Mardi 4 mars 2008
Qu'elle est belle la justification du million d'euros que Denis Gautier-Sauvagnac avait prévu d'empocher pour son départ à la retraite (forcée), accusé d'avoir sorti (pour parler poliment) 5,64
millions d'euros en liquide des caisses de son organisation patronale, entre 2000 et 2007 :
"Tout le monde (même le plus immonde métallo en pull à sueur et casquette Ricard) a le droit à une indemnité, lorsqu'il est licencié ou part à la retraite (forcée), ce serait injustice qu'il [DGS] n'en bénéficiât point".
C'était l'argument de l'actuel président de l'IUMM, Frédéric Saint-Geours, qui était l'invité de France Inter ce matin.
Comme, jadis, les cons d'Audiard, les grands patrons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.
Côté justice, une enquête préliminaire a été ouverte, qui sera contrôlée par la Chancellerie, ce qui garantit davantage d'indépendance que si elle était menée par un procureur indépendant. Trop d'indépendance tue l'indépendance. Côté Medef : no comment. Côté IUMM, profil bas et front haut.
Mais, quand même, un bon petit million d'euros à refiler à celui qui nie toute malversation, et qui ne dira pas à qui étaient destinés les fonds détournés, c'est le prix de l'appartenance à la caste, la classe sup', l'élite. A quoi ça servirait de tirer les ficelles des pantins, je veux dire présider aux destinées du prolo, boulot pas boulot, suivant ce que ça ramène en oseille.
Pour être voleur (possiblement, la justice tranchera), on n'est quand même pas pour autant de la valetaille !
On a son standinge. Merde, quoâââ.
(source : le Figaro.fr)
"Tout le monde (même le plus immonde métallo en pull à sueur et casquette Ricard) a le droit à une indemnité, lorsqu'il est licencié ou part à la retraite (forcée), ce serait injustice qu'il [DGS] n'en bénéficiât point".
C'était l'argument de l'actuel président de l'IUMM, Frédéric Saint-Geours, qui était l'invité de France Inter ce matin.
Comme, jadis, les cons d'Audiard, les grands patrons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.
Côté justice, une enquête préliminaire a été ouverte, qui sera contrôlée par la Chancellerie, ce qui garantit davantage d'indépendance que si elle était menée par un procureur indépendant. Trop d'indépendance tue l'indépendance. Côté Medef : no comment. Côté IUMM, profil bas et front haut.
Mais, quand même, un bon petit million d'euros à refiler à celui qui nie toute malversation, et qui ne dira pas à qui étaient destinés les fonds détournés, c'est le prix de l'appartenance à la caste, la classe sup', l'élite. A quoi ça servirait de tirer les ficelles des pantins, je veux dire présider aux destinées du prolo, boulot pas boulot, suivant ce que ça ramène en oseille.
Pour être voleur (possiblement, la justice tranchera), on n'est quand même pas pour autant de la valetaille !
On a son standinge. Merde, quoâââ.
(source : le Figaro.fr)
par François
publié dans :
Les Carnets de l'Ours
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