Ça y est, nous avons basculé de 2007 à 2008, les vendeurs de calendriers arrondissent leur petite rente annuelle, mais rien ne change par ailleurs, les cons le restent et voilà de quoi se réjouir.
Quant à la teneur de ce billet, tout est dans le titre.
Bonne année aux cons, meilleurs vœux aux autres.
Le plus dur consistant à identifier les premiers des seconds, tant nous nous ressemblons tous, mais des indices existent, qui peuvent nous aider. Il suffit d'écouter la radio, aux heures où "on
donne la parole" aux auditeurs. Peu importe la station, d'ailleurs, pourvu que des auditeurs s'y expriment.
Ce matin, dans la tranche 7/10 de France Inter, José Bové venait faire la promo de sa grève de la faim collective et tournante, des auditeurs lui posaient des questions durant la rubrique
"Interactive". Parmi les auditeurs, des proches, politiquement, de José Bové, qui tutoyaient notre nouveau Ghandi. L'un d'eux s'est plaint auprès de Nicolas Demorand que les questions du
journaliste durant cet espace, venait manger le temps de parole des auditeurs. Des militants ? Non, des auditeurs.
Dans "le téléphone sonne", toujours sur France Inter mais cette fois, ça se passe le soir à 19 heures, l'auditeur, il faut le savoir, pose toujours une bonne question, et d'ailleurs, nous sommes
nombreux à la poser au standard. Rien ne s'y dit, qui ne soit une thèse officielle, un lieu commun, ou l'expression du panurgisme. L'équivalent d'Europe 1 (à partir de 18 heures) quant à lui ne
connaît apparemment que des auditeurs qui ne jurent que par le libéralisme économique ambiant.
La raison du plus fort...
Concernés également par ma joie de leur souhaiter une bonne année, les auditeurs intervenant sur les répondeurs. Celui de Morandini, à Europe 1, où jeunes mèmères comme téléspectateurs plus anciens
commentent, encensent, dénigrent le programme de télévision qu'ils suivent ou viennent de regarder. Je ne parviens pas à comprendre le ressort qui anime ces gens à téléphoner à une station de radio
pour dire qu'ils ont regardé Foucaut àla télé et l'ont trouvé particulièrement élégant, comme à son habitude.
Celui de Mermet, sur France Inter, réunit – on atteint ici des sommets – tout ce que la gauche est capable de réunir pour que la gauche se saborde. Parodies sans humour, larmes hystériques,
alarmes citoyennes de bacs à sable, soutiens et expressions diverses de solidarité dont on sent qu'ils ne dépasseront pas l'avis d'intention, délires paranoïaques, les auditeurs y font du
sous-Charlie Hebdo, du sous-PLPL (ce qui est une gageure).
Bref, bonne année aux auditeurs qui s'expriment aux heures matinales ou vespérales.*
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(*) Evidemment, toute généralisation étant fausse en matière d'humains, de bonnes questions sont effectivement posées, des commentaires intéressants, des analyses fines sont produites par des
auditeurs libres dans ces émissions.
Bonne année à vous !