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Le dossier noir du foot

Publié le par L'ours

– T'as tes quotas ?
– Késaco les quotas ?
– Les quotas, quoi.
– Et l'équité des quotas ?
– Quelle équité ?
– L'équité est taclée. Claque à l'équité.
– Quantité ou qualité ?
– Pas plus qualité que quantité. Politique toc.
La question qui se poserait serait de savoir s'il y a trop de noirs ou d'arabes parmi les joueurs de foot. Dans les centres de formation et par conséquence dans l'équipe nationale.
Les Bleus pas assez blancs. Des goals pas gaulois, des avants pas savants des arrières arriérés. Pas savants, car trop grands, arriérés, car bronzés. Comme si le contenu de la tête avait un rapport avec la longueur des jambes et l'épaisseur pectorale ?
Mon avis n'intéresse personne, mais je dirais que globalement, il y a trop de joueurs de foot. J'irais même plus loin en affirmant qu'il y a, non pas un manque de têtes dans le foot, mais trop de foot dans les têtes.
Prenons un sport comme le polo. Le polo manque cruellement de noirs dans ses équipes. Tout comme le golf, le ski, la natation, le hockey sur glace, le lancer de nains. Ou le tennis. Pas assez de noirs dans le tennis ! Comment ? Vous objectez ? Vous me renvoyez la baballe en citant Tsonga, Monfils, tût tût tût. Ils sont noirs ? J'étais persuadé qu'ils étaient transparents.

Revenons à la baballe reine. A écouter la FFF et le FN réunis plus quelques autres à étiquettes variées, le pratiquant d'un sport populaire devrait ressembler au peuple ? A supposer que le peuple dont on parle a une couleur de peau se situant dans les tons ivoire et beige avec une pointe de rouge, des cheveux allant du raide au légèrement ondulé et un pénis (lorsqu'il est masculin) ne dépassant pas les 16,5 cm (de long) lorsqu'il se trouve dans de bonnes dispositions (les statistiques attribuent, paraît-il, à une légende urbaine à vision colonialiste la notion de surdimensionnement des sexes d'ébène par rapport aux sexes des visages pâles).
Ressembler au peuple ! Outre la grande vulgarité d'une telle volonté, mais le foot nous a habitué à pire, imaginer qu'il faille compter moins de noirs pour y parvenir laisse supposer deux choses qui cadrent assez bien avec l'air du temps et les déclarations de nombre de nos dirigeants. Cela signifie qu'il y a trop de noirs dans la société française, et l'argument visant à se défendre de tout racisme en évoquant les joueurs bi-nationaux tend à considérer l'étranger comme un parasite, venant bénéficier d'une formation (que l'on suppose bonne), d'un système éducatif et social pour en tirer les fruits au profit de son pays d'origine. Ce qui est bien sûr extrêmement plus choquant qu'une grosse entreprise française prétendant tirer son profit de l'étranger et ne paye pas d'impôts dans son pays d'origine tout en y vendant (fort cher) ses produits.
Comme il y ressemble bien au peuple, le joueur de foot ! Il est payé au Smic, il roule en Twingo, il passe son baccalauréat et ses vacances au camping de Palavas-les-Flots avec sa femme qui généralement vend son image de mannequin à un grand couturier.
Combien sont-ils dans ce peuple spectateur, qui ne se reconnaît plus sur les stades, à s'émouvoir qu'il y ait trop de joueurs noirs et arabes dans le foot, et combien à ne pas s'étonner qu'il y ait trop de « ces gens » au cul des camions-poubelles, sur les chaînes de montage dans la construction automobile, dans les cuisines des restaurants, sur les chantiers de BTP ?
Il est vrai que le projet gouvernemental de réduire l'émigration légale et de contraindre le chômeur quelle que soit sa compétence et son aspiration à accepter les boulots les moins valorisants et les moins payés sous peine de se voir radié vise à rendre moins sensible cette émotion dans notre société.

Tous les partis, même le FN, font de la « diversité en leur sein » un argument qu'ils ressortent de temps en temps comme l'autocollant « vu à la TV » sur un gadget de supermarché, mais combien de sièges à l'Assemblée, combien de circonscriptions,  gagnables par l'élection sont-ils attribués par lesdits partis aux hommes et femmes aux peaux foncées ?
En 1998, on nous les brisait avec la France Black-Blanc-Beur, aujourd'hui on nous les casse avec la France trop-Black-trop-Beur. Faudrait savoir !

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Framboise 05/05/2011 16:19



Ton analyse me va, elle met l'accent sur les contradictions de ceux qui ont toujours en tête les origines de chacun !!!


La question que je me pose en plus : qui a intérêt à faire éclore ce problème maintenant, alors que, paraît-il, il date de novembre dernier ???


Merci M'sieur L'Ours, j'attends toujours tes chroniques avec gourmandise !!!


Framboise