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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Vendredi 28 septembre 2007
L'un des sujets que technorati décèle comme étant les plus chaudement buzzant n'est autre que le nouveau téléphone portable d'Apple : l'iphone.

Et ici, ô populations ébahies, pous pouvez gagner une de ces merveilles technologiques, qu'on dirait indispensable, s'il n'était inutile de le préciser.

**Gratuit ** **Super** **Sensass** **Hype**

N'est-il pas?


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Mais comme vous n'êtes pas tous américains, mes chers lecteurs...

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Si vous avez à transmettre un message à quelqu'un, vous pouvez toujours vous faire imprimer des cartes de visite et les envoyer par la poste.



par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Vendredi 28 septembre 2007
Idée folle :
Si la France achetait le Sahara aux pays se le partageant actuellement, on pourrait le recouvrir en quasi totalité de panneaux solaires posés sur des piliers. On créerait des centrales solaireset on produirait ainsi des millions de kilowatts.
Et ça ferait de l'ombre en-dessous pour les Bédouins !
par François publié dans : Idées folles
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Vendredi 28 septembre 2007
Une fois n'est pas coutume - le temps ne va pas s'arranger - je vais tresser une couronne de lauriers à qui vous savez. Oui, notre grand petit homme, notre empereur pointure 36, Nick the first a un mérite. Quand il dit qu'il va faire, il fait. Moi aussi. J'annonçais un éloge : le voici
Quand le peuple birman en a soupé de l'oppression et manifeste à grand péril sa détresse à sa junte militaire de gouvernement, il faut avoir du courage pour signaler nommément à des entreprises aussi puissantes que Total, qu'il faut cesser les nouveaux investissements et songer à se retirer de la région. Moins de courage que celui dont font preuve les bonzes, mais du courage tout de même.
C'est ce qu'a fait Sarkozy, Qu'il en soit félicité.

Interrogée sur ce sujet, Rama Yade déclare que le retrait de Total ne résoudrait pas la situation, que sitôt son départ effectué, la super entreprise serait remplacée par une autre (une homologue étrangère s'entend). Elle a raison, mais elle a tort. Elle use là d'un argument économique, reléguant une fois de plus la parole et l'acte politiques au deuxième plan. Or il est question de prise de parti politique. Un positionnement qui bien que contraire à nos intérêts marque notre volonté et affirme nos principes démocratiques. Le courage face à la complicité. Bravo Sarko.

Autre sujet d'éloge, le Grenelle de l'environnement. Depuis 1974, l'écologie a une visibilité politique en France. Ce n'est que trente ans plus tard que nous nous apercevons que "la maison est en feu et que nous regardons à côté", mais il faut rendre grâce à Sarkozy d'avoir permis - sur leur instigation, d'après ce que dit Dominique Voynet - aux associations et autres formations écolo de plancher sur les problèmes environnementaux. Certes, les désaccords fleuriront, particulièrement en ce qui concerne les OGM et le nucléaire, mais l'effort de concertation et la volonté d'intervention sont là.
Bravo (aux) Nicolas (à l'origine de ce Grenelle de l'environnement).

