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Fin de partie

Publié le par François

Avec l'élection de Nick the first, le régime a pris un sacré coup de vieux. Le régime présidentiel est aujourd'hui assuré par un va de la gueule, un tape-dur de trottoir, un mélange d'Arturo Ui, d'Ubu et de John Wayne.
Mieux que les amateurs de bains de foule, les serreurs de paluches auxquels on a eu droit jusqu'ici, notre président aime à descendre dans la rue pour menacer d'y faire le coup de poing. Et il invective, et il provoque, et il fanfaronne, usant d'un langage de petite frappe. Rodomontades.
"Allez, descend, viens le dire ici, si tu as des c..., si tu as quelque chose à dire..."  croit-on entendre de la bouche du président de la République à l'adresse d'un marin pêcheur venu râler de la hausse du prix des carburants.
Quand ce n'est pas un ministre ou un secrétaire d'état, Nicky s'en prend au menu peuple. Il devrait faire un sport de combat, ce gars-là, ça le détendrait un tantinet ! capitan.jpg

Depuis déjà pas mal d'années, dans les journaux télévisés, dans les émissions d'information ou de divertissement, à la radio ou la télévision, on ne donne plus guère du Monsieur le Président, mais on nomme le mari de la première dame de France par ses prénom et nom, quand ce n'est pas directement par son nom, tel un écolier ou un comptable. Probablement pour donner à l'auditeur le sentiment qu'il n'y a pas chez l'interviouveur une trop grande déférence à l'égard du président, et plus probablement encore pour éviter de trop nombreuses répétitions.

Nous avions eu le président qui ouvrait un peu son intimité familiale aux caméras, puis celui qui s'invitait chez le Français moyen, enfin, celui qui mangeait de tout, buvait de la bière, tâtait le cul des vaches, et pressait les pognes, le tout en grande quantité. Tous voulaient, par volonté de rupture avec De Gaulle et Mitterrand, se rapprocher du peuple par leur image. La vie est une rude leçon. Quand on n'est pas exceptionnel, il faut se fondre dans le troupeau, que les bestiaux vous reconnaissent comme un des leurs.

Avec Nicky la baston, la déférence est celle que l'on a pour le chef de bande, parce qu'il a l'argument contondant, l'esprit frappeur, non parce qu'il inspire le respect dû à celui qui est plus sage ou plus intelligent. C'est le triomphe de l'arrogance et de l'apparence face au statut et à la mesure.

Le régime présidentiel est dans un coma avancé, où une nation est représentée par une personnalité dont on mesure le poids de la responsibilité, l'ampleur de la tâche et la grandeur de la mission, et qui transmet ses visées politiques par sa force de conviction et ses qualités intellectuelles. Ce temps est révolu. Plutôt qu'élever son peuple, il s'abaisse à lui. Comment pensera-t-il qu'il progresse, le peuple ? C'est tout ce qu'il demande et dont il a besoin.

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