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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Jeudi 4 janvier 2007

Quelques réflexions sur la communication visuelle de nos chers candidats.
Première livraison : Ségolène Royal.
Et vous, qu'en pensez-vous ?

La typographie fait immédiatement penser à la Une du Nouvel Observateur.

La candidate sourit, presque trop, ou de façon trop mécanique, un sourire un peu carnassier. Un sourire à la limite de la crispation. A la limite, seulement. Un peu extatique. On se demande pourquoi, parce que les gens alentour n'ont pas l'air de rigoler. On ne sait si elle regarde quelqu'un en particulier, son regard porte loin. Vers l'Elysée, ou bien alors son regard est-il flou ?
D'ailleurs, au premier comme à l'arrière-plan, tout est flou. Pas de profondeur de champ. On se concentre sur elle. On aura tôt fait de dire que Ségolène est dans le flou. M'est avis qu'on peut dire autre chose
Derrière elle, un flash, probablement, crée un halo, une tâche blanche. L'éclair mange une partie de la chevelure de Ségolène Royal. Est-ce l'auréole de la Madone des sondages ? On aura tôt fait de dire qu'il y a des zones mal définies autour de Ségolène. C'est sûr !

En dessous est écrit Parti socialiste. Un petit parti, un gros socialiste. Ségolène serait davantage une femme socialiste qu'une femme d'appareil ?
Au-dessus : le slogan. Ségolène Royal – en rose – pour que ça change fort !
Etonnant cette association du verbe et de l'adjectif. On s'attendrait à pour que ça change fortement ou à pour un changement fort, mais les communicants de la candidate ont choisi cette bizarrerie syntaxique. Cette seconde possibilité excluait le ça. Le ça, c'est l'objet du désir.
Ceux qui ont pondu ce slogan ont intégré quelques notions de psychanalyse ! Ce petit mot fait écho au blog de Ségolène Royal, Désir d'avenir – dont le nom, entre nous, est un enfoncement de porte ouverte. Qui, à part le dépressif en phase terminale, souhaite ne pas avoir d'avenir ?
Par ailleurs, ça est lui aussi, flou. Suffisamment pour que le destinataire du slogan imagine ce qu'il veut (toujours l'objet du désir). Avec cette précision : que l'objet de ton désir change fort.
On a coutume de dire ça va mal ou rien ne va, ça recouvre la situation censée nous apporter le plus de confort ou bien-être possible. L'affiche ne dit pas pour que tout change ou pour que ça aille bien. Autrement dit, le destinataire – vous, moi – est un être qui connaît son désir (je veux changer ça, pas tout changer) mais s'en trouve frustré.
Alors, pourquoi ce fort, puisqu'on pourrait tout aussi bien espérer que ça change tout simplement ? Pourquoi introduire cette rudesse dans la volonté de changement. Pour faire plus révolutionnaire ? Tss. Tss. Elle ne veut pas tout changer, la dame, voilà qui serait radical, elle veut changer fort. Comme Karchozy veut rompre tranquille ? Peut-être peut-on noter là une similitude dans la volonté de rupture avec les préjugés et l'image des candidats. L'homme supposé fort se veut tranquille, la femme déclarée délicate se veut forte, pourquoi pas, mais fort renvoie également à l'aboutissement du désir (puisqu'on était dedans, si j'ose dire). L'acte se doit d'être fort, ainsi que le plaisir qu'on y prend.
Et d'ailleurs, ce sourire le prouve.

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 4 janvier 2007

Ce n’est pas le moment de me parler d’amour
Tu vois bien que je suis plongé dans le journal
Les nouvelles d’hier font les malheurs du jour
Près de toi je ressens un vide phénoménal
Une vie d’habitudes, la gaieté en transit
Des enfants sacrifiés, page des faits divers,
La télé allumée chaque soir comme un rite
Une guerre larvée entre deux états frères

Si la terre va mal, nous ne tournons pas rond
C’est de la faute au temps qui passe
Notre vieil idéal s’éteint dans le chaudron
Et les bonheurs perdus s’effacent.

