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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
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Lundi 11 février 2008
J'avais dans l'idée de changer la têtière des Carnets de l'Ours, mais j'ai du mal à m'y résoudre. D'un côté, ceux que j'aurais remplacés me manqueraient, de l'autre, j'aurais encore un grand nombre de visages, de noms à afficher dans mon "Hall of Fame", mon mur d'admiration, parmi ceux (les célébrités) que j'aime, qui m'ont en partie construit, qui me touchent, m'émeuvent ou dont l'immense talent me laisse baba.
Des hommes, des femmes, des esprits libres, des non conformistes. De gauche et de droite, d'ailleurs ou de nulle part.

Beaucoup pensent de moi que je suis de gauche. C'est logique, je hais la droite.
D'autres, au contraire me rangent à droite. Normal, je déteste la gauche. Et tout autant les extrêmes que le centre.
Nombre de mes amis, sont de droite. Les autres, de gauche, et j'aime mes amis. Les bêtes à poil sont difficiles à cataloguer.
Je n'aime pas la gauche parce que ses affiliés pestent contre la richesse, qu'ils sanctifient la pauvreté, l'affublant d'une auréole valant passeport moral, exonérant les pauvres de leur mille petits travers, comme la bassesse, l'étroitesse de vue, l'esprit revanchard, la morale castratrice, la délation, la médiocrité, la propension à mettre au pinacle tout ce qui de près et même de loin, peut s'apparenter à de la merde pourvu que ça flatte l'ego et que ça rentre dans une pensée conforme. Je n'aime pas la gauche parce qu'elle est manipulatrice et ne vise qu'au pouvoir et au profit qu'elle peut en tirer.
Je n'aime pas la droite parce que ses tenants pestent contre la solidarité, qu'ils sanctifient le lucre, le coiffant d'une tiare valant passeport moral, exonérant les riches de leur mille petits travers, comme la bassesse, l'étroitesse de vue, l'esprit revanchard, la morale castratrice, la délation, la médiocrité, la propension à mettre au pinacle tout ce qui de près et même de loin, peut ressembler à de la merde pourvu que ça flatte le portefeuille et que ça rentre dans une pensée conforme. Je n'aime pas la droite parce qu'elle est manipulatrice et ne vise qu'au pouvoir et au profit qu'elle peut en tirer.
Je n'aime pas l'utilisation que ces messieurs-dames font des idées, les soumettant à leur plan de carrière, les transformant en mots d'ordre ou en argumentaire de discours marketing.
Je n'aime pas la haine des uns et le mépris des autres, l'arrogance de ceux-ci, le misérabilisme des premiers, l'hypocrisie de tous à l'égard de ceux dont ils prétendent défendre les droits et les intérêts.
En revanche je ne boude pas mon plaisir de les voir s'entre-déchirer, se tendre chausse-trapes et croche-pieds.
Ainsi, Jean Sarkozy, par le pouvoir de nuisance qu'il exerce sur David Martinon que j'exècre me ravirait, si ce garçon, fils de son père n'avait, hélas, de l'avenir et probablement des ambitions, un avenir nourri d'ambitions qui m'exaspère déjà. Je me rassure toutefois en prévision des trahisons dont il sera immanquablement la victime un jour ou l'autre. Il suffit d'attendre. Comme son papa, duquel il a hérité l'élocucution, il redescendra dans les sondages de bonnes opinions. Si tant est qu'il ait grimpé.
Tout ça ne me dit pas si je change la têtière des Carnets de l'Ours.
par François publié dans : Les Carnets de l'Ours
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