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Jet de babush ; Bush – Babouches ; jeu de mots, ah que le monde est drôle

Publié le par François

Un acte barbare et ignominieux.
Voilà le chef d'accusation contre le journaliste, certes emporté, qui a lancé ses chaussures en direction de Bush dans l'espoir de l'atteindre. Las, la cible, si elle n'a plus toutes ses facultés intellectuelles aux taquets a encore des réflexes. Le fait de frapper le visage d'un ami (Bush n'est-il pas l'ami de l'Irak ?) semble signifier dans le monde persan ou musulman, peut-être, j'avoue mon inculture, qu'on ne le porte guère dans son cœur, voire qu'on lui crache à la face tout en le vouant aux gémonies. Sacrées gémonies, va !
Dans la Rome antique, les gémoniæ scalæ, étaient les "escaliers des gémissements" qui menaient au lieu où les condamnés étaient étranglés puis exposés à l'opprobre général, avant qu'on les jette dans le Tibre. C'était ça Rome. Strict, spectaculaire, peut-être un poil tape-à-l'œil, mais jamais vulgaire.
Ami, quand on te voue aux gémonies, méfie-toi, ce n'est pas gentil.
On pourrait même taxer cette exécution d'acte barbare et ignominieux, dans un monde un peu civilisé.
Résumons, le journaliste irakien qui aurait dû s'honorer de l'amitié de Bush, lui lance ses chaussures en signe de mécontentement.
George Bush avait malencontreusement envahi et débarrassé l'Irak de son dictateur au motif erroné qu'il disposait d'armes de destruction massives et de pétrole. Le bilan de la chose : quelques soldats et civils irakiens massacrés, quelques soldats et civils irakiens envoyés manu militari sur le délicieux site de Guantanamo, le pays en ruine et occupé. Renseignements pris, on ne trouve point d'armes de destruction massive, mais du bête pétrole, des ruines et des irakiens malveillants. Car certains ne goûtent pas la plaisanterie. L'Irakien s'avère parfois vétilleux et soupe au lait.
Aujourd'hui, George Bush venait dire au-revoir. Lancer des chaussures n'est pas gentil. A moins que l'homme qui part n'ait un long parcours à effectuer à pieds durant son retour, là ce serait obligeant.
George Bush sort indemne de l'affaire. Pas de strangulation, pas d'exposition à l'opprobre public, pas de Tibre ; donc pas de gémonies.
Le jet de babouches constitue donc un acte plus grave – plus barbare et pus ignominieux – que de vouer quelqu'un aux gémonies, bien qu'étant du même ordre.
George Bush pensait-il rentrer à pieds ?

Au revoir Mr Bush, merci d'être venu.




Babouches empruntées ici.

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