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Chronique aussi inutile que le sujet dont elle traite

Publié le par L'ours

De deux choses l'une : soit Raymond et ses papattes à baballe sont de purs génies, soit tout le contraire. Je parle de football. Tentons de trouver des arguments plaidant en faveur du premier cas de figure.
L'équipe de France se qualifie douloureusement pour la phase finale de la coupe du monde. Le spectateur ne manque pas de relever que cette qualification manque un tantinet de brio, il trouve son équipe poussive, peu motivée, sans inspiration. Le spectateur est déçu. Il se prend à penser que les Bleus feraient mieux d'envisager un travail manuel de préférence en position assise, ne réclamant pas trop d'efforts d'anticipation, ni d'intelligence, ni d'observation, ni de rigueur, ni de communication entre eux. Le spectateur a tort. Il s'arrête à la première impression. Il ne se doute pas un instant que la médiocrité affichée des joueurs n'est que stratégie. Un jeu d'acteur de première bourre.
Pour bien enfoncer le clou, en clôture du premier acte de cette pièce qui en compte deux, alors que tout le monde est convaincu que joueurs, sélectionneur et entraîneurs ne valent pas tripette (pas même quart-pette) arrive un match amical, le dernier à domicile, contre l'Espagne, donnée favorite parmi les équipes européennes. Que fallait-il faire ? Comment devaient réagir nos Bleus ? Ecraser ces Espagnols par une virtuosité que notre équipe s'était ingéniée à faire oublier ? Les anéantir inutilement en exposant une maestria que patiemment, au fil des matchs et sans jamais faiblir, ils avaient déconstruite ? Ce fût une grave erreur, pis, une faute.
Toute l'intelligence, la finesse de Raymond en aurait été insultée, sa stratégie découverte et réduite à peau de balle. Car c'est un piège que tend Raymond, une chausse-trape dans laquelle les adversaires à venir vont s'engouffrer à corps perdu, primaires qu'ils sont. Aujourd'hui, ils rigolent, demain, ils pleureront. Ils pensent affronter des balourds, ils ne savent pas, les pauvres qu'ils rencontreront des gazelles. Ils rient des passes qui n'arrivent pas et des tirs qui s'éloignent des buts, ils ignorent que justement, tout ceci était d'une précision d'orfèvre et à dessein. Ils seront bien bernés et dépités de réaliser qu'il aura finalement fallu bien du talent à nos joueurs pour réussir de telles actions avortées ou contrées. Il aura fallu bien d'abnégation à notre gardien pour laisser entrer le ballon dans ses cages, il aura fallu déployer un talent immense à Bagary Sagna pour faire des remises en jeu directement dans des pieds espagnols, ou à Anelka pour tirer en touche à 25 mètres du but adverse ou encore à Escudé, qui réussit à merveille à marquer contre son camp !  Et ils s'ébahiront : quelle adresse faut-il avoir, pour ne pas se créer une occasion de but !
Eh oui, il en faut du talent, de la maîtrise de soi pour faire croire aux prochains antagonistes de l'équipe de France qu'elle possède une défense apathique et une attaque asthmatique, que ses joueurs du centre sont mous du genou, pour convaincre les autres nations, enfin, que la principale disposition de nos joueurs est de dénicher des coiffeurs improbables. 
Il n'y a pour se persuader que les défaites répétées, les matchs nuls et les victoires sans gloire ne sont qu'une stratégie de contournement visant à surprendre l'ennemi, que de se remémorer le sempiternel petit geste de Thierry Henry, pouce levé, pour féliciter ses coéquipiers des passes que lui l'attaquant aura su ne pas recevoir, et surtout le sourire de profonde satisfaction qu'il a eu, retournant sur son banc, tel le cancre revenant du tableau et renvoyé par le maître découragé, ravi de sa piètre prestation et de sa bêtise abyssale. Il n'y a pour s'en convaincre que le bredouillage de Gourcuff qui interrogé par le journaliste, (tout en se contraignant à ne jamais le regarder, ce qui trahit qu'il peut faire plusieurs choses en même temps), tient le rôle du joueur satisfait de la seconde mi-temps. Pour parfaire le tout, Raymond, que l'on hue, dont on demande la démission, la tête, les deux oreilles et la queue, égal à lui-même, n'affiche aucune surprise, ne se sent pas catastrophé, n'est pas inquiet.
Si cala n'est pas une preuve !

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Annequin Gérard 04/03/2010 23:53


Et si tu avais raison. Cette équipe de France qui s'auto satisfait pour un rien est au bord du ridicule mais c'est vrai elle est championne pour ses coupes de cheveux. C'est peut être le coiffeur
qui est responsable pour les têtes manquées devant le but. Heureusement que Raymond ne s'occupe pas de l'Equipe de France de hanball elle au moins a de la folie dans son jeu et GAGNE ELLE