Non, il ne s'agit pas d'un avatar supplémentaire de la malbouffe.
Dans un livre qu'il vient de faire paraître,
"Le plus grand prix - Confessions d'un coureur cycliste", le donc coureur cycliste danois Bo Hamburger a révélé s'être dopé à l'EPO de 1995 à
1997. Selon ses dires, le dopage, pratique plus que répandue chez les coureurs durant cette période, était sa seule alternative pour pouvoir rivaliser avec les autres, qui comme lui,
n'avaient comme alternative que le dopage...
D'autres sportifs, convaincus ou franchement soupçonnés de dopage ou en ayant eux-mêmes fait l'aveu, peuplent l'actualité ces derniers temps, c'est le cas de Kashechkin, Sinkewitz, (cyclisme),
Marion Jones, Katarina Thanou, Costas Kenteris, Giuseppe Gibilisco, Teodora Kolarova, (Athlétisme), Martina Hingins (Tennis), Rebeca Gusmao (natation).
Sans vouloir généraliser une situation, on s'aperçoit que le sport est porteur de grandes valeurs morales auxquelles notre belle jeunesse ne manquera d'être sensible. Une belle jeunesse qui si on
accorde crédit aux derniers chiffres en date s'embrument de plus en plus de volutes interlopes et se roulent de vaporeux voyages les conduisant en des geôles de nuage.*
Les laboratoires qui fabriquent et commercialisent les produits et les établissements médicaux qui procèdent aux transfusions sanguines et autres procédés, ne voient là qu'une opportunité à saisir
pour étoffer leur chiffre d'affaires, arguant avec logique que la concurrrence est rude, et que laisser libre le terrain à leurs homologues ne servira en rien la lutte contre la tricherie. Qui veut
se doper en trouvera toujours le moyen.
Emulation de la compétition.
A quand une loi interdisant le sport ? A moins qu'on légalise.
(*) C'est pas dégueu comme hommage à
Nougaro !
Commentaires