Vendredi 29 février 2008
Le quotidien Le Parisien - Aujourd'hui en France publie ce vendredi une interview d'un
certain Jean Sarkozy qui se présente aux élections cantonales de Neuilly-sur-Seine. Non, le fils de Nick-the-First, s'il est élu, ne sera pas cantonnier.
Ce qui est intéressant dans les déclarations du garçon politique – est-on véritablement un homme à vingt-et-un ans – c'est qu'il dit ce qu'il ne pense pas !
A en juger par cet extrait qui, à travers la dénégation, dénote une certaine façon penser :
Tout comme le statut d'épouse, le statut de fils ne confère aucun droit particulier, hormis peut-être celui d'une sécurité accrue. Pas de "première dame de France", on n'est pas au bal des débutantes, ni à l'élection de Miss France, et pas davantage d'héritage politique de droit à attendre pour les fistons si ce n'est éventuellement un engagement.
"J'aurais pu attendre et dire voilà ce qui me revient de droit", mais non...
Effectivement, jeune homme, vous auriez pu attendre, mais en aucun cas revendiquer un quelconque avantage ou statut, ou poste, de droit. Les élus ne se reproduisent pas de la même façon que les gens ordinaires. De la même façon que les blaireaux, les loups, les ours et autres insectes utiles qui s'adonnent à la copulation, mettent au monde des blaireaux, loups, ours et insectes de même nature, le citoyen fornicateur donne la vie à des citoyens. L'élu, quant à lui, en dépit de sa vigueur, ne produira pas des élus, mais des citoyens bassement conformes aux autres, électoralement parlant.
Vous faites donc bien, jeune homme à la tête bien faite à défaut d'être éventuellement bien pleine – je ne saurais présumer de votre culture – de ne pas dire : "voilà ce qui me revient de droit".
Ce qui est intéressant dans les déclarations du garçon politique – est-on véritablement un homme à vingt-et-un ans – c'est qu'il dit ce qu'il ne pense pas !
A en juger par cet extrait qui, à travers la dénégation, dénote une certaine façon penser :
Que répondez-vous à ceux qui vous disent que vous êtes le « fils de » ?
Les attaques de népotisme et d'héritage, je les entends. Tous les arguments sont bons pour m'attaquer. Si j'avais été nommé, s'il s'était agi d'entrer dans un cabinet, ça serait différent. Mais moi, je me présente. Je dis aux électeurs : « J'ai quelque chose à vous proposer. » Ma situation familiale ajoute peut-être davantage de pression. Je suis dans un contexte national qui me dépasse. J'aurais pu attendre et dire voilà ce qui me revient de droit. Je ne suis pas du tout dans cette démarche-là. Je trace ma route, je continue.
Tout comme le statut d'épouse, le statut de fils ne confère aucun droit particulier, hormis peut-être celui d'une sécurité accrue. Pas de "première dame de France", on n'est pas au bal des débutantes, ni à l'élection de Miss France, et pas davantage d'héritage politique de droit à attendre pour les fistons si ce n'est éventuellement un engagement.
"J'aurais pu attendre et dire voilà ce qui me revient de droit", mais non...
Effectivement, jeune homme, vous auriez pu attendre, mais en aucun cas revendiquer un quelconque avantage ou statut, ou poste, de droit. Les élus ne se reproduisent pas de la même façon que les gens ordinaires. De la même façon que les blaireaux, les loups, les ours et autres insectes utiles qui s'adonnent à la copulation, mettent au monde des blaireaux, loups, ours et insectes de même nature, le citoyen fornicateur donne la vie à des citoyens. L'élu, quant à lui, en dépit de sa vigueur, ne produira pas des élus, mais des citoyens bassement conformes aux autres, électoralement parlant.
Vous faites donc bien, jeune homme à la tête bien faite à défaut d'être éventuellement bien pleine – je ne saurais présumer de votre culture – de ne pas dire : "voilà ce qui me revient de droit".
par François
publié dans :
Les Carnets de l'Ours
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