Vous voyez, que je ne suis pas sectaire.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Lundi 24 septembre 2007
Encore une polémique. "La France est en faillite" lance le Premier ministre, immédiatement, les images s'imposent à notre esprit, que n'aurait pas renié ce fleuron de l'audiovisuelle ohertéheffesque : "Chef d'oeuvre en péril".
Soit. Ecoutons le bruit de tonnerre que notre courageux et volontaire Fillon émet.
"Ah mais non, la situation est préoccupante, mais la faillite, vous n'y pensez pas..." modère-t-on dans son camp. "Le terme est exagéré", faillite est un gros mot qu'il ne convient pas de prononcer, pose ce phare de la pensée qu'est Raffarin.
Notre Fillon réitère, mais le bruit est moins fort, plus feutré : "La situation est critique".
Fillon gaffe. Après Borloo, MAM, Kouchner, et tous les autres, c'est à son tour (récidiviste) de lancer la phrase choc, la bourde, la lourdeur. Le pavé.
Ce n'est pas possible, alors que la communication constitue le centre de la stratégie du Président et du Gouvernement qu'autant de ministres enfilent ce genre de perles. A la fin, on pourrait se mettre à croire que Sarkozy n'est entouré que de gens qui ne savent pas tenir leur langue, qui traduisent leur pensée sur un mode approximatif. Tant d'erreurs !
Sarkozy, notre grand petit homme n'aurait-il engagé que des nuls, dans son équipe de gens aussi remarquables?
La chose est aussi improbable que d'imaginer Lagardère incompétent quand il s'agit de mener ses affaires.

A moins que ces prétendues "gaffes, bévues et boulettes en tous genres", pour évoquer Franquin, de nos têtes pensantes ne soient qu'un élément essentiel du sac d'embrouilles qu'on nous sert quotidiennement par services de presse interposés. Un ingrédient qui a pour effet recherché de brouiller la gronde que pourraient occasionner les réformes engagées tous azimuts.
Histoire aussi de préparer la population à des mesures qu'elle ne va pas aimer, d'offrir à la masse silencieuse un argument implacable de logique, pour désamorcer toute velléité de contradiction de la part de l'opinion et des syndicats.
Faire diversion et provoquer l'auto-anéantissement des oppositions.
Pression d'une part et dépression de l'autre. Gonfler d'un côté, dégonfler de l'autre.

Après l'agitation frénétique, le parler faux et fort. Le brouhaha médiatique, le boucan permanent.
Si le silence qui suit du Mozrt, est encore du Mozart, il n'y a ici et maintenant que du bruit. Rien que du bruit.
Allez rêver, avec ça !
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Jeudi 20 septembre 2007
Candidat à rien... et à tout

"Je ne suis candidat à rien, , mais candidat à des choses"
, déclarait Bertrand Delanoé à l'université d'été du PS a La Rochelle en ce début septembre. Candidat à rien ?
Et la mairie de Paris, on n'y pense pas ?
Et le poste de premier secrétaire du parti, on oublie ?
Et l'investiture pour les élections présidentielles de 2012, on fait une croix dessus ?

On se trouve toujours, "une petite utilité", en fonction des circonstances du moment.
Et comme il ne faut pas insulter l'avenir, habituelle phrase fourre-tout régulièrement lancée sans sourciller par nos politiques, qui sonne bien, et donne l'illusion de parler à la raison, notre édile capital, sur les conseils de son avocat, a réservé le nom de domaine Internet "delanoe2012.fr", selon l'agence Reuters relayant le service de presse de la mairie de Paris.
Ce qui fournit une indication sur son absence d'ambition présidentielle, à moins que Bertrand n'aie l'intention d'organiser ses jeux olympiques personnels dans sa bonne vieille capitale.


Loi hors-la-loi

Il va falloir choisir entre deux lois. L'Assemblée nationale va pouvoir s'ennorgueillir du dernier vote de ses députés. A 91 voix contre 45, nos élus viennent d'adopter l'amendement Mariani qui autorise le recours aux tests ADN "afin d'apporter une preuve", à un candidat au regroupement familial, de sa filiation s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou d'un "doute sérieux" sur son authenticité". Avec "le consentement exprès des personnes dont l'authentification est recherchée", est-il précisé. Cela n'allait-il pas de soi?
Le souci est que le Parlement dont la couleur sinon la répartition était la même, avait voté il y a trois ans déjà, une éternité en quelque sorte, une loi dite sur la bioéthique disant :

"L'examen des caractéristiques génétiques d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique."
L'article 226-25 de la même loi prévoit que:  Le fait de procéder à l'examen des caractéristiques génétiques d'une personne à des fins autres que médicales ou de recherche scientifique, ou à des fins médicales ou de recherche scientifique, sans avoir recueilli préalablement son consentement dans les conditions prévues par l'article 16-10 du code civil, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 EUR d'amende."