Beaucoup de répression au cœur de nos envies
On s’empêche toujours, il faut dissimuler
La morale imbécile en sortira grandie
Et les ressentiments viennent s’accumuler
Quelques phrases finales pour vanter nos mérites
Juste avant que ne sonne la fin de la trêve
Ils n’ont pas d’importance, elles resteront sans suite
Les bonnes volontés aujourd’hui sont en grève

Refrain

A ne plus supporter, ni ton père ni ma mère
Nous sommes devenus l’un pour l’autre nos parents
Il y a ingérence au sein de nos affaires
Notre façon de vivre ennuie bien des tyrans
La météo est bonne, il n’y eut pas d’orage
Si ce n’est notre ciel toujours un peu plombé
Que les dieux de la guerre n’en prennent pas ombrage
Voilà Mars arrivant avec ses giboulées.

En sport hier au soir, il n’y eut de rencontre
Je crois qu’à tout jamais, le match est ajourné
Le terrain est trop lourd, la fatigue à l’encontre
Les champions sont bien las des joutes acharnées
Les pages du quotidien écrivent notre histoire
Sublime quelquefois, mais bien souvent sinistre
Pourtant il nous faudra la garder en mémoire
C’est aussi de ma faute si tous ces maux existent

Refrain

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007
 Sans publicité t’es marron

Lève ton nez vers les affiches
C’est du bonheur pour pas un rond
D’nos jours faut faire gaffe à l’artiche
Il reste des gens de bon conseil
Qui feront tout pour ton confort
En surveillant bien ton oseille
Pourquoi s’priver, tu aurais tort

Des filles au sourire dentifrice
Qui chantent l’amour et ses délices
Les vacances à deux pour pas cher
Les îles dorées et leurs mystères
Des rasoirs à faire la peau douce
Une bière légère grâce à sa mousse
Des lits pour y faire des câlins
Dans des draps fleuris en satin

Pour être heureux, dame, c’est facile,
Tu auras tout c’que tu désires
Y a pas d’problème, t’as qu’à choisir
Regarde sur les murs de ta ville.

Un magazine avec ses recettes
Pour la cuisine et la toilette
La banque du bonheur pour les frais
Et d’faux bijoux plus beaux que les vrais
Des magasins où tu peux tout
T’acheter sans débourser un sou
Des lampes à pied, des sacs à main
Et des jouets pour les gamins

L’odeur des prés, l’eau des montagnes
Des poulets nés à la campagne
Des cosmétiques pour la moquette,
Tout Van Gogh peint dans une cassette
Des téléphones où pour appeler,
T’as même plus besoin d’te lever
De vrais saumons de la Baltique
Et du caviar démocratique

Refrain

Une télé grandeur nature
De l’huile sans odeur de friture
Un silence d’or des jeux d’argent
Une montre à quartz pour compter l’temps
Du chocolat au vrai lait d’vache
De la lessive nourrie aux taches
Des sachets de bœuf miroton
D’l’antiseptique pour les boutons

Des vitamines qui tuent l’cafard,
Des assurances pour dans plus tard,
Quand tu s’ras vieux ou au cimetière,
Et une bagnole dont tu s’ras fier.
Une cafetière qui sonne le matin
Des cours du soir pour ton turbin
Des films marrants ou bien tragiques
Et mes conneries mises en musique.

Refrain
Et tant pis si tu n’as pas de quoi,
Y en a plein d’autres à qui ça va.

