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Dakar - Heureusement, Peterhansel trouve de l'eau !

Publié le par François

Une scène parmi les images du Dakar

Quelle dur environnement que le désert. On n'y trouve pas grand chose.
Quelques bêtes dont on ne connaît pas le nom, se précipitent ailleurs que l'endroit brûlant d'où elles venaient, mais il fait chaud partout. Quelquefois on rencontre des humains, pas très gras et très noirs, attirés par le grand barnum occidental des motos, voitures et camions bariolés, décorés de mille autocollants étalant les noms prestigieux de firmes les plus diverses, et des dunes.

Partout. Au Nord comme au Sud, au Levant comme au Ponant, des dunes. Des dunes de sables et quelques rochers pour faire du tort aux concurrents du Paris-Dakar. Pardon, du Lisbonne-Dakar, car on a débaptisé cette épreuve sportive. De toutes façons, tout le monde dit LE Dakar.

Parmi ces héros modernes qui font vroum vroum en transpirant ce qu'ils peuvent, il en est un – Stephan Peterhansel – qui a manqué de chance. Pensez-vous, il a "grillé son embrayage". Pauvre garçon. Il va peut-être perdre la course. Si c'est pas ballot, un truc pareil. Mais heureusement, la providence qui s'écrit avec un grand P, lui a permis de tomber en panne près d'un puits.

Le puits est là, perdu à des lieux à la ronde, près de lui, un abreuvoir, qui permet aux populations nomades, et aux animaux dont se servent ces populations pour se déplacer dans le désert de se désaltérer.
C'est un ultime lien avec la vie. Des hommes ingénieux ont creusé cette merveille destinée à la survie d'autres hommes.
Notre héros moderne s'en trouve fort aise. Que fait-il ? Il boit un coup et attend les secours ? Non. Il bougonne. Et pour ne pas perdre de temps, il met son embrayage brûlant à rafraîchir dans l'abreuvoir.
C'est bien à ça que ça sert, la flotte, non ?

Ailleurs, un autre concurrent profite de la course pour acheminer livres et cahiers, crayons et stylos, vers des populations en mal d'éducation. Le professeur l'attend chaque année. Les enfants sont ravis du savoir qui leur sera transmis, car ici, on manque de tout. "N'oubliez pas les dictionnaires", dit le professeur au motard qui s'élance sur sa machine vrombissante. Lui ne gagnera pas le Dakar. Et peut-être, l'an prochain, les élèves recevant leurs dictionnaires courront vérifier que les mots mépris et respect s'y trouvent bien.

Cotisons-nous pour envoyer dare-dare un dictionnaire aux pages dûment marquées à ces entrées à Stephan Peterhansel. Le champion.

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