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Islamo faux cul

Publié le par L'ours

« Où est Charlie ? » Charlie, c'est l'ennemi, c'est ainsi que GI Joe et les Meuwines nommaient le Viet Cong. Il faut débusquer et abattre Charlie.
Après l'interdiction de publication de Hara Kiri, en 1970, à la mort de de Gaulle, pour irrespect envers le grand cadavre sacré, Cavanna et sa bande décident de continuer leur œuvre salutaire de dérision et de caricature satirique en changeant juste le nom de la publication interdite. Naît Charlie hebdo, petit frère de Charlie mensuel qui devait son titre à Charlie Brown le petit personnage de Charles Schultz toujours accompagné de son chien rêveur et raisonneur, poétique et terre-à-terre, anticonformiste Snoopy.
Finalement, Charlie hebdo tient de ce mignon toutou également. Rien à voir avec le communisme à la Hô Chi Minh que GI Joe et la CIA veulent dégommer.
Mais il faut abattre Charlie. Aujourd'hui encore.
Ce n'est plus au Viet Nam, ce n'est plus GI Joe qui veut dézinguer Charlie, et Charlie ne mange pas de riz. Il bouffe du curé, du facho, de l'imam, à l'occasion du rabbin, avec les poils et la mauvaise foi que ces calamités sur pattes précitées arborent avec véhémence.

Il faut abattre Charlie. Charlie est un poison. Une potion antitotalitaire. Il balance de grosses taches d'encre bien grasse sur la robe immaculée des gourous coucous de leur grand manitou local. Comme Cavanna enfant devait le faire sur la blouse du prof de math. A Charlie, on ne tue pas à la machette, on massacre à la manchette. Les skuds sont de papier. Pas d'éclats d'obus, mais de rire. Ce ne sont pas des mitraillettes qui crépitent, mais des mots et de traits.
Quoi ? Grossièreté, vulgarité ?
Mais qu'il est vilain le crime de grossièreté en regard du très justifiable assassinat d'un ambassadeur jugé coupable ipso facto pour un fait auquel il était étranger ! Mais qu'elle est laide la vulgarité affichée des unes de Charlie comparée à l'attitude courbée, ou devrais-je dire courbe, à mi-chemin entre l'agenouillement et la posture du coq chantant la leçon, de nombre de nos éditorialistes et de nos politiques posant la question « doit-on jeter de l'huile sur le feu ? », à condamner à demi-mot les caricatures de Mahomet, en s'excusant presque auprès de ceux qui se sentiraient venir des démangeaisons dans les bulbes pileux!
M'est avis que la diplomatie française, quant à elle manque un poil de pilosité.
Tout comme les petits singes de la sagesse bouddhiste, on ne voit rien, on n'entend rien et (surtout) on ne dit rien. On rentre la tête dans les épaules, on tente le discours modéré, on interdit ici (pas très fort) les manifestations des islamistes, on avertit là que l'on ne soutient pas la caricature, mais que les choses étant ce qu'elles sont, n'est-ce pas, la liberté de la presse, la liberté de parole, on ne peut interdire...

Serait-ce déplacé, irrévérencieux, vulgaire de demander si cette légère propension au faux cul ne trahirait pas un tantinet la peur ? La grosse chiasse pour parler clair. L'emmerdement maximum.

Ils les voient déjà les furieux du croissant, ayant fait contagion dans les banlieues, à manifester (contre le gré du gouvernement) un coup contre ce film que personne n'a vu, un coup contre Charlie Hebdo, un coup contre qui d'autre ? Il y a tant de blasphémateurs dans ce monde non encore régi par la charia.

Mais Charlie ne fait pas d'islamophobie, il fait de l'islamoquerie. A longueur d'ondes on nous explique que l'islam n'est pas le terrorisme, n'est pas le fondamentalisme, pas l'extrémisme religieux. Où que l'on regarde, on aimerait qu'il en soit ainsi, ces sages assertions sont presque partout démenties.

Quand toute la place est occupée par dieu, il n'en reste plus pour l'homme.
Face au danger de l'islam – Quoi ? Qu'est-il préférable ? – J'ai entendu dan-ger-de-l'is-lam ? Quelle attitude adopter ? – Dan-ger ? Celle des petits singes : ne rien voir ne rien entendre, ne rien dire. – Comment peut-on dire cela ? Ou celle de Charlie hebdo, de toujours et toujours combattre les pouvoirs totalitaires de la plume et du crayon ? – Mais c'est islamophobe !
La démocratie a le ventre mou en ce moment. Comment était son ventre en 33 ?

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