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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Mardi 16 octobre 2007
Cette dépèche de l'AFP que je reprends avec un peu de retard, révèle que Mick Jagger s'est fait pièger par "les justiciers masqués" un duo d'humoristes québécois, Marc-Antoine Audette, l'un d'eux(*) se faisant passer pour Stephen Harper, le Premier ministre canadien, désireux de remettre une médaille à la rock star.
Mais ce n'est pas le canular destiné à attraper Mick Jagger qui m'intéresse, mais le "tableau de chasse" comme on dit, des justiciers, car y figurent des noms aussi prestigieux que Bill Gates, Tiger Woods, Janet Jackson Britney Spears, Paul Mc Cartney, Jacques Chirac et... Nick the First.
Oui, notre Nicolas. Notre président au soir de son élection, croyant recevoir un appel de félicitations de Stephen Harper se voit entraîner dans une conversation qui va peu à peu le rendre perplexe pour se terminer ainsi:

Après l'avoir été invité à manger une poutine chez Lafleur, Marc-Antoine Audette, toujours avec la voix de Harper, convie "Monsieur Sarkovni" à un dîner «particulier» avec George W. Bush.

«Puisque vous portez à droite, que je porte à droite et que monsieur le président George W. Bush porte à droite, je propose de l'inviter à manger au Canada en même temps que vous.
«Depuis le temps que je rêve d'organiser un dîner de cons!»


Nicolas Sarkozy, furieux et interloqué, commence à réagir par un «non, mais attendez...», avant de raccrocher, se rendant compte de la supercherie.

«On ne précise pas qui est le con. On laisse nos auditeurs deviner», conclut Marc-Antoine Audette.

La chose n'est pas évidente. Les règles du jeu du "dîner de cons" précisent-t-elles si on peut amener plusieurs convives.



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(*) L'autre justicier masqué se nomme Sébastien Trudel


Et bonjour aux nombreux Québecois qui me font l'honneur et la joie de visiter les Carnets de l'Ours.
Passez donc icitte.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 12 octobre 2007
J'en étais sûr, vous bruliez d'envie d'avoir des nouvelles de Mark Mc Gowan, dont je vous avais relaté les précédentes  aventures. Il s'était balladé dans les rues de New York avec un masque de Bush, offrant son postérieur à des coups de pieds vengeurs et libérateurs, il avait mangé un chien pour protester contre la chasse au renard en Angleterre, il vient juste d'achever une autre performance, qui s'appelle "Deep inside Russia - part 2", lors de la Biennale Art Caucasus, à Tbilisi en Géorgie. Il y représentait la Grande Bretagne ou du moins le croyait-il.

Deep inside Russia, consistait pour l'artiste, à vivre maritalement durant toute une semaine avec une chèvre. Une lune de miel en quelque sorte. Heureux couple.


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Mais comme aucun acte n'est gratuit, dans notre société, la performance constitue un acte politique et l'objet de sa protestation n'est rien moins que Vladimir Poutine et sa politique à l'égard des anciennes républiques soviétiques.

Personnellement, mais je peux me tromper, je crains que le problème Tchetchène tarde, malgré toute cette bonne volonté, à se régler dans la cohabitation et l'amour.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 10 octobre 2007
Devedjian est un type formidable.
C'est un peu comme qui dirait un genre de héros moderne. Beau, fort, honnête, philanthrope. Toujours prêt à soutenir le faible et défendre l'opprimé. En tout cas, c'est comme cela que j'aime à me le représenter.
Il a la protestation noble et s'offusque comme personne, devant l'injure faite aux députés par Fadela Amara qui a fait savoir qu'elle trouvait "dégueulasse l'instrumentalisation de l'immigration".
Et l'injure, Devedjian, il connaît, il n'aime pas ça, il en parlait encore récemment à Anne-Marie Comparini, c'est ignoble !
Il y a trois mois...

