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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Samedi 31 mars 2007
Comment interprèter la succession de sondages donnant Sarkozy à largement plus de 50%, alors que l'UMP a fait autant de bides aux dernières élections : régionales, référendum…
Alors quoi, cinq ans de mécontentement, et les Français voteraient Sarkozy ? Je vois comme un décalage entre l'expérimenté et le sondagier.
Ah le doute m'étreint (dicton SNCF).
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Samedi 31 mars 2007
On nous parle de vote utile.
Comme je le disais hier, l'électeur gagnerait à voir son vote du premier tour pris en compte pour la suite du quinquennat.
L'expérience faite avec Monsieur 82%, qui a dirigé comme s'il avait été plebiscité à "titre personnel" et non parce qu'il a engrangé les votes d'opposition à Le Pen, a, je pense échaudé les Français.
Le vote utile est un jeu de massacre pour la démocratie, il suppose la disparition du pluralisme, il génère le bipartisme. Ce dernier à terme, est dangereux, il laisse la porte ouverte à une administration telle que celle que connaissent les américains, auprès de laquelle il est difficile de se faire entendre quand on n'est pas un puissant lobby (industriel, social ou religieux).
L'échec du "oui" au référendum sur le projet de constitution européenne, et la non prise en compte des résultats du vote, par nos dirigeants et du plus puissant parti d'opposition sont révélateurs de ce que crée le bipartisme.
Entre l'épisode Chirac 2002 et le "non" au référendum, nous avons le message que le personnel politique envoie aux citoyens :
"Cause toujours, quoi que vous disiez, quoi que vous décidiez, je n'en fais qu'à mon aise".
Laissons aux autres la possibilité de s'exprimer et d'avoir une action sur la société.

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Ce papier est en fait un commentaire rédigé sur le site petites-phrases.com
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 30 mars 2007
Qui vote pour qui? Voilà un mystère que les instituts de sondage s’évertuent à essayer de percer. En France, une bonne part des électeurs se posent une autre question: "contre qui vais-je voter?" Le second tour de 2002, en a d’ailleurs été la triste démonstration.

Le vote majoritaire à deux tours, permet de moins en moins aux Français d’exprimer leurs convictions réelles, leur sensiblité. On globalise plutôt que l’on ne nuance, on imagine voter "utile" plutôt que d’apporter son adhésion à un candidat ou un parti. Tant et si bien que l’on se trouve davantage dans une posture d’antagonisme que de soutien.
Eternels opposants, perpétuels insatisfaits, toujours déçus, les Français collent parfaitement au profil de Gaulois (irréductibles) râleurs que l’on se plait à dépeindre généralement.
Certainement, des élections proportionnelles aux législatives auraient le mérite de dessiner plus précisément qu’aujourd’hui, le paysage politique de notre nation. A défaut d’instaurer une grande stabilité, ce mode de scrutin nous livrerait un panorama des tendances et des sensibilités assez étendu, nous en apprendrions davantage sur nous-mêmes, cet enseignement ne manquerait pas de bénéfices.
Hélas, nous ne pouvons élire le Président de la République à la proportionnelle, qui voudrait d’un patchwork humain à l’Elysée? Une vilaine maxi-tête à la Canal+ des débuts.
Pourquoi, dès lors qu’on ne souhaite pas être réduits à élire un programme auquel on n’adhère pas à cent pour cent, ne pas imaginer un autre mode de scrutin, qui prendrait en compte les votes blancs, les inclinations des Français pour certains candidats s’intéressant à des thèmes bien particuliers et les franches oppositions?
Avec ce type de bulletin, ce serait possible :












































On saurait qui renvoyer dans son pays… en Vendée, par exemple.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 29 mars 2007
Qui suis-je ?



Une vieille carte routière!
















Un vieux carton!





Un vieux pneu!
















De la pulpe de bois!
















