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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
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Dimanche 28 janvier 2007
Ce petit trou perdu au cœur de la vallée
L'air qu'on y respire est parfois parfumé
Des senteurs d'Orient, il faut s'y attarder
Pour bien goûter le charme de cet endroit sacré

Ce petit trou perdu au cœur de la vallée
Des herbages doux et drus poussent à sa lisière
Il faut pour y venir, franchir cette barrière
Jungle des antipodes, savane clairsemée

Ce petit trou perdu au cœur de la vallée
On s'y rend prudemment sans jamais se hâter
Le chemin est glissant, et la route escarpée
Pour arriver au bord de ses replis secrets

Ce petit trou perdu au cœur de la vallée
Il y coule doucement une onde de jouvence
Quand le bonheur de vivre annonce sa présence
Il s'anime lentement d'un mouvement feutré

Ce petit trou perdu au cœur de la vallée
Lorsque le monde est calme, alors je peux m'y rendre
Sans troubler son sommeil, je m'en vais m'y étendre
Il m'accueille ravi et me prie de rester

Ce petit trou perdu au cœur de la vallée
Lorsque je m'y attarde, me presse de partir
Use de ce stratagème pour me faire revenir
Car bientôt l'un de l'autre ne peut plus se passer

Il est des lieux sacrés que l'homme doit ignorer
Tantôt furieux, tantôt sereins, s'il s'y aventurait
Il y perdrait son âme
par François publié dans : Chansons
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Dimanche 28 janvier 2007
Politiquement correctes, les idées odieuses
Politiquement corrects, les chantres de la haine
Politiquement corrects, les champions du mépris
Car ils font de l'audience et des parts de marché

Politiquement correct, l'assassin sanguinaire
Politiquement correct, le viol de petites filles
Politiquement correct, le mineur meurtrier
Car ils font de l'audience et des parts de marché

Politiquement correcte, l'auréole papale
Politiquement correct, le drap de bain du Christ
Politiquement correct, le grand gourou sectaire
Car ils font de l'audience et des parts de marché

Politiquement correct, le pauvre homme aux abois
Politiquement correcte, la misère du monde
Politiquement correcte, la candeur exotique
Car ils font de l'audience et des parts de marché

Politiquement correct, le sommeil cathodique
Politiquement correct, le tabou commercial
Politiquement correcte, l'amnésie sélective
Car ils font de l'audience et des parts de marché
par François publié dans : Chansons
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Dimanche 28 janvier 2007
Les hémisphères s'affairent
Moi, je m'attriste
Me désagrège
Me mets en cruelle position de non retour
Plus de Grande Ourse
Plus de parcours
Les longs et doux serments aboyés à la lune
S'ne vont par paires
Change d'atmosphère ! Change d'atmosphère !

Les hémisphères s'affairent
Moi, je m'éclipse
Fonds dans la neige
J'entame une procédure urgente de secours
Je me propulse
Me ravitaille
Les douloureux aveux arrachés à la brume
Refont surface
Efface les traces ! Efface les traces !

Je vois des mots d'amour, des cœurs gravés par deux égarés dans l'espace
Des chants de troubadours, des songes amoureux, des solitudes lasses
Y a pas de saints, pas de martyrs,
De paradis, pas d'encens, pas de myrrhe
A travers mes hublots pas d'anges
Je constate
Je suis sans ailes, je suis sans elle

Les hémisphères s'affairent
Je décompresse
Je décélère
Au passage, des filantes voudraient que je m'arqueboute
Survient le doute
Je me détourne
Le souvenir brûlant engourdit l'amertume
Les nébuleuses
Me laissent froid, me laissent froid

Les hémisphères s'affaissent
Moi, je rapplique
Je récupère
C'est de très haut qu'on voit s'aimer les asymptotes
Finie la fuite
Finie la course
Et que longtemps encore ma galaxie nocturne
Tourne en orbite
Autour de toi, autour de toi.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Dimanche 28 janvier 2007
Cinquante ballons sondes dans le ciel envolés
Retombent dégonflés dans le panorama
Des sillons asséchés de rivières salées
Auront à tout jamais marqué le paysage
Ces fleuves de néant m'ont conduit vers l'amer
Soucieux du lendemain, voulant croire aux mirages
Es-tu bien ma clarté ? Mon ultime lumière ?
Rêverai-je longtemps aux traits de ton visage ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?

Dix lustres assassins n'auront terni ma quête
Sans savoir où je vais, hardi pionnier je cours
Vers une terre vierge encore, sans esprit de conquête
J'ai filé à l'anglaise des métaphores d'amour
Je me suis fait petit… à petit, j'ai grandi
J'ai rampé, j'ai rompu, toujours je fais l'abscons
J'ai cru à des chimères, les sirènes m'ont trahi
Resteras-tu la muse de mes rêves féconds ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?

Le voyage fut court, j'ai vu filer les berges
Au bon gré des tempêtes et des déserts gelés
Souffle sur le gâteau. Ce ne sont pas des cierges
Qui donnent un goût de cendre à ce sucre glacé
Ma coupe n'est pas pleine, qu'y scintillent les bulles
Ta flamme vivra-t-elle ce que vit l'allumette ?
L'heure n'est pas venue d'arrêter la pendule
Et tes cheveux sont-ils des fils de la comète ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?
par François publié dans : Chansons
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Dimanche 28 janvier 2007
Les anges à l'angélus soupirent ingénus
Dans le silence
Deux anges à l'heure élue s'allongent alors émus
Le corps dénudé
Quel est le sexe des anges ? Quel est le sexe des anges ?
Les anges à l'angélus transpirent transportés
Dans la chaleur de l'été
Deux anges à l'heure élue s'invitent agités
Le corps en partance
Quel est le sexe des anges ? Quel est le sexe des anges ?

Et ils se nouent, s'enlacent
Se mêlent, s'allument,
S'attirent et s'arrachent,
Et ils s'échouent, s'enchassent
Se mènent, consument
S'entichent et s'attachent

Les anges à l'angélus goûtent moites et moulus
La nonchalance
Deux anges à l'heure élue reposent heureux fourbus,
Le corps apaisé
Quel est le sexe des anges ? Quel est le sexe des anges ?
Les anges à l'angélus passent à pas feutrés
Dans leur candeur empétrés
Deux anges à l'heure élue dans leur premier baiser
Rient de leur enfance
par François publié dans : Chansons
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