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Descente

Publié le par L'ours

Je n'en reviens pas. Johnny est mort. Oui, si ! Johnny H. a claboté. Plus moyen de le rallumer, le feu ! A pas mèche.

Oui, c'est de la fiction, mais le Parisien publie aujourd'hui des extraits d'un bouquin (il n'y a pas d'autre mot) "Johnny, les 100 jours où tout a basculé", First éditions, qui a pour objectif avoué de révéler "les dessous de l'affaire Johnny" Diable ! Et quelle affaire !

"Tandis que la France retient son souffle et prie pour que Johnny s’en sorte, écrit avec talent Emmanuel Marolle pour le Parisien, (toute la France prie... un petit coup de bondieuserie et de brosse à reluire ne fait jamais de mal), on se prépare au pire au sommet de l’Etat. Les auteurs évoquent des réunions informelles où sont envisagées plusieurs hypothèses. « Parmi les pistes retenues mais non validées par le chef de l’Etat on évoque un rapatriement du corps dans l’avion présidentiel, des obsèques nationales et même une descente du cercueil le long des Champs-Elysées. »

C'est de ça dont je ne reviens pas. Tous ces gros mots : rapatriement dans l'avion présidentiel,... obsèques nationales,... descente du cercueil le long des Champs-Elysées ! Pourquoi pas le Panthéon.

"Entre ici Johnny avec ton terrible cortège".

Ah il est beau, le chef de l'Etat ! Toujours la classe et le bon goût.

Rapatriement dans l'avion présidentiel,... obsèques nationales,... descente du cercueil le long des Champs-Elysées ! Ça c'est un programme.

Rapatriement ! Parce qu'en plus on va l'enterrer en France ! Y a plus de place dans les cimetières. Exilé fiscal, exilé tombal ! Allez hop, à Gstaad, en traîneau si ça peut faire plaisir, mais à Gstaad. Et l'avion présidentiel, c'est pour quand on aura à rapatrier le corps du Président, d'abord.

Obsèques nationales ! La grande différence entre Johnny et le père Hugo, c'est sans doute la barbe, plus fournie chez l'auteur des Contemplations, de la Légende des siècles, des Châtiments, de Notre-Dame de Paris, des Misérables, d'Hernani, de Ruy Blas, je ne vais pas sortir toute la discographie. Johnny, c'est sans doute ce que l'on a de plus grand en France. Prestige ! Mais petits bras, Nick the First, obsèques nationales, pourquoi pas planétaires ? Halliday, c'est un peu notre Michael Klaxon à nous, les Franco-Helvético-Belges.

Quant à la descente du cercueil le long des Champs-Elysées, je pensais qu'elle était réservée à ceux des valeureux mais malheureux joueurs de l'équipe nationale de foot au retour d'Afrique du Sud, exécutés pour défaitisme patriotique.

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Pépites & Lambeaux 04/05/2010 19:13



Je suis écroulée !!!



Pépites & Lambeaux 04/05/2010 17:46



Il est malhonnête de nous faire pareille frayeur ! A la lecture des premiers mots, j'ai pâli, j'ai rougi, je suis tombée dans les pommes. Trop de douleur sans doute. Vite des sels, qu'on me
réanime, qu'on ne redonne goût à la vie ! Mais comment vivre sans un tel homme ? Comment imaginer un avenir sans lui ? Je vais fermer mes oreilles, je vais fermer mes yeux. Non, plus rien n'a
d'importance désormais. Heureusement ce n'était qu'une blague, le sujet d'un livre. Ne nous refais jamais un coup pareil, ou je te maudirai jusqu'à la septième génératon ! 



L'ours 04/05/2010 18:13



Trop d'amur tue l'amur.


Excuse-moi, partenaire, ne pleure pas, le diable me pardonne, mais tu parles trop. Avec une poignée de terre, ça ferait l'affaire pour l'idole des jeunes, qui était fils de personne. Si j'étais
charpentier, je ferais quelque chose avec quatre planches de bois pour nos joies pour nos peines. Tu peux partir si tu le veux, même si je suis fou d'amour, que j'aie tort ou raison, il faut
boire à la source, apprendre à vivre ensemble. Je t'attends. Je suis né dans la rue, toi, fille de la nuit, toi tu voles l'amour. Mais je t'aime, je t'aime, je t'aime. Que je t'aime. J'ai pleuré
sur ma guitare, j'ai construit des murs autour de mes rêves à l'hôtel des cœurs brisés. Alors, c'est pas comme ça que tu l'oublieras, avec des obsèques nationales, c'était un homme comme les
autres joue pas de rock n' roll pour moi, qu'il disait, mieux vaut un requiem pour un fou.