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

C’est l’odeur des tilleuls
Qui rythmaient l’avenue
La cour de notre école
Et nos jeux éperdus
C’est l’éclairage au gaz
Des romans de Vialatte
C’est Toulouse qui jazze
Nouga noir écarlate

C’est le cri un peu sourd
D’un bonheur en allé
Un appel au secours
A ses jeunes années
C’est un gentil sourire
Offert à ton passé
Lorsque les souvenirs
Viennent te consoler

La nostalgie
C’est le doux et l’amer
C’est le cœur dans la pierre
Des visiteurs d’hier
La nostalgie
C’est le cœur qui se serre
Quand jadis et naguère
Triomphent de l’oubli

Les œufs durs de midi
Ecallés sur le zinc
Un ancien tourne-disque
Une chanson de bastringue
Les chiffres du flipper
Avant l’électronique
Une loco à vapeur
Sous un pont métallique

C’est un amour ancien
Peuplant ta solitude
C’est la mer qui revient
Dans son incertitude
C’est le sentimento
Du tango argentin
La mémoire du dos
Se rappelant la main

Refrain

C’est le regard en coin
D’une poule révolue
Pensant à son turbin
Quand la rue ne paie plus
C’est l’odeur des faubourgs
C’est le parler patois
Ou l’argot un peu lourd
Qui fleurissait chez toi

C’est l’amour sous latex
Avant l’épidémie
L’parfum du Beaujolais
Avant l’régime Vichy
C’est un gardien de square
C’est une dame-pipi
C’est l’esquif sans le phare
Quand l’océan s’ennuie

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Boulot Blues
En peine de salaire
Panne de flouze
Transat en galère
Je n’sais rien faire comme métier
Qu’celui où j’suis pas employé
J’peux pas bosser
Boulot Blues

Boulot Blues
En peine de salaire
Panne de flouze
Transat en galère
Y a l’regard des gens qui m’accuse
Ils pensent que j’me trouve des excuses
Pour n’pas bosser
Boulot Blues

Boulot Blues
En peine de salaire
Panne de flouze
Transat en galère
Comme un naufragé solitaire
J’n’en finis pas d’pas voir la terre
J’voudrais bosser
Boulot Blues

Boulot Blues
En peine de salaire
Panne de flouze
Transat en galère
Dans leur gentil costume trois pièces
Les hommes se marrent de ma détresse
Et vont bosser
Boulot Blues

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

(Musique : F. Schubert – La truite)


Si tu savais Elise
Comme je ne peux plus supporter
Cette scie qui te grise
Qu’un jour je t’ai dédiée
Je reste sourd à te demande
Je ne ferai pas ce concert
Malgré que j’appréhende
Ta terrible colère

Je dis non chère Elise
Je ne vais pas la rejouer
C’est une balourdise
Que je n’ai jamais aimée
Même si tu en es friande
L’œuvre n’était qu’alimentaire
Qu’il fallait que je rende
A son commanditaire

Ton cœur ma tendre Elise
Est bien difficile à garder
Je me ridiculise
A tant et tant refuser
Alors que chatte tu quémandes
Cette bluette épistolaire
Il faut que je suspende
Notre doux séminaire

Jamais plus de ma vie
Je n’toucherai ce piano
Car tu me crées ma belle amie
Des embarras intestinaux
Mais bien que tu me réprimandes
Grinçant des dents roulant les R
Que mon âme je rende
Si je rejoue cet air

Vois-tu ma chère Elise
Tu me trouves un peu dépité
Cette infâme sottise
J’enrage à l’interpréter
Faut-il encore que j’entende
Ces pleurs et ces pauvres prières
Ces injures que tu scandes
Rien ne pourra y faire

C’est est assez Elise
Nous ne pouvons pas continuer
Les oreilles tu me brises
A toujours la réclamer
Sans cesse tu me vilipendes
Je t’aime mais tu m’exaspères
Il est temps qu’on détende
Calmement l’atmosphère

Sur ta missive Elise
Cesse de larmoyer
Toutes tes hystériques crises
Me contraignent à t’ajourner
Mais bien que tu me le défendes
Rester me porte sur les nerfs
Remets-donc aux calendes
Grecques, le pli amer

Voilà ; jolie Elise
Maintenant, je dois m’en aller
Vers une terre exquise
Trouver la sérénité
Demain, je m’exile en Irlande
Je pars me mettre un peu au vert
Et pêcher la limande
Avec mon pote Schubert

