Vendredi 2 février 2007
Grosse rigolade dans les médias à propos de la sortie presque unanimement qualifiée de gaffe de Jacques Chirac lors de son interview donnée conjointement au Herald Tribune, New York Times et Nouvel Observateur. Notre président déclarait dans un premier temps que le fait que l'Iran se dote de l'armement nucléaire ne représentait pas un danger majeur, en regard d'une prolifération de ce même armement dans la région.
En substance, il disait que si l'Iran décidait d'attaquer Israël, Téhéran serait rasée dans la minute..
On peut entendre plusieurs choses dans cette déclaration. Premièrement le rappel qu'Israël a largement les moyens de se défendre contre une attaque nucléaire, ce qui confirme le rôle dissuasif de la bombe atomique.
Ensuite, que si d'autres pays de la région se dotaient de cet armement à savoir des non chiites, cela créerait plus certainement, des risques de conflit nucléarisé.
Enfin, cette position exprimée par un Chirac "las", "peu attentif", si on en croit le Parisien, laisse à penser que si plus dangereux il y a, c'est la menace de cette guerre US Iran qui démange les faucons de Washington.
Si comme le relataient plusieurs éditorialistes américains, G.W. Bush s'apprête à déclencher une guerre contre l'Iran, celle-ci doit, pour laisser au camp républicain minoritaire depuis les élections de mi-mandat une chance de reprendre la main, présenter quatre caractéristiques : être rapide, peu victimisante pour les "boys", victorieuse, et sans appel. En ce sens une attaque nucléaire contre Téhéran, ne serait pas à exclure.
Un inconvénient de taille, toutefois, serait qu'une telle décision de la part des USA ne manquerait pas de mettre le feu aux poudres dans toute la région. Peut-être Washington qui presse l'ONU de la plus grande fermeté à l'encontre de l'Iran, a un autre plan en tête : la déstabilisation de la région à la mode irakienne, en dressant Chiites et Sunnites les uns contre les autres.
Ne déclarait-il pas, la semaine dernière à luniversité John-Hopkins, "la prévention ne signifie pas nécessairement lemploi de la force", autrement dit la force de dissuassion passe par la dotation de l'armement atomique de pays à forte identité sunnite comme l'Egypte, ou l'Arabie Saoudite, peu désireux de voir l'Iran règner dans la région.
Et c'est là que notre vieux renard de président ne gaffe pas !
En substance, il disait que si l'Iran décidait d'attaquer Israël, Téhéran serait rasée dans la minute..
On peut entendre plusieurs choses dans cette déclaration. Premièrement le rappel qu'Israël a largement les moyens de se défendre contre une attaque nucléaire, ce qui confirme le rôle dissuasif de la bombe atomique.
Ensuite, que si d'autres pays de la région se dotaient de cet armement à savoir des non chiites, cela créerait plus certainement, des risques de conflit nucléarisé.
Enfin, cette position exprimée par un Chirac "las", "peu attentif", si on en croit le Parisien, laisse à penser que si plus dangereux il y a, c'est la menace de cette guerre US Iran qui démange les faucons de Washington.
Si comme le relataient plusieurs éditorialistes américains, G.W. Bush s'apprête à déclencher une guerre contre l'Iran, celle-ci doit, pour laisser au camp républicain minoritaire depuis les élections de mi-mandat une chance de reprendre la main, présenter quatre caractéristiques : être rapide, peu victimisante pour les "boys", victorieuse, et sans appel. En ce sens une attaque nucléaire contre Téhéran, ne serait pas à exclure.
Un inconvénient de taille, toutefois, serait qu'une telle décision de la part des USA ne manquerait pas de mettre le feu aux poudres dans toute la région. Peut-être Washington qui presse l'ONU de la plus grande fermeté à l'encontre de l'Iran, a un autre plan en tête : la déstabilisation de la région à la mode irakienne, en dressant Chiites et Sunnites les uns contre les autres.
Ne déclarait-il pas, la semaine dernière à luniversité John-Hopkins, "la prévention ne signifie pas nécessairement lemploi de la force", autrement dit la force de dissuassion passe par la dotation de l'armement atomique de pays à forte identité sunnite comme l'Egypte, ou l'Arabie Saoudite, peu désireux de voir l'Iran règner dans la région.
Et c'est là que notre vieux renard de président ne gaffe pas !
par François
publié dans :
Les Carnets de l'Ours
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