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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Dimanche 29 juillet 2007
On connaissait, Fritz le chat, Hercule, l'ami et rival de Pif, Tom, qui course et subit Jerry la souris, Grominet, qui veut se régaler sans jamais y parvenir d'un petit Titi.
Je vous avais parlé du chat de Fat Freddy, le hippy, on ne peut échapper au chat de Geluck, rompu à l'absurdité du monde moderne. J'en passe, et jusqu'au chat de la voisine, qui mange la bonne cuisine et fait ses gros ronrons sur un bel édredon don don.
Mais avez-vous eu vent d'Oscar?
Oscar est un chat, un vrai chat âgé d'un peu plus de deux ans. Jusque-là rien d'étonnant dans cette boule de poils gris et blancs.
Il vit à Providence en Amérique (Rhode Island), dans une maison de retraite accueillant des personnes âgées mal en point, atteintes de maladies pas sympathiques du tout, Alzheimer, Parkinson et autres calamités.
Oscar aime bien faire le tour du département de gériatrie et faire de gros calins sur les genoux des papis et mamies qui trouvent dans cette brave bête un peu de chaleur réconfortante.
Le problème, avec Oscar, c'est que, selon les observations du personnel de l'institution, quand le matou s'installe, c'est qu'il semble avoir détecté un patient qui allait mourir dans les quatre heures.
A tel point que, quand Oscar vient s'asseoir près d'un pensionnaire, le personnel prévient la famille.
Et le notaire?
Et si un soir où minou est chafouin, qu'il a l'esprit blagueur, et vient se frotter à un papy en pleine forme, c'est un coup à lui provoquer une crise cardiaque.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 25 juillet 2007
Il en est qui croient en Dieu. Il en est qui croient en un monde meilleur, amélioré ou idéal. La différence peut sembler ténue entre croyants et utopistes. Arte, durant tout cet été, retrace à travers des documents et des films, œuvres de fictions ou concerts, ce qui fut l'apogée du mouvement Hippie, l'été 1967, "the summer of love".
Hair, la comédie musicale, puis film de Milos Forman, en était un manifeste, tout comme "les Portes de la perception" d'Aldous Huxley ou les divers écrits de Timothy Leary.
Le mot d'ordre, de désordre plutôt, en regard de la société d'alors, exprimait une idée vieille comme le monde, tout comme le message christique "Love and Peace".
Révolutionnaire, le Jésus, révolutionnaires, les Hippies. Récupérés les uns et les autres par les assoiffés de puissance et les affamés d'argent.

J'avais des copains
Qui mangeait mon pain
Car le pain c'est fait
Pour être partagé
Dans notr' société
C'est pas moi qui l'dis
Mais c'est Jésus-Christ
Un foutu bavard
A gueule d'ananar.

Graine d'ananar, Léo Ferré

Est-ce ainsi que les hommes vivent, et est-ce là le sort des révolutions?

Les idéalistes, les utopistes à la différence des croyants, pour naïfs qu'ils soient, n'essaient pas de donner absolument une justification à leur croyance.
Ainsi, j'ai entendu une des rares rescapés de l'accident de car qui transportait des pélerins polonais, parler de miracle. C'est à dire qu'elle voit dans sa sauvegarde l'œuvre de son dieu. Et les autres? Quels autres?

A chaque coup dur, les médias nous dégotent un miraculé. Et plus la catastrophe est spectaculaire, le nombre de victimes élevé, et les circonstances abominables, plus grand est le miracle.
Et l'Eglise, qui ne perd pas une occasion d'accompagner les âmes en souffrance, de s'empresser d'organiser, messes, veillées et processions.
N'y a t-il, parmi les parents des victimes, des hommes et des femmes qui crachent au ciel, renie ce dieu sans foi ni miséricorde et maudissent cette église? Probablement, leur peine n'intéresse pas les téléspectateurs.
Le véritable miracle à la télévision, après que Sarkozy, président, a fustigé mai 1968 et ses idées, c'est qu'une chaîne s'intéresse durant tout un été à la paix et à l'amour.

Love and peace, mes frères.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Lundi 23 juillet 2007
Ils ne savent pas ce qu'ils perdent,
Tous ces fichus calotins,
Sans le Latin, sans le Latin,
La messe nous emmerde...

