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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
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Mardi 22 janvier 2008
Alors, voilà, c'est fini. L'état de grâce s'est achevé pour Nick the First cependant qu'il entrait dans l'état de garce (Je n'en suis pas fier, de celle-là, mais elle m'amuse bien quand même). Sa cote de popularité baisse en même temps que monte sa pote de copularité. Il reste au top, mais au top model. Qu'il se rassure, ça ne recroquevillera pas son ego. En revanche, côté Bourse, un coup de froid a racorni tout ça.
Les syndicats et les révolutionnaires devraient en tirer un enseignement. Ils ne se battent pas avec les bonnes armes, contre le patronat et contre le capitalisme, un peu comme les Indiens d'antan qui n'opposaient que des arcs aux winchesters à répétition de John Wayne et de ses homologues à stetson. Combat inégal.
Que ne se battent-ils avec les armes du capitalisme, nos vaillants extrémistes de gauche, nos incorruptibles syndicalistes, ce peuple de gauche, irréductible, à la morale éclairée, qui se revendique des Lumières.

Que n'organisent-ils une grande collecte auprès de leurs ouailles, cotisations, dons, destinée à investir, à spéculer en Bourse, choisissant les entreprises à couler, à engranger les dividendes dans le but de continuer de détruire les fautifs de l'horreur économique. Que ne se démènent-ils pas pour devenir actionnaires majoritaires de certaines sociétés-cibles, dûment représentés dans les conseils d'administration, se mettant en position favorable pour évincer les mauvais administrateurs, les patrons voyous, les cadres dirigeants trop gourmands, en bref, à utiliser les mauvaises manières du libéralisme contre le libéralisme.

T'as pas cent balles, camarade, c'est pour couler la Bourse, la révolution est en marche.

Et cette petite réflexion à l'attention du PCF, de la LCR, de LO, et autres thuriféraires du grand bouleversement pour des lendemains qui chantent (l'Internationale).
Plutôt qu'instiller dans vos organisations des désirs de refondation, pour éviter de dire modernisation, ce qui révélerait ipso facto l'archaïsme dont elles souffrent, le seul acte vraiment révolutionnaire dont vous pourriez vous enorgueillir serait de brûler l'argent. Tout l'argent. Oui, le vôtre également. Mais faites-moi la grâce, preuve de votre reconnaissance, puisque je vous apporte l'idée, de ne vous en prendre au mien qu'en dernier lieu.
Je n'ai pas une confiance absolue en la révolution. Et une extraordinaire méfiance envers les révolutionnaires.
par François publié dans : Idées folles
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