Le joli logo d'un fournisseur d'articles de bureau en matériaux recyclés. Histoire de travailler proprement. Cette équipe de sept personnes a un projet : « Faire rentrer l'écologie en entreprise d'une manière simple, efficace et indolore ».
Une idée à développer durablement, une bonne façon de recycler le commerce.



par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 28 mars 2007
J'ai reçu un communiqué de presse au titre allèchant : "La Présidentielle 2007 voit se confirmer le phénomène du e-merchandising militant"
En 2005, Vincent Mady et Baptiste Charden, créent un site proposant gratuitement à ceux qui désirent de diffuser et vendre leurs logos, photos ou créations originales, à travers une "e-boutique" personnalisée.
En cette période de campagne électorale, les formations politiques ont développé leur propre "e-merchandising", en réponse à ces pratiques "officielles", des militants de tous poils ont ouvert des boutiques en ligne, histoire d'animer la campagne à leur façon.
Ainsi, ici ou , vous trouverez ce genre de tee-shirts à l'effigie de votre candidat ou repoussoir favori.




Enfin, si vous voulez créer et vendre vos propres créations, c'est ici que vous pourrez prendre tous les renseignement que vous souhaitez.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 27 mars 2007
Religion et politique
Croire me paraît douteux

Enfin libre
Quittant la place Beauvau, Sarkozy se déclare libre.
Il n'y était pas retenu de force, tout de même. A moins qu'il ne se soit fait "serrer" par les bleus lors d'un contrôle d'identité au faciès, et ait été retenu pour "délit de sale gueule".

Crocodiles
Une femme a essayé de pénétrer dans la Bande de Gaza depuis l'Egypte avec en guise de ceinture, trois crocodiles, de 50 centimètres de long chacun, accrochés autour de la taille.
Chez nous, les crocodiles ne font pas ceinture.

Sécurité garantie
Selon l'agence Reuters, douze militants de Greenpeace ont pénétré dans la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) pour protester contre la construction prévue de l'EPR à Flamanville (Manche).
Belle démonstration de sécurité sur un site à haut risque.
par François publié dans : Aphorismes, réflexions, brèves.
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Lundi 26 mars 2007
Jadis, il y a encore peu, les agents de police avaient des gants et des bâtons blancs, ils "faisaient" la circulation, comme on dit. Les enfants traversaient dans les clous, certains leur faisaient la bise. On les appelait les gardiens de la paix. Ils protégeaient la veuve et l'orphelin, aidaient les vieux, et à l'occasion les ivrognes.
Modernisme aidant, les gardiens de la paix se sont mués en forces de l'ordre. Plus personne ne fait la circulation, les automobilistes se débrouillent seuls dans leurs embouteillages aux carrefours. Mais la police est là, qui les attend, bien cachée, auprès d'un radar savamment dissimulé.
Faut faire du chiffre.
La veuve et l'orphelin, victimes de violences, sont invités dans un premier temps à déposer une main courante, ce qui évite de faire monter les statistiques de violence aux personnes, tandis qu'on ratisse large et à répétition, dans le contrôle d'identité de banlieusards basanés et de putes de boulevard dont on connaît pratiquement par cœur la fiche d'état civil.
Faut faire du chiffre.
Les vieux pour le peu qu'ils n'aient pas de papiers sont débusqués à la sortie de l'école où ils allaient paisiblement chercher les petits enfants, sans souci aucun d'humanité*, sans se poser la question de l'impact que cela peut avoir sur un enfant de maternelle de voir arrêter son "pépé". Un immigré de moins, c'est bon, ça.
Faut faire du chiffre.
Quand aux ivrognes, des histoires récentes ont mis en lumière qu'on ne les embêtait pas à condition qu'ils titubent à proximité d'une rivière. Quand on lutte contre le vice, là encore, faut faire du chiffre.

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J'entendais l'autre matin, un responsable syndical s'indigner contre la comparaison faite entre la police de Vichy qui raflait les Juifs et ceux qui étaient venus arrêter ce grand-père "sans papiers" à la sortie de l'école. Il a raison, le bougre de trouver la comparaison scandaleuse. Comment comparer l'arrestation de Juifs, coupables d'être juifs, avec celle d'un étranger coupable d'être étranger.
Il s'indigne! Quelqu'un a parlé de dignité?
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 22 mars 2007
Vendredi, des militants de l'organisation Greenpeace ont déversé plusieurs tonnes de maïs transgénique devant le siège de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien dans le dixième arrondissement de Paris.






















Ils entendaient, par cette action, stigmatiser le double langage du candidat à propos des OGM, l'accusant de déclarer publiquement qu'il se méfiait des cultures transgéniques alors qu'il refuse de prendre position en faveur du moratoire sur leur développement en plein champ.