Benoit XVI, pape, a récemment redonné l'autorisation à ceux qui s'adonnent à l'opium du peuple en version originale de pratiquer leur cuculte dans la langue de Suetone. Grand bien leur fasse.
Le Vatican a également, dans un communiqué de presse du 12 juin dernier, appelé les catholiques à ne plus financer les activités d'Amnesty International, aux motifs que l'organisation de défense des droits de l'homme, militait pour le droit à l'avortement dans les cas de viols, d'incestes ou de risques pour la vie des femmes.
En Iran, le gouvernement a décidé de ne plus mettre le drapeau national en berne, car le nom d'Allah y était inscrit. Probablement, ne pas le déployer vexerait le grand Manitou local.
Le pouvoir iranien fait également circuler des brigades de femmes en grande tenue de Belphégor, chargées de pourchasser les femmes non voilées, maquillées, aux ongles vernis et autres sataneries dont les femelles sont coutumières.
On voit là que les bourreaux sont bien les mêmes partout, pourvu qu'on les laisse faire, et que les victimes premièrement désignées ont bien le même genre.
Quant au grand Manitou, il continue de se faire prier.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 18 juillet 2007
Le tour de France 2007 devait être "propre". Entendez sans dopage. Les chaînes de télévision de service public allemandes ZDF et ARD avait prévenu, après les révélations de divers coureurs sur leur consommation de produits illicites dans les années 90, qu'elles ne retransmettraient pas d'images de la grande boucle si de nouveaux cas de dopage étaient décelés. Or, un coureur allemand, Patrick Sinkewitz, récemment accidenté, a été testé il y a environ un mois, et les résultats s'avèrent positifs en raison d'un taux élevé de testostérone.
En toute logique, les deux chaînes de télévision allemandes suspendent la retransmission du Tour.
Emoi dans la caravane. Gérard Holtz donne l'information interroge et commente. Evidemment, la direction du Tour déplore l'arrêt de la retransmission, et sur France 2, journalistes et consultants trouvent que cette décision pénalise les autres coureurs. "C'est même de la lâcheté, en quelque sorte" entend-on sur le plateau de "l'avant tour" sur notre chaîne de service public à nous, qu'elle est belle et déontologique.
Lâcheté?
Eût-il été préférable de continuer de rafler les pépettes largement distribuées par les écrans de publicité? Voilà qui aurait été plus courageux. Plus utile également, laisser traîner l'affaire, voire la taire. Plus rémunérateur sans doute, lorsqu'il faut condamner la tricherie, faire porter la responsabilité sur le seul sportif et éviter de mettre en cause, le staff médical, le directeur sportif et le bailleur de fonds, l'employeur, à savoir la société qui a son nom imprimé sur le maillot du tricheur. Ici T-Mobile.
Donc, selon France 2, refuser de se rendre complice d'un acte que les instances sportives jugent délictueux relève de la lâcheté. La vraie bonne conduite à suivre serait donc de servir la soupe à la baba? Tandis que Patrick de Carolis et Nicolas Sarkozy font un petit bout de route entre Val d'Isère et le Galibier.
Servir la soupe? Qui irait penser à celà?
Alors que telle la première gorgée de bière, le Tour de France est un des petits bonheurs de nos compatriotes.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Dimanche 15 juillet 2007
Après le théâtre : la poésie. Ils ne vont pas l'un sans l'autre.
Qui est l'auteur, et ici interprète de cette merveille de 1913 ?
C'est très facile, je le donne pour la valeur du document.




par François publié dans : Jeux
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Dimanche 15 juillet 2007
Honneur au théâtre en ce mois de festival.
Qui parle ?




par François publié dans : Jeux
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Jeudi 12 juillet 2007
Mircea Pavel ne doute de rien. Ce Roumain, en délicatesse avec la justice, puisqu'il purge une peine de vingt ans d'emprisonnement pour meurtre, a porté plainte contre Dieu aux motifs que ce dernier n'a pas répondu à ses prières. Accusé pour escroquerie, abus de confiance, trafic d'influence et corruption, le grand Manitou, malgré les différents dons et prières de Mircea Pavel à son endroit, ne l'a pas "délivré du mal", comme l'Eglise tend à faire croire à ses fidèles que c'est une des prodigieuses facultés de son patron.
Dieu est-il encore un de ces hyperactifs omniprésents et omnipotents peu avare en promesses, et peu regardant sur les résultats?
Mircea Pavel a tendance à s'en convaincre et porte plainte. Les Deo gratias et autres Pater Noster n'ont eu aucun effet, et Mircea a sombré du côté du mal. Il n'y a pas de justice en ce bas monde puisque de surcroît, le parquet roumain l'a débouté, précisant que Dieu n'est pas un sujet de droit et n'a pas d'adresse.
Les SDF pourront se servir de cet argument pour faire jurisprudence lorsqu'ils seront poursuivis par la Justice. Pas d'adresse, pas de plainte.
De plus, la garde à vue du Tout-Puissant, et le port de menottes feraient mauvais genre à l'heure où Benoît XVI, permet de nouveau de le consacrer en latin. D'ailleurs, si on connait l'efficacité de la main de Dieu, on ignore tout de ses poignets.
Mircea n'a pas choisi le bon bouc émissaire à ses mauvais penchants.
Eût-il attaqué l'Eglise pour publicité mensongère, aurait-il eu plus de chance. Car si à Timisoara, lieu de la juridiction qui a été saisie et qui a débouté notre ami assassin, on a connu l'enfer, personne encore n'a pu attester de l'existence du paradis. C'est pourtant ce que nous promettent les prélats de tous poils et de toutes confessions. Avec l'efficacité qu'on sait en ces temps troublés.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Lundi 9 juillet 2007
Depuis que ces Carnets de l'Ours sont analysés par Sitemeter, je regarde régulièrement la provenance de mes lecteurs. Curieux je suis, curieux je reste et je revendique ma curiosité.
Mon adresse IP apparait souvent, mais la localisation est rarement la même, et n'indique jamais ma ville... Mystères de la technologie et des fournisseurs d'accès.
Mais une chose me fait rêver, et je vous en remercie chaudement: j'ai des lecteurs, j'espère des lectrices, du monde entier.

