Vendredi 14 décembre 2007
Connaissez-vous le sanctuaire de Sainte Marie-Françoise des Cinq plaies à Naples ? Outre son nom engageant, le lieu recèle en son sein une merveille. Une chaise. Une chaise que des milliers de
croyants viennent visiter. Une chaise sur laquelle on pose de chastes postérieurs de chrétiennes, dans le dessein avoué de les faire se reproduire (y pose-t-on également les sages testicules de
leurs chrétiens de maris ?). Les croyantes y font, paraît-il, et au sens figuré, la queue.
La bonne recette pour faire un enfant est celle-ci :
La dame, car ce sont les dames qui fabriquent les enfants (j'avais pour ma part des informations différentes attribuant à ce mystère une origine plus végétale), doit s'asseoir quelques instants sur
la chaise en bois de Sainte Marie-Françoise et demander à celle-ci d'intercéder auprès de Dieu pour être enceinte. Il n'y a pas de problème, elle croise le patron tous les jours à la cafétéria. Une
religieuse effectue alors un signe de croix sur leur ventre de la dame avec une croix en bois renfermant les reliques de la sainte, (des cheveux et une vertèbre). Et hop ! Un polichinelle dans le
bénitier, un ! Merci qui ?
Que fait le mari pendant que sa femme tombe enceinte sur sa chaise ? Rien. Il croit. Il est là, debout, comme un con, discret, attendant que sa femme grossisse, les mains croisées sur le sexe ou
dans les poches, ou ailleurs, les mains du mari n'ont pas d'importance pour ce genre de conception. Du reste, rien du mari ne semble important dans l'affaire. M'est avis qu'il serait aussi bien au
bistrot, mais foin de ces considérations de buveur mécréant.
Résumons-nous. Pour fabriquer de l'enfant chrétien, il vous faudra :
Une femme, un mari, une chaise, une religieuse, des cheveux et une vertèbre. Placez la femme sur la chaise, auprès d'elle la religieuse, et sur le ventre de la femme, les cheveux et la vertèbre
dans une croix en bois. Une fois tout en place, demandez au grand Manitou par l'intermédiaire de son assistante qu'il livre le colis.
Ce sont des choses qu'il est nécessaire de connaître, car sans ces précisions, certains auraient placé le mari
sous la femme et fait des agaceries avec la religieuse, et
Dieu sait quelle utilisation ces trois salopards auraient fait des cheveux et de la vertèbre.
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