On ne peut plus rien dire, alors !
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 9 octobre 2007
En ce siècle de la communication, la majeure partie des problèmes que l'on s'emploie à créer, à entretenir et si possible à amplifier jusqu'au constat que l'on nage dans une grosse cagade, vient de notre difficulté à communiquer. Non ! Pas difficulté, mais du mauvais usage des outils (mots et modes) de communication.

A parler mal et à tort et à travers, on finira par penser de même. Le langage est structurant. Ce n'est pas la pensée qui fait le langage, mais le langage qui fait la pensée.
La mauvaise maîtrise des mots pour peu qu'elle soit alliée à la mauvaise foi partisane nous entraîne dans d'insondables égouts.
Des salariés de la SNCF se mettent-ils en grève, que furibard, l'usager se dit "otage".
Fillon dit "détail", il est aussitôt déporté auprès de Le Pen. Oui, j'écris déporté, c'est de la provocation. De la provoc à cons. Dire "détail" équivaudrait à penser comme Le Pen ? Allons, allons.
Tout ça pour entendre un jour "il faut que vous soyez à 200 % de vos possibilités".

Ça devient plus que pénible cette avalanche de mots, ci laudateurs, ci offusqués, à propos de tout. Cette mercantique du discours, avec en sus l'éxagération dans l'expression du moindre sentiment. Y compris même, quand le sentiment est absent, mais qu'il serait logique qu'il soit éprouvé. Suffit qu'on l'exprime.
Il y a dans cette posture du "je-suis-blessé-au-plus-profond-de-moi-même-et-de-ma-communauté" - c'est d'autant plus regrettable - quelque chose évoquant le fruit verreux en ce sens qu'elle pourrit la cause ou l'argument qu'elle prétend servir et qui, soit conduit  à un suicide idéologique, soit constitue le ferment d'une dictature démocratique. C'est-à-dire un régime où une majorité de citoyens établit le dictat d'un mode de vie et alloue aux gouvernants le pouvoir de réprimer ceux qui sortent des clous. Ainsi naissent et progressent les moralistes dans une société. Hygiènistes, religions, ligues de vertus, associations communautaires, dans leur désir de les faire croître et de les imposer, cherchent la visibilité ou la publicité de leurs points de vue.

Surenchère dans le propos, problèmes sous le capot.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 4 octobre 2007
Les Anglais sont des gens formidables. Je ne cesse de le répéter.
Nous autres Français, forts en gueule et pas peu fiers d''avoir un domaine d'excellence – la gastronomie – ne manquons jamais une occasion pour pointer, de la perfide Albion, la tare incommensurable : sa cuisine.
Pourquoi, en bon Français que je suis – n'ai-je pas applaudi, hurlé, avalé des litres de bière au coup de sifflet final du match Liverpool-Marseille, n'ai-je pas ragé des semaines durant à l'annonce que les Jeux Olympiques de 2012 se dérouleraient à Londres,  n'ai-je pas dénoncé mes voisins juifs pendant la guerre ? (*) – pourquoi, donc, n'irais-je pas moi aussi de mon couplet sur le manque de goût de mes chers Anglais.

Ce qui me navre chez ce peuple qui jusqu'il n'y a pas si longtemps méprisait l'ingérence de l'Etat dans la vie du citoyen – du sujet de sa gracieuse majesté, devrais-je dire – à tel point, qu'il se passait allègrement de carte d'identité, c'est cette surenchère sécuritaire pratiquée quotidiennement. Nul doute que la crainte d'attentat participe largement à cette vogue du tout sous contrôle. Ça me navre d'autant plus que nous suivons le même chemin.

Mais revenons à nos Anglais.
Lundi soir, Soho, le quartier mythique de Londres, a été bouclé par les forces de l'ordre. On définit un périmètre de sécurité devant un restaurant thaïlandais renommé, déboulent des pompiers, une unité de lutte contre les risques chimiques, puis une noria d'ambulances. Les pompiers revêtent des combinaisons spéciales. Semblent suivre des émanations d'un gaz odorant...
Vu de l'extérieur, la situation craint, mais visiblement on s'en occupe !
Attaque chimique ? Terrorisme ? Quel est ce produit chimique qui empoisonne l'atmosphère des forces de l'ordre ?
Ça y est, on a décelé l'origine de l'odeur, on a identifié le produit et le coupable. 