Qui sont-ils? Des égarés, des habitués, peut-être des amateurs?
Qui vient me regarder du Québec? Anne Archet dont les carnets sont un régal? Et les autres Canadiens, qui sont-ils?
Qui vient de Roumanie, du Maroc, d'Oman?
Qui m'a visité depuis l'Espagne et l'Italie?
Qui vient de Nouvelle Zélande, d'Afrique du Sud, d'Australie du Royaume-Uni, d'Irlande? Des amateurs de rugby comme je le suis?
Qui vient de Belgique, du Brabant ou du Hainaut?
Qui sont ces Suisses? Mes copines de "Même pas mal" qui trainent à créer leur site et qui me manquent à ne  plus rien diffuser sur leur blog?
Qui sont ce Norvégiens, Suédois et Islandais, qui viennent me visiter depuis mon île adorée et ces fjords chéris.
Qui sont les Sénégalais, les Congolais, Maliens?
Qui est venu de Papeete?
Qui vient de Turquie, d'Allemagne, des Pays-Bas ou encore du Luxembourg?
Qui sont ces Californiens, New-Yorkais et autres Américains dont l'état n'est pas mentionné?
Qui est venu me lire du Brésil de Chine et du VietNam?

Envoyez-moi un "coucou de chez vous", qu'on voyage un peu.
Je vous souhaite tout le meilleur du monde.
par François publié dans : Coucous du monde entier
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Lundi 9 juillet 2007
Des auteurs de bandes-dessinées, alignés côte à côte, comme des harengs ou des cageots de pêches, avaient consacré une journée de leur temps à dédicacer leur dernier ouvrage à l'acheteur qui bien souvent ne les connaissait pas une heure auparavant, et qui probablement les oublierait dans l'heure qui suivrait. C'était à Moisselles, dans le Val d'Oise, à l'espace culturel du centre Leclerc.
Centre culturel. Un mot fourre-tout et alléchant, qui dit tout et ne signifie rien. De l'espace, il y en a. On y mélange tout dans un inventaire indigeste. Prévert en aurait ressenti la nausée. Zola y côtoie Paul-Loup Sulitzer, Bellemare frôle Balzac, et Céline s'asphixie auprès d'Eve Angeli.
Mozart, Miles Davis, Brassens, doivent se pousser pour faire de la place à Doc Gyneco, David Guetta ou Monsieur R, quand ils ne s'effacent pas.
Que choisir dans les rayonnages? Rimbaud ou Bigard?  Pipi-caca, dadou-ronron ou le Bateau ivre?
"Comme je descendais des fleuves impassibles, je ne me sentis plus guidé par les hâleurs, des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles, les ayant cloués nus aux poteaux de couleur." "Ma mère me disait toujours: mets un slip propre, au cas où tu aurais un accident..."
Des livres, des CD, des DVD. De vieux films: "Le jour se lève", "La cité des femmes", "Un tramway nommé désir", de plus récents: "Taxi #1,2,3", "L'arme fatale #1,2,3", "le Journal de Bridget Jones", mais aussi, des stupidités d'antan et des merveilles d'aujourd'hui.
La culture à la mode Leclerc -Il en va de même des Fnac, Virgin, et autres magasins de grande surface- englobe l'imprimante à jet d'encre, le micro-ordinateur, la console de jeu. Ici, quelques rayons s'affirment spécialisés dans la culture enfantine. Des livres, et de petits jouets de construction, des instruments de musique gentillets.
Plus loin, un espace au cœur de l'Espace culturel est ménagé pour accueillir la presse. Presse quotidienne, hebdomadaire et magazine. D'information ou de divertissement. L'un accompagne son numéro d'un film sur DVD, l'autre d'un CD Rom bourré de démos de logiciels, ce mensuel fournit un petit vibromasseur à l'usage de madame et de monsieur. Le gadget n'est plus l'apanage de Pif.
Toutes les gondoles aux têtes toutes remplies, mais plus ou moins bien, mènent aux caisses. Où mènent les caisses? A un peu d'évasion? Combien pour une évasion de longue durée? Car l'important se situe là. L'acte primordial de l'Espace culturel est l'achat. Achat d'évasion. La culture, on la choisit ou non.