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Toi qui incarnait la République
Sur les timbres, c’était sympathique
De t’retourner, t’lècher l’derrière
Entre nous y avait pas d’manières
Pauvre bébé pleurant sur les phoques
Voilà que maintenant tu débloques
La Poste a perdu un client,
J’écris plus tant qu’la France fout le camp

Au pays d’la gastronomie
On aime bien les spaghettis
Le couscous et la paella
Pour becqueter on est toujours là
Mais lorsque l’on est bien repu
Les étrangers on en veut plus
L’resto a perdu un client
Je n’mange plus tant qu’la France fout le camp

J’aimais bien voir briller les ailes
Des avions là-haut dans le ciel
Ça m’donnait des envies d’voyages
Je rêvais à d’beaux paysages
Mais maint’nant qu’le ciel est tout noir
D’gens à qui on dit pas au revoir
Le ciel a perdu un client
J’baisse le nez tant qu’la France fout le camp

Sous les ponts de Paris y a la Seine
Qui coule sans crainte et sans haine
J’y trempais parfois mon bouchon
Pour y taquiner le goujon
Maint’nant y a d’nouveaux Archimède
Qui s’exercent avec Mohammed
La flotte a perdu un client
Je n’pêche plus tant qu’la France fout le camp.

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Je cherche un homme
Un homme qui, un homme que, un homme quoi
Un qui en somme
Serait comme ci, me ferait ce, et aurait ça

Je le voudrais sans moustache
Plein de gestes distingués
Il aurait un p'tit air vache
Mais pas de vulgarité
Ça me gênerait qu’il fume
Qu’il fasse du bruit en dormant
Qu’il aime le foot, la bière brune
Ou qu’il mange goulûment

Mais attention
En aucun cas je ne veux
D’un jaloux broussailleux
D’un marlou ténébreux,
D’un voyou orgueilleux
D’un matou soucieux
D’un zazou prétentieux
D’un grippe-sous sourcilleux
Ou d’un filou vicieux

Je cherche un homme
Un homme qui, un homme que, un homme quoi
Un qui en somme
Serait comme ci, me ferait ce, et aurait ça

Je voudrais un homme à femmes
Un gentil et beau garçon
Mais je ne veux pas qu’il s’enflamme
Dès que s’approche un jupon
Je veux être de ses fantasmes
Qu’il ait du tempérament
Qu’il provoque en moi des spasmes
Sans se montrer trop pressant

Mais attention
En aucun cas je ne veux
D’un jaloux broussailleux
D’un marlou ténébreux,
D’un voyou orgueilleux
D’un matou soucieux
D’un zazou prétentieux
D’un grippe-sous sourcilleux
Ou d’un filou vicieux

Je cherche un homme
Un homme qui, un homme que, un homme quoi
Un qui en somme
Serait comme ci, me ferait ce, et aurait ça

J’aimerais qu’il soit sensible
Qu’il ait de l’éducation
Qu’il soit toujours disponible
Et qu’il brasse des millions
Et puis je veux rester libre
De voir mes amis souvent
Et garder mon équilibre
En prenant quelques amants

Mais attention
En aucun cas je ne veux
D’un jaloux broussailleux
D’un marlou ténébreux,
D’un voyou orgueilleux
D’un matou soucieux
D’un zazou prétentieux
D’on grippe-sous sourcilleux
Ou d’un filou vicieux

Je cherche un homme
Un homme qui, un homme que, un homme quoi
Un qui en somme
Serait comme ci, me ferait ce, et aurait ça

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

A trente-cinq piges, je crois en rien
Pas plus en Dieu, qu’en moi, qu’aux chiens,
Que dans les femmes ou les humains
La société m’indiffère…
Je suis à Nanterre

J’suis pas clochard, j’suis pas pochtron
Mais quelque chose ne tourne pas rond
Paraîtrait que je suis poltron
D’vivr’avec les hommes mes frères…
Je suis à Nanterre

