Islande, terre de contraste ! Lieu commun de tour operator. Après avoir pris la crise en pleine face, l'Islande a bien du souci. Ce bout de terre magnifique est en faillite. Les rats quittent le navire qui s'enfonce dans un océan de dettes.
Aujourd'hui, les trois établissements qui fournissaient les Islandais en hamburgers changent d'enseigne. Mac Donald – (mensonge, mensonge, il n'y a pas de hamburger au canard !) estime que la couronne islandaise ne vaut plus tripette et que l'importation des produits alimentaires s'avère trop coûteuse. Plutôt que d'attendre que la situation se rétablisse un tantinet, plutôt que de prendre sa part dans la crise, comme tout Islandais qui se respecte, plutôt que d'innover en utilisant les ressources locales, M (récemment lavé au jus écolo, vous l'aurez remarqué, le M jaune n'est plus sur fond rouge, mais sur fond vert) préfère aider ceux qui souffrent de la crise à le faire en toute discrétion sans qu'ils se ruinent dans l'achat de denrées coûteuses et roboratives, trop grasses et trop sucrées.
Ne restent que les Islandaises (Salomé Arnbjornsdottir, je ne t'ai pas oubliée) et les Islandais (Jon le rapide, je me souviens t'avoir devancé de loin lors d'une fameuse course-randonnée), les chutes d'eau (les plus grandes d'Europe), les rivières trépidantes que l'on (du moins, on essaye) traverse à gué à pied d'homme, les sources d'eau chaude, les champs de lave, les plaines où paissent chevaux et moutons, la fameuse faille continentale (ou océanique, je ne me le rappelle jamais) en forme de fer à cheval où siègeait le premier parlement connu en Europe, les solfatares, les geysers, les glaciers, les icebergs, les fermes aux toits recouverts d'herbe et de mousse, les vrais pulls en vraie laine, bref, ne reste que l'essentiel. La beauté à l'état pur, sans les rats.