L'espace est rempli. D'affiches, de musique de fond, d'offres commerciales. De badauds qui maraudent quelques instants de lecture ou d'écoute gratuits. L'espace est rempli de bruits de toutes sortes, et tout mène aux caisses.
Les caisses ne crépitent plus, technologie oblige, les caisses sont silencieuses.
Le silence est d'or.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 5 juillet 2007
La réforme de la Justice est en marche, grande, belle, ambitieuse, raisonnée, symbolisée par une fille vêtue de sa différence, colifichet d'un gouvernement se parant du foulard à sequins d'une minorité visible. Le Gouvernement fait la danse du ventre.
En fait, l'Etat, par cette réforme, masque son incompétence en la matière, comme le marchand de primeurs propose son étalage de jolis fruits pourris de l'intérieur.
Marqué par la culture de la vision à court terme, le manque d'imagination du Gouvernement peut s'exprimer à plein. A quoi servira cette réforme? Peines plancher pour les récidivistes, restriction de l'excuse de minorité, etc., qui existent déjà, n'auront qu'une conséquence: stigmatiser les magistrats si la situation ne s'arrange pas. Or on ne risque pas l'embellie, puisqu'on tente de soigner un mal de tête en appliquant une crème de jour. La cosmétique au service de la médecine. Le Gouvernement s'attaque-t-il à la source de la délinquance, ou cherche-t-il à traiter par les chiffres cette excroissance de la société. Plus d'incarcérés égal moins de délinquance. L'équation est fausse. Comme une statistique du chômage.

Quel étrange docteur, et quelle étrange médecine. Quel drôle de médecin que celui-là, qui pense que la mise en quarantaine soigne et guérit.

A carence d'éducation, il ne préconise pas l'apprentissage des règles et la démonstration de leurs vertus, mais la concentration des délinquants à la marge, à l'endroit même où les novices pourront devenir experts.
Fort de son expérience carcérale, qui aura exacerbé haine et mépris de la société, la caillera verra renforcée son prestige par le stage en prison, comme la médaille offerte fait briller l'ancien combattant.
La responsabilisation ne passe pas par la peur, mais par le sentiment d'appartenance, par la cohésion et le respect.
De la répression nait la rébellion, l'Histoire n'est pas écrite autrement. C'est le manque de confiance et de respect qui répond à la mise au ban.
On n'explique pas la vie en société aux enfants, aux jeunes sans argumenter, en se contentant d'affirmer les lois et en ponctuant par un lapidaire "c'est comme ça et pas autrement", surtout lorsque de nombreux modèles (ou censés l'être) pensent que la loi n'est écrite que pour les autres.
Les dirigeants, les décideurs, les orientateurs de cette société, disent-ils ce qu'ils veulent? Désirent-ils des citoyens responsables ou des consommateurs dociles dont on n'a que faire qu'ils soient stupides, et ne sachent pas s'exprimer. Veulent-ils accentuer un mode de fonctionnement de la société par castes, avec une élite se maintenant par la menace du bâton, et une population dépositaire du silence à qui on dispense miettes et pansements?
Quelle bizarrerie que de penser que l'exclusion permet l'insertion, que la séparation sert la réunion, que le châtiment se suffit à lui-même pour amputer d'un coup le délinquant de ses mauvais penchants, pour effacer ce qui l'a conduit à sortir du chemin communément reconnu comme droit et le remettre dans les rails. Communément est, là, le mot le plus important. Le délinquant ne respecte pas le bien commun (est-il le seul?) parce qu'il ne fait pas partie d'un projet commun.
D'autres mots sont essentiels, aussi: exemplarité, éducation, culture, fierté, honneur, amour.
Elle en fait quoi, la société, de ces mots?
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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