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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
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Mercredi 25 juillet 2007
Il en est qui croient en Dieu. Il en est qui croient en un monde meilleur, amélioré ou idéal. La différence peut sembler ténue entre croyants et utopistes. Arte, durant tout cet été, retrace à travers des documents et des films, œuvres de fictions ou concerts, ce qui fut l'apogée du mouvement Hippie, l'été 1967, "the summer of love".
Hair, la comédie musicale, puis film de Milos Forman, en était un manifeste, tout comme "les Portes de la perception" d'Aldous Huxley ou les divers écrits de Timothy Leary.
Le mot d'ordre, de désordre plutôt, en regard de la société d'alors, exprimait une idée vieille comme le monde, tout comme le message christique "Love and Peace".
Révolutionnaire, le Jésus, révolutionnaires, les Hippies. Récupérés les uns et les autres par les assoiffés de puissance et les affamés d'argent.

J'avais des copains
Qui mangeait mon pain
Car le pain c'est fait
Pour être partagé
Dans notr' société
C'est pas moi qui l'dis
Mais c'est Jésus-Christ
Un foutu bavard
A gueule d'ananar.

Graine d'ananar, Léo Ferré

Est-ce ainsi que les hommes vivent, et est-ce là le sort des révolutions?

Les idéalistes, les utopistes à la différence des croyants, pour naïfs qu'ils soient, n'essaient pas de donner absolument une justification à leur croyance.
Ainsi, j'ai entendu une des rares rescapés de l'accident de car qui transportait des pélerins polonais, parler de miracle. C'est à dire qu'elle voit dans sa sauvegarde l'œuvre de son dieu. Et les autres? Quels autres?

A chaque coup dur, les médias nous dégotent un miraculé. Et plus la catastrophe est spectaculaire, le nombre de victimes élevé, et les circonstances abominables, plus grand est le miracle.
Et l'Eglise, qui ne perd pas une occasion d'accompagner les âmes en souffrance, de s'empresser d'organiser, messes, veillées et processions.
N'y a t-il, parmi les parents des victimes, des hommes et des femmes qui crachent au ciel, renie ce dieu sans foi ni miséricorde et maudissent cette église? Probablement, leur peine n'intéresse pas les téléspectateurs.
Le véritable miracle à la télévision, après que Sarkozy, président, a fustigé mai 1968 et ses idées, c'est qu'une chaîne s'intéresse durant tout un été à la paix et à l'amour.

Love and peace, mes frères.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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