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L'eau

Publié le par L'ours

Qu'elle manque ou se répande, l'eau est un fléau. A ce titre j'évite d'en boire. Le climat se réchauffe, nous dit-on, en conséquence de quoi, les glaciers fondent, la banquise disparaît, le niveau de la mer s'élève. Si l'eau de mer monte trop, elle nous inonde. Si elle descend en trop grande quantité du ciel ou des montagnes, elle nous inonde. C'est une idée fixe. Que faire ?
Parallèlement à ce réchauffement, la déforestation fait rage, le CO2 abonde, accentuant d'autant le réchauffement climatique. La désertification s'amplifie. Que faire ?
Tel Ferdinand Lop qui avait pour idée de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer ou Alphonse Allais qui proposait de construire les villes à la campagne, je proposerais, pour porter secours à l'humanité en détresse une solution : mouiller le désert. Tout gourmet vous le dira, un désert trop sec est indigeste. Il faut inonder le désert. Ça ne risquera pas de nuire à ses habitants, peu nombreux, au contraire, cela leur apporterait de considérables avantages. Et nous le verrons tout à l'heure, cela fera des vacances à tout le monde, en premier lieu à nos indigènes des zones inondables et aux insulaires menacés de submersion. Prendre l'eau en trop ici, ici et là, pour la mettre ici et ici, où elle fait cruellement défaut.
L'homme, depuis qu'il a découvert la pompe à essence n'a eu de cesse de construire des pipelines pour amener le pétrole du désert vers les ports, par définition en bord de mer, où les supertankers attendent qu'on les remplisse afin de partir alimenter nos voitures et nos chaudières à fioul et nos poêles à mazout. C'est ingénieux, mais insuffisant. Un peu comme si l'on échafaudait des escaliers qui montent et dont on ne pourrait se servir pour descendre.
Il faut construire des pipelines qui vont de la mer au désert, et conformément à la logique Shaddock trop souvent négligée, pomper. Pomper consciencieusement, pomper inlassablement, pomper sans relâche l'eau de mer surnuméraire et la déverser dans ces déserts désespérément secs. Avec l'énergie solaire, on peut pomper propre.
On pourrait imaginer de gigantesques bassins d'eau de mer sous de non moins gigantesques chapiteaux lenticulaires, en verre de loupe qui accéléreraient l'évaporation, fournissant ainsi de l'eau potable pour les peuples et les bêtes du désert qui en manquent. Autre bénéfice, on récolterait du sel, favorable à la conservation des cornichons et autres aliments dont la production serait favorisée par cette irrigation nouvelle. Et pourquoi pas imaginer à terme, une forêt aux abords de cet océan délocalisé, qui se nourrirait de ce CO2 rejeté en trop grande quantité dans nos contrées aux périphériques embouteillés (toujours selon le principe Shaddock décidément fort approprié à toute circonstance d'ordre vital).
Former une mer nouvelle au cœur du désert aurait pour autre conséquence la création de plages sur lesquelles les enfants des Bédouins pourraient faire des châteaux de sable qui tiennent, l'industrie du maillot de bain fleurirait et l'économie touristique s'en trouverait dopée, tout comme l'activité de la pêche, car qui dit plus de mer dit plus de poissons, et plus de coquillages pourvu qu'on pense à disposer quelques rochers au fond. Comme quoi, il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions.
Trénet nous l'avait enseigné : il suffit pour ça d'un peu d'imagination.

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Cari Li 20/03/2010 18:18


... et tu n'en manques certes pas !!!


L'ours 20/03/2010 18:27


D'eau ?
Merci pour tes compliments. Et remets-toi à bloguer au lieu de blaguer !