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En rafale

Publié le par François

Candidat à rien... et à tout

"Je ne suis candidat à rien, , mais candidat à des choses"
, déclarait Bertrand Delanoé à l'université d'été du PS a La Rochelle en ce début septembre. Candidat à rien ?
Et la mairie de Paris, on n'y pense pas ?
Et le poste de premier secrétaire du parti, on oublie ?
Et l'investiture pour les élections présidentielles de 2012, on fait une croix dessus ?

On se trouve toujours, "une petite utilité", en fonction des circonstances du moment.
Et comme il ne faut pas insulter l'avenir, habituelle phrase fourre-tout régulièrement lancée sans sourciller par nos politiques, qui sonne bien, et donne l'illusion de parler à la raison, notre édile capital, sur les conseils de son avocat, a réservé le nom de domaine Internet "delanoe2012.fr", selon l'agence Reuters relayant le service de presse de la mairie de Paris.
Ce qui fournit une indication sur son absence d'ambition présidentielle, à moins que Bertrand n'aie l'intention d'organiser ses jeux olympiques personnels dans sa bonne vieille capitale.


Loi hors-la-loi

Il va falloir choisir entre deux lois. L'Assemblée nationale va pouvoir s'ennorgueillir du dernier vote de ses députés. A 91 voix contre 45, nos élus viennent d'adopter l'amendement Mariani qui autorise le recours aux tests ADN "afin d'apporter une preuve", à un candidat au regroupement familial, de sa filiation s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou d'un "doute sérieux" sur son authenticité". Avec "le consentement exprès des personnes dont l'authentification est recherchée", est-il précisé. Cela n'allait-il pas de soi?
Le souci est que le Parlement dont la couleur sinon la répartition était la même, avait voté il y a trois ans déjà, une éternité en quelque sorte, une loi dite sur la bioéthique disant :

"L'examen des caractéristiques génétiques d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique."
L'article 226-25 de la même loi prévoit que:  Le fait de procéder à l'examen des caractéristiques génétiques d'une personne à des fins autres que médicales ou de recherche scientifique, ou à des fins médicales ou de recherche scientifique, sans avoir recueilli préalablement son consentement dans les conditions prévues par l'article 16-10 du code civil, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 EUR d'amende."

Prochain sujet sur lequel plancher : quelle interaction dénicher entre regroupement familial et recherche scientifique ou fins médicales ?
Eurêka, j'ai trouvé.  Dans le grand souci de bien-être que notre pays éprouve pour ses populations immigrées, le Gouvernement souhaite combattre la dépression que les membres de familles éclatées pourraient développer. Contre l'anxiogène, la recherche ADN !


Kouchner lutte contre la mal compréhension
Dimanche, notre ministre des Affaires étrangères, déclarait que "le monde devait se préparer au pire", c'est à dire "à la guerre" si l'Iran avait la malencontreuse ambition de se doter de l'arme nucléaire, tout en modérant ses propos en privilégiant la négociation avec la diplomatie perse.
Dans le Figaro, Bernard Kouchner estime que la France doit jouer un rôle d'intermédiaire entre l'Occident et l'Iran. "J'ai été tellement mal compris qu'il est temps de rétablir l'honnêteté et la transparence de ma démarche. Nous ne sommes pas hostiles au dialogue avec les Iraniens, au contraire. Nous l'avons toujours maintenu".
Aujourd'hui, notre French doctor Folamour, comme le surnomme le Canard enchaîné, en visite officielle à Washington, doit rencontrer le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui considère que la diplomatie reste "la meilleure approche" face à l'Iran, même si "toutes les options restent ouvertes".
Comme quoi, tout le monde est d'accord. Il faut né-go-cier. Avant d'éventuellement leur mettre sur la gueule.
Ça va être dur de négocier jusqu'à la fin de la réfection du Charles-de-Gaulle.


Rappelons que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad avait prôné il y a quelques mois la destruction d'Israël et que le général Mohammad Alavi, commandant-adjoint des forces aériennes déclarait mercredi à propos d'Israël : "Nous avons un plan selon lequel, dans l'éventualité d'un geste fou de ce régime, les bombardiers iraniens pourraient exécuter une attaque de représailles contre le territoire israélien".

 

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