Jeudi 24 janvier 2008
Jadis, on portait beau, parce que l'on était quelqu'un. Jadis, les créateurs de mode, les stylistes, étaient ressentis comme des artistes. Les grandes maisons, Saint-Laurent, Dior, Chanel faisaient
figure de passeport pour le bon goût, les pièces sorties de leurs ateliers laissaient le petit peuple baba par la délicatesse du travail, la rigueur dans la simplicité, la richesse et l'harmonie
dans la diversité des matières et des couleurs.
La haute couture était synonyme de raffinement, ceux qui avaient la chance de s'en vêtir montraient ce qu'est la classe. La classe à la française et ils l'exportaient partout dans le monde civilisé des arts et de la diplomatie.
Un peu de leur prestige retombait sur la nation tout entière, comme la littérature, comme le théâtre, comme la musique, comme tous les modes d'expression faisaient du premier Français venu, un citoyen au goût sûr, presque un artiste. La moindre grisette coiffée d'un chiffon inspirait l'élégance.
Puis les financiers ont mis leurs pattes manucurées dans le panier à étoffes, ont acheté ces maisons, ont jaugé le peu de rentabilité d'une collection en regard du temps passé à sa confection. Les maisons de haute couture se sont "démocratisées", non pas en permettant au menu peuple d'accèder au port du sublime, mais en tapant dans le prêt-à-porter de luxe, ersatz de beau pour une petite bourgeoisie avide de paraître, dans l'accessoire pour tous, colifichets clinquants, bimbeloterie ne devant son prestige qu'à la marque dont elle relève, et dans la parfumerie de masse.
Estampillés luxe ces produits ne le sont uniquemant que parce que leur prix de vente persiste à rester élevé, sans doute en raison de cette équation simple : ce qui est cher a de la valeur, ce qui a de la valeur vous valorise. Le prix a détrôné le beau, qui n'est plus nécessaire pour épater la galerie.
C'est ainsi que la maroquinerie Vuitton, pour moche qu'elle soit, avec son monogramme pisseux répété à l'infini sur fond marron, n'en constitue pas moins un "must". Chanel n'est plus synonyme de simplicité comme le fut "la petite robe noire" née au milieu des années 20 ou le tailleur en tweed, mais de vulgarité quand la moindre mèmère un peu friquée se paye le luxe d'arborer son logo doré. Dior vient aujourd'hui relever les épaules ostentatoires d'une Garde des Sceaux, dont on ne voit surtout que les dents rayer les Parquets de France et de Navarre.
La beauté s'est vendue au vulgaire, comme une courtisane devient poule de luxe.
Néanmoins, les artistes demeurent, ce sont les élites qui s'abatardisent.
Quel est le con qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur, quand l'époque ne produit que des personnages qui n'ont pour ambition que de puer le fric.
La haute couture était synonyme de raffinement, ceux qui avaient la chance de s'en vêtir montraient ce qu'est la classe. La classe à la française et ils l'exportaient partout dans le monde civilisé des arts et de la diplomatie.
Un peu de leur prestige retombait sur la nation tout entière, comme la littérature, comme le théâtre, comme la musique, comme tous les modes d'expression faisaient du premier Français venu, un citoyen au goût sûr, presque un artiste. La moindre grisette coiffée d'un chiffon inspirait l'élégance.
Puis les financiers ont mis leurs pattes manucurées dans le panier à étoffes, ont acheté ces maisons, ont jaugé le peu de rentabilité d'une collection en regard du temps passé à sa confection. Les maisons de haute couture se sont "démocratisées", non pas en permettant au menu peuple d'accèder au port du sublime, mais en tapant dans le prêt-à-porter de luxe, ersatz de beau pour une petite bourgeoisie avide de paraître, dans l'accessoire pour tous, colifichets clinquants, bimbeloterie ne devant son prestige qu'à la marque dont elle relève, et dans la parfumerie de masse.
Estampillés luxe ces produits ne le sont uniquemant que parce que leur prix de vente persiste à rester élevé, sans doute en raison de cette équation simple : ce qui est cher a de la valeur, ce qui a de la valeur vous valorise. Le prix a détrôné le beau, qui n'est plus nécessaire pour épater la galerie.
C'est ainsi que la maroquinerie Vuitton, pour moche qu'elle soit, avec son monogramme pisseux répété à l'infini sur fond marron, n'en constitue pas moins un "must". Chanel n'est plus synonyme de simplicité comme le fut "la petite robe noire" née au milieu des années 20 ou le tailleur en tweed, mais de vulgarité quand la moindre mèmère un peu friquée se paye le luxe d'arborer son logo doré. Dior vient aujourd'hui relever les épaules ostentatoires d'une Garde des Sceaux, dont on ne voit surtout que les dents rayer les Parquets de France et de Navarre.
La beauté s'est vendue au vulgaire, comme une courtisane devient poule de luxe.
Néanmoins, les artistes demeurent, ce sont les élites qui s'abatardisent.
Quel est le con qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur, quand l'époque ne produit que des personnages qui n'ont pour ambition que de puer le fric.
par François
publié dans :
Les Carnets de l'Ours
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander






Commentaires