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Dans l'au-delà, c'est pas le paradis

Publié le par L'ours

– Allô, t'es où ?
– Dans l'au-delà.
– Et alors ?
– Le téléphone pleure.
Non, ce n'est pas une de ces communications modernes établies entre appareils de poche qui mieux encore que leurs lourds prédécesseurs vous attachent un fil à la patte alors même que leur intérêt premier, clairement exprimé et dûment vanté consiste justement à ne pas comporter de fil. Belle allégorie de l'indépendance que l'invention et l'utilisation du mobile, qui vous rend libre pour mieux vous enchaîner.
Ici, le moyen de communication est un médium (pléonasme). Il s'appelle Pierre Pernez. A un bout du médium, il y a un journaliste de France Dimanche (oxymore). A l'autre bout, il y a un chanteur yéyé (oxymore aussi) : Claude François.
Le dénommé Pierre Pernez a une idée fixe depuis 2001 : communiquer avec l'avatar de la chanson française qui plaquait des niaiseries sur des tubes anglo-saxons dont le principal avantage était que l'on ne comprenait pas les paroles. Chanteur à petit corps gesticulant et à grosse tête qui faisait mouiller les jeunes filles des yeux et de la culotte et les faisait hurler à la lune, même en plein jour, à travers une transe extatique et sautillante. C'est une idée fixe. Elle en vaut une autre et ça l'occupe. Bref, il communique avec Cloclo.
Et de l'au-delà, Cloclo répond. Il va bien, merci. Et que fait-il ?
"Je continue à faire des galas de système en système, de dimension en dimension." Ah les pauvres gens qui peuplent les systèmes et les dimensions, ils connaissent les mêmes maux que nous, subissent les mêmes détresses. Triste nouvelle. Sont pas plus évolués que nous. Bèle bèle bèle poursuit :
 "Mon énergie est toujours là. Je continue à aider des artistes. Ici, nous avons un jardin, le jardin des artistes, avec plein d'esprits qui se forment et vont s'incarner ensuite sur la Terre".
Eurêka. Tout s'explique. La médiocrité se réincarne ! Et chez nous, qui plus est. Manquent pas d'air les esprits. Et plus rien ne m'étonne. Ceux qui nous cassent les oreilles aujourd'hui ne sont que les émanations de ceux qui nous les brisaient hier.
C'est désespérant ! A bas le paradis, effroyable jardin.


Découvrez la playlist France dimanche avec Charles Trenet

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Cari Li 07/03/2010 19:08


Moi qui suis un ange descendu du ciel, il va falloir que j'y retourne pour mettre un peu d'ordre là-haut, ça ne peut pas durer comme ça ! Il ne faudrait pas oublier que le
Paradis, c'est un Jardin extraordinaire, loin des noirs buildings et des passages cloutés...


L'ours 08/03/2010 09:17



Ah ! Je me disais bien que je t'avais déjà vue quelque part.



Su' l'trottoir, j'ai rencontré
Un ange descendu des cieux
Su' l'trottoir, j'ai rencontré
Un bel ange aux yeux bleus
J'étais sorti dans la rue
Pour acheter des allumettes
Soudain, il m'est apparu
J'ai perdu la tête
Bête.



Quand j'ai vu dans ses grands yeux
Les doux reflets du paradis
Ses grands yeux d'un bleu si bleu.
Le bleu du paradis
Pour passer inaperçu
Il n'avait pas pris ses ailes
Et tout d'abord j'avais cru
Une demoiselle belle
Belle.



Mais j'ai vu dans ses grands yeux
Les doux reflets du paradis
Ses grands yeux d'un bleu si bleu
Le bleu du paradis
Pour vêtir son corps mignon
Dans un bout de blanc nuage
Il s'etait taillé jupon
Et gentil corsage
Sage.



Su' l'trottoir, j'ai rencontré
Un ange descendu des cieux
Su' l'trottoir, j'ai rencontré
Un bel ange aux yeux bleus
De sa radieuse auréole
S'était fait une ceinture
Mais autour de sa figure
Vol'taient boucles folles
Drôles.



Su' l'trottoir, j'ai rencontré
Un ange descendu des cieux
Su' l'trottoir, fai rencontré
Un bel ange aux yeux bleus



Al Coda
Soudain passe un Monsieur bien
Bien vêtu mais gueul' minable
L'ange a murmuré "Tu viens" ?
-Combien ?- Cinq cent balles
Diable.



Et tous les deux ils sont partis
Mon ange descendu des cieux
Mon ange bleu du paradis
Et le vilain Monsieur.


 



Je vois que Madame a des références. Ce Jardin extraordinaire est l'une de mes préférées avec la Folle complainte. Plaise au ciel – qui n'existe pas – qu'un jour, transformés en petites
grenouilles, nous allions chanter au Bal des primevères.