C'était la sauce aux piments grillés "nam prik pao" du chef cuisinier Chalemchai Tangjariyapoon.
Juste un poil piquante, n'est-il pas ?



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(*) Non, non. Rien de tout ça. Bien que bon Français
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 2 octobre 2007
Un nouvel ouvrage va bousculer le petit monde politique français. Le mythe tantôt républicain, tantôt ultradroitiste que  constitue Jeanne d'Arc se retrouve largement remis en cause à travers une enquète de Marcel Gay et Roger Senzig : l'affaire Jeanne d'Arc.


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Les auteurs tendent à démontrer que "Jeanne, la bonne Lorraine qu'Anglois brulèrent à Rouen" n'était ni bergère, ni pucelle, mais bel et bien une arme psychologique nommée Jeanne d'Orléans, parlant le Français de cour, destinée à galvaniser les troupes, à manipuler le peuple et faire douter l'ennemi.
Par ailleurs, nos auteurs soutiennent que les voix entendues dans les prairies de Donrémy, étaient émises un peu plus prosaïquement par Yolande d'Anjou, la belle-mère de Charles VII. 
Enfin, sacrilège, elle n'aurait pas été brûlée sur le bûcher en 1431, puisqu'on aurait retrouvé des documents attestant sa présence en divers endroits en 1436. Cette année-là, elle aurait même été mariée à Robert des Armoises.

Alors quoi, on nous ferait avaler des couleuvres ?
La figure providentielle serait l'émanation d'une stratégie secrète !
Pas une simple fille, une fille du peuple venant secourir la France et le Roi ?
Pas de pucelle opposant sa pureté à la vindicte de la perfide Albion ?
Pas d'intervention divine dans la délivrance ?
Manquerait plus qu'on découvre qu'elle n'était pas une sainte !

Le monde fout le camp ! De quoi va se nourrir le populisme bon marché ?


L'Affaire Jeanne d'Arc, Marcel Gay, Roger Senzig, Editions Florent Massot, 2007.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 28 septembre 2007
L'un des sujets que technorati décèle comme étant les plus chaudement buzzant n'est autre que le nouveau téléphone portable d'Apple : l'iphone.

Et ici, ô populations ébahies, pous pouvez gagner une de ces merveilles technologiques, qu'on dirait indispensable, s'il n'était inutile de le préciser.

**Gratuit ** **Super** **Sensass** **Hype**

N'est-il pas?


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Mais comme vous n'êtes pas tous américains, mes chers lecteurs...

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Si vous avez à transmettre un message à quelqu'un, vous pouvez toujours vous faire imprimer des cartes de visite et les envoyer par la poste.



par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 28 septembre 2007
Une fois n'est pas coutume - le temps ne va pas s'arranger - je vais tresser une couronne de lauriers à qui vous savez. Oui, notre grand petit homme, notre empereur pointure 36, Nick the first a un mérite. Quand il dit qu'il va faire, il fait. Moi aussi. J'annonçais un éloge : le voici
Quand le peuple birman en a soupé de l'oppression et manifeste à grand péril sa détresse à sa junte militaire de gouvernement, il faut avoir du courage pour signaler nommément à des entreprises aussi puissantes que Total, qu'il faut cesser les nouveaux investissements et songer à se retirer de la région. Moins de courage que celui dont font preuve les bonzes, mais du courage tout de même.
C'est ce qu'a fait Sarkozy, Qu'il en soit félicité.

