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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
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Mardi 15 janvier 2008
Quelquefois, je me demande pourquoi une si belle machine que l'humain avec sa viande, ses fluides corporels (sacrés), et ses nerfs, son squelette, ses abats, ses pièces nobles, ses bas morceaux  et son cerveau pour contrôler le tout dans un ordonnancement impeccable soit autant féru de futilités.

Nous avons un président, soit, il faut du travail pour tout le monde. Ce président, se sépare de sa femme, divorce. A moins que ça ne lui bouleverse les sens, qu'il devienne inquiétant, encore plus inquiétant, nous aurions raison de nous préoccuper de sa situation sentimentale. Heureux homme, il retrouve une compagne en moins de temps qu'il ne faut à un ministre pour dire une connerie. Tant qu'il ne délaisse pas les affaires de l'Etat pour conter fleurette à la belle, rien ne devrait nous faire nous retourner sur cette idylle pipolitique. Et tiens, même, s'il délaissait les affaires de l'Etat, on ne serait pas forcément fâché.

Alors pourquoi faut-il qu'on s'intéresse à un quelconque mariage célébré en secret – de toute façon, peu d'entre nous auraient (ont) reçu un faire-part pour la cérémonie ou un carton d'invitation pour la sauterie nécessaire à la célébration des hostilités naissantes.
Pourquoi faut-il que nos vaillants journalistes, ceux-là même qui se font tuer ou enlever aux quatre coins du monde tartinent sur des rumeurs d'examen obstétrique dans une clinique de Neuilly ?
Personnellement, Nick the First pourrait inséminer la Carlita autant de fois qu'elle veut, je m'en contrefiche. Pourvu que la marmaille ne s'estime, dans quelques années, obligée d'anonner "bonne chance mon papa" dès que l'autre prendra la décision de se présenter à quelque élection. Pourvu qu'on n'assiste pas à l'accouchement en différé avec traduction pour sourds-muets, et bonus sur DVD, pourvu qu'on ne nous montre pas les premiers pas, qu'on ne nous fasse pas entendre le premier babil du "premier rejeton de France", qu'on nous foute la paix avec ses dents, ses diarrhées, ses "petits vomis", ses colères et ses câlins.

Mais peut-être, ce qui chatouille la presse, c'est cette volonté que manifeste Nick the First d'occuper en permanence l'espace médiatique, contraignant radios, télés et presse écrite à la surenchère, avec ou sans brosse, conjointe avec l'annonce d'une transparence toute relative, et qui n'existe dans la réalié que dans son annonce par le principal intéressé.

Pauvres médias, qui s'amusent au jeu du "cours après moi que je t'attrape" bien conscients que ce sont eux qui courent.

Et tant qu'on parle du gros petit ventre de Carla, de la bague de madame qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la bague de la précédente dadame, du mariage célébré sans publication des bans, on évite de parler des choses qui fâchent.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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