Il voulait "liquider" l'héritage de mai 68, notre incomparable, eh bien vlan, prends donc ce pavé dans la gueule, lancé de main de sans dieu ni maître par la radio de service public France Inter,
qui tout au long de la journée se replace quanrante ans en arrière pour "célébrer" le début des z'événements de mai 68. Et de démontrer qu'héritage il y a.
Paf.
© Photo : Roger Viollet.
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Paris en images.
Comme une fille
La rue se déshabille
Les pavés s'entassent
Et les flics qui passent
Les prennent sur la gueule
Paris, Marseille
Les rues sont pareilles
Quand le sang y coule
La mort y roucoule
Une rose dans la gueule
Comme une fille
Qui a les yeux qui brillent
Et met ses grenades
Sur la barricade
La rue a ses charmes
Et les flics en armes
Les prennent dans la tronche
Paris ou Nantes
Les rues sont patientes
Jusqu'à la nuit blême
Des pavés qu'on sème
Quand le sang y gerce
Et que la mort y berce
Le passant qui bronche
Comme une fille
La rue s'déshabille
Les pavés s'entassent
Et les flics qui passent
Les prennent sur la gueule
Paris Marseille
Les rues sont pareilles
Quand le sang y coule
La mort y roucoule
Une rose dans la gueule.
Léo Ferré – Poètes, vos papiers
Sinon, j'ai un doute sur le poème de Léo Ferré. J'aodre sa chanson "Poètes, vos papiers". Mais je ne la reconnais pas du tout ici. Serait-ce un poème homonyme ? Ou bien le titre du recueuil ? Merci de m'éclairer, cher Ours, du fond de ta tanière.
Ils voulaient plus de liberté, ils l'ont fait savoir.
On leur a transmis une fin de non recevoir.
Ils ont dit "Mais..."
On leur a répliqué "Il n'y a pas de mais"
"Puisque c'est ainsi, ont-ils décidé, Mai va commencer avant l'heure".
Et voilà comment est né le mouvement du 22 mars et Mai 68.
Quant à la chanson de Léo Ferré, "Comme une fille", elle figurait, si mes souvenirs sont bons, sur l'album "Poète, vos papiers". On la trouve également sur l'album enregistré en public "Bobino 69", qui est une merveille. Et Cloclo n'a rien à voir là-dedans, ce qui est aussi un bonheur.