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J'ai rêvé d'une île déserte

Publié le par François

Qui, parmi les anars, les misanthropes, les déçus de la gauche, les allergiques à la droite, ceux qu'insupporte l'extrême-gauche, les indécrottables anticommunistes primaires, secondaires, tertiaires et supérieurs, ceux qui considèrent l'extrême droite comme une maladie mentale, n'a rêvé un jour de s'exiler avec sa petite famille dans une île déserte, s'écarter du monde rugissant, sans haine des cons, mais pas résigné à les subir.
Certes, les cons brillent par leur diversité, et jamais on n'échappe à l'occasion d'en grossir le nombre.
Comme les oiseaux de Chaval, l'homme est un con. Disant cela, je n'exclus bien évidemment pas les femmes. L'homme est générique. Un congénère, en somme.

Hélas, chacun n'a pas une île déserte à sa disposition pour s'y retirer afin de s'aérer les neurones.
D'autant que de nos jours, l'île déserte, n'a aucune commune mesure avec ce qu'elle fut. Jadis, des navigateurs, flibustiers, pirates, s'y trouvaient abandonnés par le fait d'un naufrage ou de la décision d'un équipage hostile. Aujourd'hui, l'île déserte est accessible via le satellite, à tous par google earth et autres inutilités, et si les visiteurs non désirés ne se comptent pas encore physiquement par milliers, leur collatérale présence s'impose quotidiennement par ce qu'ils ont de pire : leurs déchets. Ils vous assènent leur vie à distance, à coup de cannettes de soda ou de bière – sans message désespéré glissé à l'intérieur – de bidons, de sacs en plastique, de bouts de trucs et de machins décolorés par le sel.

C'est ainsi qu'en trois jours, les oiseaux de Tetiatora, un atoll des Iles du vent, en Polynésie française ont vu plus d'une tonne de détritus "nettoyée" par les membres de l'association "Te mana o te moana", accueillie par Teihotu Brando, le fils du sublime acteur qui avait acheté cet atoll dans les années soixante.

C'est tellement plus simple de se débarrasser des verrues de notre société de consommation en leur faisant faire trempette dans l'océan...
Elle était si fraîche, cette bière. Après nous, le déluge. Et d'ailleurs, nos présidentiables n'ont-ils pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot ?

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