Jeudi 14 juin 2007
Pour qui n'a rien à se reprocher, le rappel de la Loi est détestable. Il vous met en situation de suspect potentiel.
Ainsi, on ne rigole pas avec la recherche d'emploi. Même lorsque l'on n'est pas officiellement un de ces individus - de plus en plus rares, parait-il - habituellement appelés demandeurs d'emploi, mais "stagiaire au titre de la formation professionnelle" puisque ayant signé une "convention de reclassement personnalisé", donc n'entrant pas dans les statistiques du chômage.
Une fois les formalités d'usage, il se peut que le "stagiaire au titre de la formation professionnelle" se voie proposer une annonce correspondant à peu près, sinon à ses aspirations profondes, du moins à ses aptitudes.
On lui remet donc un courrier par proposition d'emploi, invitant à contacter l'entreprise en quête de la perle rare avec force CV et lettre de motivation. L'administration en profite pour effectuer une petite piqüre de rappel de la Loi, lui rappelant que conformément à ce que prévoit l'article L 311-3-5 du code du travail, il s'expose à être radié de la liste des demandeurs d'emploi, et par voie de conséquence, privé de l'avantageuse allocation dont l'Etat le gratifie. Tant pis si quelque part, le rappel est humiliant et tend à faire penser qu'un chômeur est un fainéant en puissance. Alors qu'il n'est qu'un salarié en impuissance.
L'impétrant aura en outre obligation de prouver l'assiduité de ses démarches en vue de retrouver un emploi. En ce qui concerne le "stagiaire au titre de..." un rendez-vous mensuel lui sera fixé à cet effet, auquel il se rendra, chacun peut en être assuré, de bonne grâce.
La question que je me pose, est celle-ci. Nos députés écartés du velours rouge de leur banc de l'Assemblée, possiblement indemnisés (à taux dégressif, il est juste de le répéter) pendant une durée de quatre ans, devront-ils se rendre dans leur ANPE locale pour établir la preuve qu'ils recherchent bien un emploi ?
Parce que, attention, la Loi est méchante, ils sont bien placés pour le savoir puisqu'ils l'édictent.
Gare à l'article L 311-3-5. Quatre ans d'humiliation mensuelle... Je n'ose y songer.
Ainsi, on ne rigole pas avec la recherche d'emploi. Même lorsque l'on n'est pas officiellement un de ces individus - de plus en plus rares, parait-il - habituellement appelés demandeurs d'emploi, mais "stagiaire au titre de la formation professionnelle" puisque ayant signé une "convention de reclassement personnalisé", donc n'entrant pas dans les statistiques du chômage.
Une fois les formalités d'usage, il se peut que le "stagiaire au titre de la formation professionnelle" se voie proposer une annonce correspondant à peu près, sinon à ses aspirations profondes, du moins à ses aptitudes.
On lui remet donc un courrier par proposition d'emploi, invitant à contacter l'entreprise en quête de la perle rare avec force CV et lettre de motivation. L'administration en profite pour effectuer une petite piqüre de rappel de la Loi, lui rappelant que conformément à ce que prévoit l'article L 311-3-5 du code du travail, il s'expose à être radié de la liste des demandeurs d'emploi, et par voie de conséquence, privé de l'avantageuse allocation dont l'Etat le gratifie. Tant pis si quelque part, le rappel est humiliant et tend à faire penser qu'un chômeur est un fainéant en puissance. Alors qu'il n'est qu'un salarié en impuissance.
L'impétrant aura en outre obligation de prouver l'assiduité de ses démarches en vue de retrouver un emploi. En ce qui concerne le "stagiaire au titre de..." un rendez-vous mensuel lui sera fixé à cet effet, auquel il se rendra, chacun peut en être assuré, de bonne grâce.
La question que je me pose, est celle-ci. Nos députés écartés du velours rouge de leur banc de l'Assemblée, possiblement indemnisés (à taux dégressif, il est juste de le répéter) pendant une durée de quatre ans, devront-ils se rendre dans leur ANPE locale pour établir la preuve qu'ils recherchent bien un emploi ?
Parce que, attention, la Loi est méchante, ils sont bien placés pour le savoir puisqu'ils l'édictent.
Gare à l'article L 311-3-5. Quatre ans d'humiliation mensuelle... Je n'ose y songer.
par François
publié dans :
Les Carnets de l'Ours
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