Prochain sujet sur lequel plancher : quelle interaction dénicher entre regroupement familial et recherche scientifique ou fins médicales ?
Eurêka, j'ai trouvé.  Dans le grand souci de bien-être que notre pays éprouve pour ses populations immigrées, le Gouvernement souhaite combattre la dépression que les membres de familles éclatées pourraient développer. Contre l'anxiogène, la recherche ADN !


Kouchner lutte contre la mal compréhension
Dimanche, notre ministre des Affaires étrangères, déclarait que "le monde devait se préparer au pire", c'est à dire "à la guerre" si l'Iran avait la malencontreuse ambition de se doter de l'arme nucléaire, tout en modérant ses propos en privilégiant la négociation avec la diplomatie perse.
Dans le Figaro, Bernard Kouchner estime que la France doit jouer un rôle d'intermédiaire entre l'Occident et l'Iran. "J'ai été tellement mal compris qu'il est temps de rétablir l'honnêteté et la transparence de ma démarche. Nous ne sommes pas hostiles au dialogue avec les Iraniens, au contraire. Nous l'avons toujours maintenu".
Aujourd'hui, notre French doctor Folamour, comme le surnomme le Canard enchaîné, en visite officielle à Washington, doit rencontrer le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui considère que la diplomatie reste "la meilleure approche" face à l'Iran, même si "toutes les options restent ouvertes".
Comme quoi, tout le monde est d'accord. Il faut né-go-cier. Avant d'éventuellement leur mettre sur la gueule.
Ça va être dur de négocier jusqu'à la fin de la réfection du Charles-de-Gaulle.


Rappelons que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad avait prôné il y a quelques mois la destruction d'Israël et que le général Mohammad Alavi, commandant-adjoint des forces aériennes déclarait mercredi à propos d'Israël : "Nous avons un plan selon lequel, dans l'éventualité d'un geste fou de ce régime, les bombardiers iraniens pourraient exécuter une attaque de représailles contre le territoire israélien".

 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Lundi 17 septembre 2007
Tiens, on sonne !
Qui est l'important importun ?
- L'opportun.
C'est le buzz.
Le buzz me les brise. L'opportun m'insupporte.
Comme des mercenaires, ils sautent sur tout ce qui bouge, les "communicants". Quand la mode sera au suicide, ils réussiront à nous vendre des bagnoles, des dentifrices et des saucissons à consommer avant de passer l'arme à gauche.
"Rencontrez votre dernier platane avec la nouvelle  "C50 Escape"",
"Pour faire passer le goût du cyanure, Parocyanil, mordez la mort à pleines dents",
"Le suicide collectif est plus gai avec quelques rondelles de "Cochonnet. "Cochonnet", le secret des carnages réussis".