Interrogée sur ce sujet, Rama Yade déclare que le retrait de Total ne résoudrait pas la situation, que sitôt son départ effectué, la super entreprise serait remplacée par une autre (une homologue étrangère s'entend). Elle a raison, mais elle a tort. Elle use là d'un argument économique, reléguant une fois de plus la parole et l'acte politiques au deuxième plan. Or il est question de prise de parti politique. Un positionnement qui bien que contraire à nos intérêts marque notre volonté et affirme nos principes démocratiques. Le courage face à la complicité. Bravo Sarko.

Autre sujet d'éloge, le Grenelle de l'environnement. Depuis 1974, l'écologie a une visibilité politique en France. Ce n'est que trente ans plus tard que nous nous apercevons que "la maison est en feu et que nous regardons à côté", mais il faut rendre grâce à Sarkozy d'avoir permis - sur leur instigation, d'après ce que dit Dominique Voynet - aux associations et autres formations écolo de plancher sur les problèmes environnementaux. Certes, les désaccords fleuriront, particulièrement en ce qui concerne les OGM et le nucléaire, mais l'effort de concertation et la volonté d'intervention sont là.
Bravo (aux) Nicolas (à l'origine de ce Grenelle de l'environnement).

Vous voyez, que je ne suis pas sectaire.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Lundi 24 septembre 2007
Encore une polémique. "La France est en faillite" lance le Premier ministre, immédiatement, les images s'imposent à notre esprit, que n'aurait pas renié ce fleuron de l'audiovisuelle ohertéheffesque : "Chef d'oeuvre en péril".
Soit. Ecoutons le bruit de tonnerre que notre courageux et volontaire Fillon émet.
"Ah mais non, la situation est préoccupante, mais la faillite, vous n'y pensez pas..." modère-t-on dans son camp. "Le terme est exagéré", faillite est un gros mot qu'il ne convient pas de prononcer, pose ce phare de la pensée qu'est Raffarin.
Notre Fillon réitère, mais le bruit est moins fort, plus feutré : "La situation est critique".
Fillon gaffe. Après Borloo, MAM, Kouchner, et tous les autres, c'est à son tour (récidiviste) de lancer la phrase choc, la bourde, la lourdeur. Le pavé.
Ce n'est pas possible, alors que la communication constitue le centre de la stratégie du Président et du Gouvernement qu'autant de ministres enfilent ce genre de perles. A la fin, on pourrait se mettre à croire que Sarkozy n'est entouré que de gens qui ne savent pas tenir leur langue, qui traduisent leur pensée sur un mode approximatif. Tant d'erreurs !
Sarkozy, notre grand petit homme n'aurait-il engagé que des nuls, dans son équipe de gens aussi remarquables?
La chose est aussi improbable que d'imaginer Lagardère incompétent quand il s'agit de mener ses affaires.

A moins que ces prétendues "gaffes, bévues et boulettes en tous genres", pour évoquer Franquin, de nos têtes pensantes ne soient qu'un élément essentiel du sac d'embrouilles qu'on nous sert quotidiennement par services de presse interposés. Un ingrédient qui a pour effet recherché de brouiller la gronde que pourraient occasionner les réformes engagées tous azimuts.
Histoire aussi de préparer la population à des mesures qu'elle ne va pas aimer, d'offrir à la masse silencieuse un argument implacable de logique, pour désamorcer toute velléité de contradiction de la part de l'opinion et des syndicats.
Faire diversion et provoquer l'auto-anéantissement des oppositions.
Pression d'une part et dépression de l'autre. Gonfler d'un côté, dégonfler de l'autre.

Après l'agitation frénétique, le parler faux et fort. Le brouhaha médiatique, le boucan permanent.
Si le silence qui suit du Mozrt, est encore du Mozart, il n'y a ici et maintenant que du bruit. Rien que du bruit.
Allez rêver, avec ça !
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 20 septembre 2007
Candidat à rien... et à tout

"Je ne suis candidat à rien, , mais candidat à des choses"
, déclarait Bertrand Delanoé à l'université d'été du PS a La Rochelle en ce début septembre. Candidat à rien ?
Et la mairie de Paris, on n'y pense pas ?
Et le poste de premier secrétaire du parti, on oublie ?
Et l'investiture pour les élections présidentielles de 2012, on fait une croix dessus ?

