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Salope

Publié le par François

Devedjian a parlé. N'est-il pas beau quand il parle?
Il s'est fait prendre le verbe dans la gorge. Maudits micros, maudites caméras, on ne peut plus rien dire, alors!
Tellement habitué de convoquer les médias, que la parole se libère en même temps que les gens de droite se décomplexent.
Salope. Voilà le mot lâché. Obligation de s'excuser. Des excuses? Jamais. Droite décomplexée, on a dit, on ne va pas commencer ce quinquennat par un mea culpa! Des justifications, tout au moins paraissent nécessaires, au moins une. Profll bas ou arrogance, il faut choisir sa façon de communiquer avec soin. Didactique?
Va pour l'explication de texte, ça occupera nos médias. "Salope" est du genre courant, de l'ordre du langage de chaque jour. Comme salaud. C'est juste la féminisation de ce terme plus qu'abondamment utilisé par l'ensemble des Français. Pas de quoi fouetter un chat. Une chatte? Ah ah ah.
Hélas, Devedjian, "salope" comporte une dimension sexuelle, à la différence de salaud. Homme de peu de moralité, vous devriez connaitre ce mot, Devedjian, il est si courant. La salope, elle, se caractérise par son appétit sexuel, quasi immodéré. L'injure est morale. L'Eglise réprouve la salope, elle absout le salaud.
Comment aurait été considérée l'injure si les rôles avaient été inversés?
Anne-Marie Comparini aurait-elle traité Devedjian de "salope". L'aurait-il bien porté ce costume?
Petite salope, grosse salope, vieille salope? La chose aurait eu un certain cachet, quand salaud n'aurait exprimé que de la banalité, voire aurait eu valeur de pléonasme.

Quant à la justification de Devedjian, elle ne révèle pas même une forme de circonstance atténuante:
"J'ignorais qu'il y avait une caméra".
Ici, on a le résumé d'une mentalité. "Ce qui est grave, n'est pas de faire une saloperie, mais de se faire prendre". Décomplexée, on a dit.
Putain, cinq ans!

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