor des méchancetés" par Jean-Manuel Traimond, paru à l'Atelier de création libertaire.
Une mine !
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Jeux de sons

Curiosité 01 : Deux allumés

Curiosité 02 : Qui chante ?

Curiosité 03 : Avis aux théâtreux

Curiosité 04 : 1913




Et on passe au blind test... (trouvé)







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