On se trouve toujours, "une petite utilité", en fonction des circonstances du moment.
Et comme il ne faut pas insulter l'avenir, habituelle phrase fourre-tout régulièrement lancée sans sourciller par nos politiques, qui sonne bien, et donne l'illusion de parler à la raison, notre édile capital, sur les conseils de son avocat, a réservé le nom de domaine Internet "delanoe2012.fr", selon l'agence Reuters relayant le service de presse de la mairie de Paris.
Ce qui fournit une indication sur son absence d'ambition présidentielle, à moins que Bertrand n'aie l'intention d'organiser ses jeux olympiques personnels dans sa bonne vieille capitale.


Loi hors-la-loi

Il va falloir choisir entre deux lois. L'Assemblée nationale va pouvoir s'ennorgueillir du dernier vote de ses députés. A 91 voix contre 45, nos élus viennent d'adopter l'amendement Mariani qui autorise le recours aux tests ADN "afin d'apporter une preuve", à un candidat au regroupement familial, de sa filiation s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou d'un "doute sérieux" sur son authenticité". Avec "le consentement exprès des personnes dont l'authentification est recherchée", est-il précisé. Cela n'allait-il pas de soi?
Le souci est que le Parlement dont la couleur sinon la répartition était la même, avait voté il y a trois ans déjà, une éternité en quelque sorte, une loi dite sur la bioéthique disant :

"L'examen des caractéristiques génétiques d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique."
L'article 226-25 de la même loi prévoit que:  Le fait de procéder à l'examen des caractéristiques génétiques d'une personne à des fins autres que médicales ou de recherche scientifique, ou à des fins médicales ou de recherche scientifique, sans avoir recueilli préalablement son consentement dans les conditions prévues par l'article 16-10 du code civil, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 EUR d'amende."

Prochain sujet sur lequel plancher : quelle interaction dénicher entre regroupement familial et recherche scientifique ou fins médicales ?
Eurêka, j'ai trouvé.  Dans le grand souci de bien-être que notre pays éprouve pour ses populations immigrées, le Gouvernement souhaite combattre la dépression que les membres de familles éclatées pourraient développer. Contre l'anxiogène, la recherche ADN !


Kouchner lutte contre la mal compréhension
Dimanche, notre ministre des Affaires étrangères, déclarait que "le monde devait se préparer au pire", c'est à dire "à la guerre" si l'Iran avait la malencontreuse ambition de se doter de l'arme nucléaire, tout en modérant ses propos en privilégiant la négociation avec la diplomatie perse.
Dans le Figaro, Bernard Kouchner estime que la France doit jouer un rôle d'intermédiaire entre l'Occident et l'Iran. "J'ai été tellement mal compris qu'il est temps de rétablir l'honnêteté et la transparence de ma démarche. Nous ne sommes pas hostiles au dialogue avec les Iraniens, au contraire. Nous l'avons toujours maintenu".
Aujourd'hui, notre French doctor Folamour, comme le surnomme le Canard enchaîné, en visite officielle à Washington, doit rencontrer le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui considère que la diplomatie reste "la meilleure approche" face à l'Iran, même si "toutes les options restent ouvertes".
Comme quoi, tout le monde est d'accord. Il faut né-go-cier. Avant d'éventuellement leur mettre sur la gueule.
Ça va être dur de négocier jusqu'à la fin de la réfection du Charles-de-Gaulle.


Rappelons que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad avait prôné il y a quelques mois la destruction d'Israël et que le général Mohammad Alavi, commandant-adjoint des forces aériennes déclarait mercredi à propos d'Israël : "Nous avons un plan selon lequel, dans l'éventualité d'un geste fou de ce régime, les bombardiers iraniens pourraient exécuter une attaque de représailles contre le territoire israélien".

 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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