Depuis ma plus douce enfance, j'ai été nourri de grandes rasades de Brassens et de forts quartiers de rugby bien saignant. J'ai admiré Walter Spanghero, Jean Gachassin, Jean-Pierre Rives, Serge Blanco, et tant d'autres, les Benazzi, Sella, Saint-André, Villeperux, Albaladejo, Fourroux, Galthié, Bernat-Sales, Garuet... tous gros dégustateurs de cartilages. Pour faire bref, j'aime le rugby.
Mais cette façon de s'emparer d'un événement comme la coupe du monde - organisée en France, certes - pour vendre tout et n'importe quoi, du hamburger à la croissance du PIB, m'agace au plus haut point et serait capable de me gâcher le spectacle. Passe encore de voir quelques montagnes de muscles vanter des chaussures de sport ou des crèmes antibobos. Mais du rugby ici et partout, à propos de tout et de n'importe quoi, me met le moral dans les chaussettes, je ne tourne plus rond, j'ai la pensée ovale, j'ai envie de mettre des bouffes au premier marketteur venu.
Marre, quêteur. Je n'abandonnerai pas un rond pour ta bimbeloterie, tu t'insinues un peu trop loin, un peu trop fortement dans mon champ de vision, dans mon rapport intime avec avec le monde, comme disent les sociologues.
Je te chasse de mon altérité, comme dirait une écrivain à la mode du concentré sur soi-même. Je te plaque, je te désosse.
Tu t'empares du beau, du grand, et tu t'en sers pour de décor pour quinzaine commerciale.
Ce ciment d'hommes qu'est le rugby, tu le taloches sous ce qui les divise, le matérialisme de bazar.
Tu t'appropries, vilain colonialiste, une culture, une Histoire, des noms prestigieux, et tu en fais un cataloque (sic) de mercantis. Calamiteux soliloque de camelot. Pollueur d'âme. Pourrisseur de pensée.
Le Grenelle de l'environnement prendra-t-il en compte notre environnement mental?
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 12 septembre 2007
Notre empereur, Nick the first, considère indigne les disparités entre les régimes de retraite dits normaux et ceux dits spéciaux. Du haut de sa démagogie, Son Altesse s'est adressée au petit et vaillant peuple de salariés du privé, que ce dernier puisse alimenter sa vindicte et sa soif d'égalitarisme, car c'est bien connu, notre empereur aime l'égalitarisme et s'en réclame.
Indigne, donc. Soit.

Et que dire de la chasse au clandestin considéré comme un délinquant, voire un criminel? Qu'on ligote et tabasse, à l'occasion, lorsqu'on les reconduit en avion.
Egalitarisme oblige, l'un vaut l'autre.

Et que dire des manoeuvres visant à substituer la communication (terme utisé pour désigner ce qui relève de la propagande et (ou) de la publicité) à l'information? 
Egalitarisme oblige, l'une vaut l'autre.

Et que dire du plus haut personnage de l'Etat faisant des déclarations sur la pertinence d'un rendu de non-lieu dans une affaire dont l'instruction n'est pas terminée?

Et que dire des services hospitaliers que l'on ferme ou dont on ampute quelques places, par souci de rentabilité?


Et que dire des pourrissoirs que l'on nomme prisons, ou centres administratifs de rétention, où les soins aux malades ne sont pas dispensés?

Et que dire de ces autres pourrissoirs que l'on nomme habitations, insalubres, mais autorisées à être louées chères à des populations pauvres?

Et que dire de la situation des sans-abri, autrefois regroupés sous le terme de quart-monde, celui de tiers-monde évoquant encore trop le luxe? Ne peuvent-ils pas trouver refuge chez des amis généreux possèdant yacht et villas de vacances?


Notre majesté ira-t-elle jusqu'à chercher l'indignité chez nos élus, nos ministres et présidents divers, nos hauts fonctionnaires, nos grands patrons, et prêcher l'égalitarisme? 
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mercredi 5 septembre 2007
Jean-Marie Bigard, vaillant supporter de Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale, a du vague à l'âme. Il en a fait état avec humour lors de l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1.
Selon ses dires, le comédien n'a pas eu de nouvelles de son champion depuis l'élection.
C'est bien le seul !


Jude Law, qui est un acteur,  a été arrêté par la police britannique pour être soupçonné d'avoir agressé un photographe près de son domicile à Londres. On peut donc être arrêté pour ça !
Même mésaventure est arrivée au garde du corps de Britney Spears. Il aurait fracassé un paparazzi qui aurait pu faire une mauvaise réputation au corps qu'il préservait et qui sortait d'un casino de Las Vegas. Il risque six mois de prison.
Cet été, Sarkozy a frisé la corrrectionnelle. Ouf ! on a eu chaud !