Ce que Greenpeace ne précise pas, c'est ce qu'est devenu le maïs déversé. La volaille avoisinante: poulets, perdreaux et le plus prestigieux d'entre tous ces volatiles: le faisan, s'en est-elle délecté, en le picorant au point de s'en altérer les organes, comme de vulgaires souris de laboratoire?

par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 21 mars 2007
Qu'est-ce qu'on pourrait trouver pour se faire élire ?
Questions perpétuellement à l'ordre du jour dans les états majors des candidats à la présidence.
Il leur faut trouver l'idée qui tue! En informatique, on appelle ça la "killer application". Rapporté à la politique, killer, ça passe mal, surtout pour se différencier, ils le sont à peu près tous.
Bref, l'idée qui tue. Le truc qui rassemble, la phrase choc, le concept sympa, le fédérateur. Chirac voulait nous faire becqueter des pommes histoire de nous faire oublier qu'il nous prenait pour ce joli fruit, Bayrou qui n'est ni de droite ni de gauche, bien au contraire, voulant draguer l'écolo, s'était mis en tête de circuler en bus au colza.
Cette année, il fallait éviter les actions par lesquelles on se ridiculise, alors ça a dû cogiter fort.
Point de départ de la réflexion: qu'est-ce qui est fédérateur chez les Français?
– La bouffe.
Parfait, offrons leur de la bouffe. Qu'est-ce qu'ils aiment en majorité? L'avoine?
– Non, c'est pour les chevaux, l'avoine. Les Français aiment bien le couscous.
Le couscous? Passons. On trouvera plus tard. Autre chose, il faut du symbolique. Qu'est-ce qui est synonyme de changement radical? Ne me répondez pas Faucille et marteau ou ce genre de conneries, je fais dans le radical mou.
– Le rouge, la couleur rouge. C'est déjà pris. Orange. La révolution orange, comme en Ukraine.
Adopté. En plus ça se mange, on va offrir des oranges aux Français.
– Vous ne craignez pas que le symbole soit un poil trop fort? En général, c'est aux taulards qu'on offre des oranges. Il faudrait pas que les électeurs pensent qu'ils vont terminer en prison.
Oui, vous avez raison. Eh bien des mandarines! C'est sympa, les mandarines!
– Euh, j'ai mieux. Avec la mandarine, il y a un pépin. Mauvais comme symbole, le pépin. Optons pour la clémentine.
Va pour la clémentine. Vous êtes un génie, mon petit. Et puis dans clémentine, il y a clémence, tout le contraire des autres agités de droite.
Et c'est ainsi que nous allons manger des clémentines!
Des clémentines au printemps! Et dire que la saison des fraises va arriver! Sans parler du temps des cerises.




par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 20 mars 2007
Que d'émotion! "Je peux dire que j'ai vu apparaître les larmes d'un premier ministre ?" c'est ce qu'au micro d'Europe 1 Jean-Pierre Elkabbach a lâché après que Dominique de Villepin a commenté l'annonce de Chirac concernant sa volonté de ne pas se re-re-présenter.
Etonnant, ce papier de Daniel Psenny dans l'édition du 18 mars du Monde, où on peut lire: "Derrière la vitre du studio, Jean-Claude Coutausse, le photographe envoyé ce matin-là par Le Monde, fait des photos dont celle publiée dans l'édition du 13 mars où, après l'entretien, on voit M. Elkabbach poser sa main sur l'épaule de M. de Villepin. Un geste inattendu entre un homme politique et un journaliste qui sera même suivi, selon Jean-Claude Coutausse, d'une bise amicale entre les deux hommes. Un moment de familiarité que n'a pas pu saisir le photographe."

Quel dommage que le patron d'Europe 1 n'ait pas été "shooté" à ce moment-là, ça nous aurait fait de bien belles images de référence pour illustrer ce que doivent être les bonnes pratiques du métier que l'on enseigne dans les écoles de journalisme. Après avoir soumis au ministre candidat de l'Intérieur des noms dans le choix qu'il devait effectuer pour le recrutement d'un journaliste politique, (cf. le Canard Enchaîné), Jean-Pierre Elkabbach fait de nouveau preuve d'une empathie digne de cette recette pour réussir dans la vie: "sois tendre avec les forts, dur avec les faibles".
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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