Je n’travaille pas, j’n’ai pas d’argent
A c’qu’on dit je suis indigent
Mon temps s’écoule négligent
Dans un monde où j’n’ai rien à faire…
Je suis à Nanterre

La politique n’m’intéresse pas
J’n’en fais pas une affaire d’état
J’me fous pas mal des attentats
Qu’il y ait la paix ou la guerre…
Je suis à Nanterre

Pour survivre avec d’autres gueux
Au foyer nous mangeons un peu
On y boit un picrate rugueux
Pour nous la vie n’est que misère…
Je suis à Nanterre

Pour n’pas gêner le paroissien
On nous a foutu dans un coin
Nous côtoyer, c’est pas très sain
Et c’est pour cela qu’on s’enterre…
Je suis à Nanterre

Parc’ qu’on est tombé de trop haut
Qu’on a perdu l’cours du ruisseau
La fosse commune s’ra notre lot
On a not’ propre cimetière…
J’crèv’rai à Nanterre

par François publié dans : Chansons
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Jeudi 4 janvier 2007

Voilà, c’est moi, je me présente
Avec ma guitare à trois notes
Une voix qu’est pas déplaisante
Et quelques chansons dans ma hotte
J’suis allé voir un éditeur
Qui roupillait au-dessus de son ventre
J’avais le regard prometteur
J’ai dit d’une voix tonitruante
Puisqu’il paraît que dans c’métier
Pour réussir il faut coucher
Profitez-en, c’est moi que v’là
Faites de moi tout c’qui vous plaira
J’veux être célèbre, j’veux être connu
Ailleurs qu’au tabac dans ma rue
D’ailleurs, j’fume plus, c’est pas malin
Ça m’fait un auditeur en moins

J’sais pas pourquoi, l’a pas voulu
Il n’a même pas été poli
Je suis parti comme je suis v’nu
Il y a comme une anomalie
Je n’suis qu’un chanteur solitaire (Choeur : Solitaire)
Un pauvre chanteur qui fait des vers (Choeur : Solitaire)

Voilà c’est moi, je me dénomme
Avec mon carnet à spirale
Une frimousse qu’est pas trop pomme,
Une expression, pas trop banale,
J’suis allé voir un producteur
Qui dormait au-dessus d’son cigare
J’ai dit le regard tentateur
Z’allez voir c’que vous allez voir
Puisqu’il paraît que dans c’métier
Pour réussir, il faut coucher
Profitez-en, c’est moi que v’là
Faites à mon corps c’qui vous plaira
J’veux être célèbre, j’veux être connu
Ailleurs qu’au boucher dans ma rue
Depuis que j’suis végétarien
Ça m’fait un auditeur en moins

J’sais pas pourquoi, l’a pas voulu
Il n’a même pas été poli
Je suis parti comme je suis v’nu
Il y a comme une anomalie
Je n’suis qu’un chanteur solitaire (Choeur : Solitaire)
Un pauvre chanteur qui fait des vers (Choeur : Solitaire)

Voilà c’est moi, enfin, il m’semble
Un moral d’acier pas d’complexe
Rien ne m’effraie, jamais je tremble,
Une bête de scène, une bête de sexe,
J’suis allé dans les music-halls
Les cabarets les plus sinistres
J’ai fait le regard qui enjole
Regardez c’que c’est qu’un artiste
Puisqu’il paraît que dans c’métier
Pour réussir, il faut coucher
Profitez-en, c’est moi que v’là
Faites-moi quelque chose qui vous plaira
J’veux être célèbre, j’veux être connu
Ailleurs qu’au bistrot dans ma rue
Et comme j’bois plus d’café l’matin
Ça m’fait un spectateur en moins

J’sais pas pourquoi, z’ont pas voulu
Ils ont même été impolis
Ça m’fait encore une chanson d’plus
Et toujours personne dans mon lit
Je n’suis qu’un chanteur solitaire (Choeur : Solitaire)
Un pauvre chanteur qui fait des vers (Choeur : Solitaire)

par François publié dans : Chansons
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