J'apprends avec stupeur que Tobey Maguire (je ne sais pas qui est ce monsieur) a épousé dans la plus grande discrétion Jennifer Meyer (dont j'ignore tout) sur Maui, une île privée hawaïenne. Il faut rappeler, comme le fait la dépêche, qu'ils vivaient ensemble depuis une sacrément jolie lurette et qu'ils ont concrétisé leurs fornications extraconjugales par la naissance d'une fillette il y a neuf mois déjà.
Bref, ils ont régularisé et voulaient être peinards avec leur pote Leonardo Di Caprio, acteur lui-aussi.




par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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Mardi 4 septembre 2007
Quand un système est jugé mauvais, il faut en changer ou le supprimer, claironnent les zélateurs de l'abandon de la carte scolaire.
Donc, arguant de la liberté dont tout citoyen peut jouir, y compris d'aller faire étudier son enfant là où le parent le désire, le pouvoir en place a décidé de supprimer à terme la carte scolaire, celle-là même qui permettait la mixité sociale. La mixité sociale, actuellement, ressemble à une mayonnaise qui ne prend pas. On aura tôt fait d'en rejeter la cause sur le système éducatif. Idem si des aspects de la situation décrite plus loin semblent déjà actuels. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.
Quelles conséquences possibles, à terme plus ou moins long, recèle ce changement de cap ?
Les élèves seront admis dans tel établissement estimé meilleur que les autres, par sélection, parce que les capacités d'accueil seront limitées. Comme les places seront rares, elles seront chères, loi de l'offre et de la demande oblige, et la sélection d'autant plus rude.
Les meilleurs se retrouveront avec les meilleurs, les médiocres (ceux qui atteignent la moyenne) cohabiteront avec les mauvais, les nuls, les paresseux, les idiots, et les futurs ministres de l'égalité des chances.
En conséquence de la conséquence, la médiocrité s'étendra, s'enkystera, s'organisera.  La loi du plus fort rêgnera. Les crétins costauds et agressifs domineront les faibles abrutis. Devant la recrudescence de violence on trouvera que la solution réside dans la répression, le flicage et les caméras de surveillance. Evidemment, les différences sociales se trouveront d'autant plus visibles et effectives. Le premier vivier de la délinquance sera constitué des émigrés et fils d'émigrés.
Ici, il est seulement question de sélection par les résultats.
On peut également imaginer un autre mode de sélection. Celle par l'argent.
Comme par exemple, un enseignement réservé aux enfants des parents qui auront pu payer des frais d'inscription élevés, si, par hasard, on devait réformer l'Education nationale, en instituant une telle mesure. L'abandon de la carte scolaire permet cette tentation.
Il ouvre également la boîte de Pandore où sommeille la corruption. Quel brave fonctionnaire, directeur d'établissement, recteur ou autre, pourrait jurer la main sur le coeur qu'aucun de ses homologues ne faiblirait pas, face à l'insistance d'un parent aisé lui tendant une enveloppe rebondie, ou d'un notable promettant l'attribution d'un privilège ou qui évoque la menace d'une sanction.
Conséquence de la conséquence : une troisième caste de futurs adultes verra le jour. Celle des imbéciles et voyous aisés. C'est dans ce creuset qu'on dénichera nos futurs dirigeants.

Mais quelle importance, direz-vous, vous pensez que votre enfant fera partie de ces privilégiés qui iront étudier dans un "bon" lycée. De même que mes filles, bien entendu, comme tout le monde, je veux le meilleur pour elles.
Voilà ce qu'il en est, de jouer sur la corde sensible et les penchants naturels de l'Homme.
L'abandon de la carte scolaire va de pair avec celui de l'espace collectif, du bien commun et de l'intérêt public.
A force d'aller à l'encontre de la notion de société, on finira par vivre tout seul derrière son ordinateur. Enfin, ceux qui seront allés à l'école pour apprendre à lire et à comprendre. Les autres accèderont à la télévision et à la console de jeux.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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